Catégorie:Bailliage de Tal Endhil

De Marches du Nord
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Le tout récent emblème du bailliage, fraichement peint sur le bouclier du lieutenant Esic "Le Cornu" : « faucon descendant tourné vers la dextre à la tour d'argent et à l'étoile d'or, sur champ parti de sable et d'azur »...
EN TRAVAUX

À l'extrême-nord de l'Empire de Rem, tout au bout d'une région récemment conquise et justement nommée les "Marches du Nord", se trouve la vaste vallée des Lacs en Paliers au creux de laquelle niche la petite colonie de Tal Endhil.

Longtemps un simple avant-poste à la frontière septentrionale de l'Empire, car au delà du fleuve des Lacs en Paliers commencent l'immense territoire sauvage des nomades Liam'Lon, Tal Endhil est récemment devenu le siège d'un bailliage impérial, pour lequel les Talendans ont sué sang et eau sous la houlette du bailli Liméric Durgaut.
Leur territoire couvre aujourd'hui (presque) toute la vallée et comprend donc le bourg éponyme au bord du Lac Troisième, le village fortifié de Heydan Raden et la Mine Bénie plus en amont, la Passe de Nilfenan qui relie la région à la Marche des Lacs (à laquelle Tal Endhil appartenait encore il y a peu) et sa Mine du Camail, une poignée de fermes et hameaux paysans sur la rive sud du fleuve (Bedlam, le coteau de Hullard...) et la nouvelle colonie de "Ker Endhil", rassemblant de nombreux projets et beaucoup d'espoirs...
Enfin, à l'embouchure du fleuve se trouve le comptoir maritime d'Écume 6, appartenant aux kerdans de la famille Sotorine : quoiqu'il ne soit pas techniquement situé à l'intérieur des limites du bailliage, l'endroit est néanmoins rattaché à sa Guilde Franche et surveillé par les patrouilles talendanes...

Parmi ses nombreuses particularités, il est important de préciser que tout le secteur se trouve au-delà de la Frontière de l'Orage, une limite à la fois territoriale et morale instaurée par la nation Emishen pour séparer la "zone de guerre" -où nombre des clans rebelles du sud combattent encore l'envahisseur impérial- de la "zone de paix" des indigènes pacifistes du nord, bientôt rejoint par un nombre grandissant de réfugiés fuyant les combats ; entre les deux, les Sentinelles de l'Orage, force d'interposition inter-tribale, sont sensées défendre la frontière pour protéger "la paix" de "la guerre" qui gronde partout ailleurs.
Ce qui revient à dire que le bailliage impérial de Tal Endhil est en fait une enclave en pays Emishen, plus précisément sur les terres du clan Elloran (heureusement alliés des Talendans) et que sa territorialité est on ne peut plus étrange. Mais bon, ça n'empêche pas les habitants de vivre ni de prospérer et, dans quelques siècles, ça amusera sans doute les historiens-géographes...


Tal Endhil, bailliage impérial

À la différence d'une colonie, d'une garnison militaire (jusqu'ici, Tal Endhil était un peu les deux) ou même d'une "Marche" dirigée par un prévôt (militaire) ou un marquis (noble, comme à Horne, quoique dans les Marches du Nord certains prévôts ait été faits "barons"), un bailliage est une circonscription "spéciale", assez rare dans l'Empire de Rem. il n'en existe d'ailleurs qu'un seul autre dans les Marches du Nord, Mont-Griffon, qui est essentiellement une zone d'exclusion inhabitée contrôlé depuis une forteresse à la frontière avec la péninsule des Épées.
Un "bailliage" -à la fois l'acte de concession par l'Empire et le territoire concerné- consiste à mettre le secteur sous l'autorité absolue d'un officier impérial, rendant compte directement au Duc-Gouverneur et appointé tout spécialement pour remplir une mission : si Salvor du Tertre a ainsi pour mandat de défendre à tout prix la frontière orientale des Marches, Liméric Durgaut doit lui rentabiliser et si possible étendre la frontière septentrionale.

Dans le cas particulier de Tal Endhil, il est presque notoire que le bailliage a été tout spécialement créé pour soustraire une région récemment prospère et diplomatiquement "complexe" à la Marche des Lacs, donc à la main-mise de son prévôt Rhilder le Fou. Il faut dire que l'État-Major de Bragone n'apprécie guère la manière dont Rhilder a pris le pouvoir dans la Marche des Lacs, ni que le secteur rapporte beaucoup moins d'argent que d'emmerdes à son Duc-Gouverneur -de par la manière dont le prévôt dédaigne l'économie et attise le conflit dans la vallée de Cainil. Si on ajoute à ça le manque de respect pour l'impôt et les monopoles impériaux, on comprend qu'il était temps de confier à de meilleures mains le secteur "sensible" du Fleuve des Lacs en Palier.
Durgaut n'est qu'à peine plus discipliné que son ex-supérieur mais il est autrement plus efficace (puisque sa vallée est non seulement en paix mais prospère), infiniment plus diplomate et au moins, le petit Dalane, Son Éminence pense le tenir solidement par les gonades.

Symboliquement, ce statut "exceptionnel" est aussi une reconnaissance de l'exception que représente la région, ses habitants et son chef, qui ne se privent pas de fanfaronner avec leur nouvel emblème [1].
En tous cas, depuis la huitaine passante des Fenaisons de l'an 37, les Talendans sont à peu près maîtres chez eux et devraient conserver ce "bail" tant qu'ils en payent le loyer en minerais d'or et d'argent...


La charge de Bailli

Désormais, Durgaut assure l'autorité administrative, militaire, fiscale et même judiciaire sur tout le territoire du bailliage, y compris le pouvoir de "haute et basse justice" (des petits délits aux grands crimes, qu'ils concernent des roturiers ou des nobles), ne rendant plus compte qu'au Duc-Gouverneur lui-même... théoriquement.
En pratique, il faut bien avouer que l'influence du Primat pèse tout de même sur le jeune bailli, qu'il a également une Guilde Franche dans les pattes et qu'on lui a collé un inopportun "Sénéchal des Mines" -sensé veiller à la rentabilité et à la probité des exploitations- en la personne de l'Honorable Adira Pratesh.

Dans les faits, le statut de bailli permet surtout à Durgaut d'en défendre les frontières à sa guise (y compris par la diplomatie avec les indigènes ou contre Rhilder s'il le fallait), de fixer et de lever les impôts un peu comme ça lui chante, d'exploiter les "monopoles impériaux" tant qu'il en reverse sa part à l'Empire, de distribuer des terres et d'accorder des concessions d'exploitation (forestières, minières, comptoirs commerciaux...) et même d'étendre son territoire vers le nord (s'il en est capable).
Néanmoins, la charge de bailli n'est pas un titre de noblesse, pas plus qu'elle n'est perpétuelle ou héréditaire : c'est tout simplement un mandat, qui pourrait aussi bien se terminer par l'élévation du bailli à un rang supérieur (prévôt, en l'occurrence) que par un renvoi pur et simple si le Duc-Gouverneur n'était pas satisfait des résultats...

Gouvernement

Pour l’aider dans ses tâches, le Bailli s’appuie sur une équipe dirigeante grandissante...

Administration

Longtemps réduite à peu de choses, l'équipe administrative de Tal Endhil a du s'étoffer en urgence, d'autant qu'approche la saison des impôts. Tardil mais aussi Le Cornu ayant présidé au recrutement, presque toute l'équipe a également écopé de surnoms plus ou moins seyants...

  • l'Intendant du bailliage, Tardil de Bedlam, éleveur de chevaux jadis prospère mais ruiné par les Kormes, vétéran de l'Armée du Nord et rescapé de la bataille de Tal Endhil.
  • Fergal "le Merlin", argentier et collecteur d'impôts : cet ondrène barbu au physique de bûcheron grisonnant était, avec l'âge, devenu le trésorier d'une exploitation forestière du côté de Darverane. Le conflit dans la vallée de Cainil s'approchant de chez lui, il ne s'est pas fait prié pour ramener toute sa petite famille à Tal Endhil.
  • Colom "le Cénobite" : neveu de Tardil et jeune moine enfuit de l'abbaye de Brasure avec la fille de ferme qu'il avait mise enceinte, Norinne, le chapelain Daverom a eu l'indulgence de les marier. Brièvement garçon d'écurie à l'Auberge du Cygne, ses compétences lui ont valu un emploi administratif dès que Durgaut accéda au bailliage. Actuellement chargé de la "taille" des terres agricoles sous la direction de Fergal.
  • Jehan "le Bigle", premier avoué : après une longue éducation chez les Pères à s'user la vue sur les enluminures (ce qui lui vaut de porter des bésicles), Jehan tenait depuis près de 12 ans sa petite officine d'avouerie à Archerune. Ayant échappé de peu à l'incendie du port alors qu'il y faisait sa promenade nocturne, il a décidé "qu'il était de vivre un peu" et notamment de se trouver une épouse. Depuis son arrivée, on lui a confié la tâche difficile de rédiger une législation talendane qui inclue les aménagements récents de Durgaut (y compris l'héritage par une femme, les officiers féminins ou le respect des tradition emishen) de préférence « sans trop contrevenir à la loi impériale » : ça a l'air vraiment compliqué...
  • Madalena Negrine, adjointe à la construction : cette charpentière de marine kerdane, ramenée d'Aroche pour se joindre aux Sotorine en avait marre de s'engueuler avec Ranyella. Désormais, elle participe à la "planification" des grands travaux (les routes, les fortifications, les carrières...) avec Tardil et Hadrien "Muraille" (et s'engueule tout autant avec ce dernier).
  • Gildard, fils de Gaster, secrétaire subalterne (et de mauvaise volonté).
    • au grand dam du bailli, il faudrait également inclure le Sénéchal des Mines, "l'Honorable" Adira Pratesh, chargé des quotas et de l'inspection des exploitation minières.


Forces armées

Aujourd'hui forte de 87 hommes (dont, techniquement, deux femmes), l'armée talendane est à l'image de l'Armée du Nord : une cohorte encore très hétéroclite composée d'un gros tiers de soldats relativement débutants, d'un tiers de vétérans, officiers et miliciens du guet de Tal Endhil (où les rapines devenaient un problème) majoritairement issus des mercenaires de Durgaut, le dernier tiers étant fait de plusieurs contingents "étrangers", essentiellement les 14 Hotars loués au trimestre et la dizaine de Soldats du Temple mis à disposition du bailli par Eliassin de Léandre (un peu parce que le chevalier doit la vie à Durgaut, et respectivement, mais surtout par désœuvrement).

OFFICIERS :


le Guet

Si le sergent Foriam l'Estrani est en charge de la défense "militaire" du village, de ses remparts et de son donjon, c'est le questor kerdan Dario Celsine qui en commande la milice, assurant la protection civile, la levée des impôts sous la direction de l'intendant Tardil de Bedlam ou du trésorier Fergal "le Merlin"... et quelques tâches de contre-espionnage.
Son équipe compte actuellement 6 hommes :

  • Theon "Six-Pièces", ancien mercenaire de Durgaut, il préfère aujourd'hui un emploi moins dangereux, qui lui laisse plus de temps pour ses multiples combines...
  • Gavin "la Fouille", anciennement écuyer du malheureux chevalier errant Trevan de Rigorne,
  • Merrick de la Faille, jeune écuyer ondrène de treize ans, pupille du bailliage et élève de Dario, il assure essentiellement le secrétariat,
  • Solvrem "Sang-Mêlé" (métis "ondremishen"), pisteur et militant anti-raciste (y a du boulot),
  • Yorilk, guerrier ondrène bedonnant et large d'épaules, manie efficacement le gourdin,
  • Brunar, fils de l'éleveur Mardoran, ex-conscrit, imbécile notoire (toutes les forces de police en ont, que voulez-vous...)

Bases et Fortifications

Services secrets

Qui sont, comme leur nom l'indique, "secrets"...


ROM' SHILEN ("Vent des Rêves", en langue des Vents), réseau de renseignements du bailliage, discrètement dirigé par Mérane "Roulier" :
longtemps resté "embryonnaire", le réseau a été considérablement développé dernièrement, tant par les efforts de Mérane et Cyric "Timon" sur le terrain que l'apport financier du bailli. Depuis la fin du mois des Cueillettes de l'an 37, il possède donc les caractéristiques suivantes :

Énergie : PERSONNEL 13*2pE
Capacités (toutes Ech*2) :

  • Actualité 3
  • Désinformation 2
  • Dissimulation 4
  • Investigation 4 → vous pouvez désormais déterrer des secrets !
  • Recrutement 4 →
  • Dissimulation 4 → si on y met 4pE, le réseau peut donc camoufler complètement l'équivalent de 4 (autres) pE

(Tout ça a coûté 240 £unes au bailliage).

Quelques explications :

● "Investigation 4" vous permet désormais de mener des enquêtes, de déterrer des secrets et même -qui sait- de percer la Dissimulation de réseaux ennemis...

● chaque fois que vous mettrez 4pE en "Recrutement", le réseau gagnera 1 nouveau pion d'Énergie ; 2pE mensuels permettent de générer un nouveau point de Capacité.

● miser 4pE en "Dissimulation" vous permet de cacher l'action de 4 (autres) pE, notamment pour résister aux Investigations d'espions ennemis. Vu que vous avez bien plus de pE que de Dissimulation, vous ne pourrez pas encore camoufler toute vos actions... à moins de vous limiter à employer 8 de vos pE : si vous ne misiez par exemple que 4pE dans une Investigation et 4pE pour la Dissimuler, le Vent des Rêves resterait à peu près invisible ce mois-là. Néanmoins, même si des gens travaillaient à repérer votre réseau, ils devraient quand-même miser plus d'Investigation que vous ne misez de Dissimulation pour commencer à obtenir des infos...


Diplomatie


Colonisation & Ressources

Le bailliage est avant tout un territoire de quelques 10.000km² [2] comprenant une vaste vallée pentue et très largement boisée, un grand fleuve, ses larges lacs et beaucoup de montagnes. Si les ressources naturelles semblent abondantes (du bois, du minerais, quelques terres arables, des pâturages, du gibier, beaucoup de poisson...) et l'accès à la mer plutôt prometteur (malgré les dangers de la navigation dans les Baies Jumelles), la main-d’œuvre disponible et les infrastructures sont encore très insuffisantes pour les exploiter pleinement.
Mais si la vallée n'a longtemps compté qu'un modeste patelin, trois hameaux paysans, deux mines et un petit comptoir maritime, deux "colonies" supplémentaires ont récemment vu le jour et les traités établis avec le clan résident des Elloran permettent aujourd'hui de compter quatre villages, pour peu qu'on soit un peu optimiste sur leur définition, le tout relié par des chemins irréguliers...


Tal Endhil

Avec la récente construction du quartier du Héron, la colonie "historique" comprend aujourd'hui 1.200 habitants (soit une augmentation de +50% depuis le printemps), une place forte en cours d'agrandissement, un petit port lacustre, de belles forges neuves, une chapelle, le seul pont sur le fleuve des Lacs en Paliers, l'unique moulin de toute la vallée ("à rotor horizontal" !), l'Auberge du Cygne, la Taverne Penchée, la fumerie de poisson, un pigeonnier et la majorité des artisans : un menuisier-charpentier, un maréchal-ferrant (désormais largement employé aux forges), un boulanger, un cordonnier, un maroquinier, un potier (elloran) et -théoriquement- un apothicaire...
Si l'endroit vivait essentiellement de ses cultures et ses moutons, de la pêche (surtout depuis que la pêcherie mise en place par Mérane "Roulier" est la base du commerce avec la Marche des Lacs) et du négoce des peaux avec le clan nordique des Liam'Lon, la forge gagne peu à peu en importance.

Les terres à l'Est du village sont largement consacrées aux champs de millet (qui se révèle aujourd'hui une céréale modérément rentable), les environs comprenant aussi des pâtures (pour les moutons) et l'exploitation forestière, à un petit kilomètre du bourg, qui fournit l'essentiel du bois de construction aux actuels travaux.


les "vieilles" fermes

En aval du village, les champs (de millet, d'avoine, de lin, de choux et désormais de veidhin, d'orge et de houblon) se prolongent sur près de trois lieues (~12km) le long de la rive sud du fleuve, entourant une douzaine de fermes et trois hameaux agricoles, fondés depuis 30 ou 40 ans et hébergeant à eux tous presque 400 âmes de plus :

  • le plus proche du bourg est le "coteau de Hullard", sur les pentes duquel sont regroupées 7 fermes, 2 bergeries, un pressoir, quelques 120 "acres" (60 hectares) de cultures (millet, lin, avoine) et les ruines du "vieux" moulin (incendié par les Kormes) appartenant essentiellement à "Maître" Plirune. Durement frappé lors de l'offensive korme, l'endroit a été promptement reconstruit.
  • un peu plus en aval se trouve "le Rucher", soit 4 petites fermes et les rares vaches du canton. C'est aussi là que vit Gormond, le fermier-apiculteur-bouilleur de cru, dont les ruches fournissent le miel et donc l'hydromel du village.
  • enfin s'étendent les terres de "Bedlam", c'est à dire essentiellement la ferme, les pâtures et les haras de la famille dont Tardil "de Bedlam" est le patriarche (en plus d'être l'intendant du bailliage), quoique l'endroit compte encore deux maisonnées cultivant l'avoine et les choux.


Le Cercle des Cascades

Si on le considère comme une bourgade du bailliage, le camp d'été des Elloran en est alors le deuxième "centre de population", puisque environs 900 indigènes y résident.
On y trouve pas vraiment de champs, mais quelques troupeaux de moutons et une poignée d'artisans autochtones, dont un luthier assez compétent, et bien sûr le Cercle de Pierres dominant la cataracte de la rivière "Ricochante".

Néanmoins, depuis que les Sentinelles de l'Orage ont installé leur quartier-général au Col de l'Aïeule, à moins de 3h de marche du Cercle, ce village dans les hauteurs des Monts d'Azur commence à attirer une part du "négoce indigène" qui profitait auparavant aux Talendans, à une journée de trajet dans la vallée...
D'abord, parce que le grand campement des Sentinelles nécessite un ravitaillement fréquent (si ce n'est régulier) et que les marchands autochtones se rendent donc de plus en plus vers les sommets. Ensuite parce que la plupart des réfugiés emishen arrivent dans la "zone de paix" par le Col Algide et donc les Cascades : si les So'Sherkan continuent généralement vers le Lac Deuxième pour s'installer à Heydan Raden, les Elloran de la vallée des Cerfs et les premiers Oloden pacifistes préfèrent apparemment passer l'automne chez leurs cousins, grossissant (un peu) le village montagnard. Enfin parce que le racisme des nouveaux colons à Tal Endhil et les incidents des derniers mois (surtout durant la visite du Primat) incitent de plus en plus les Lewyllen ou les Liam'Lon de passage à commercer avec leurs cousins plutôt qu'avec les Dirsen.


Ker Endhil

Depuis l'été précédent, les berges sud du Lac Quatrième ont vu sortir de terre la scierie hydraulique de Maître Muraille, la Brasserie du Géant -plus ou moins fortifiée- autour de laquelle les plus récents colons bâtissent désormais des chaumières et le chantier kerdan du futur port-fluvial.
Quoique moins d'une soixantaine de colons et Kerdans s'y trouvent, et qu'encore moins y habitent effectivement, c'est certainement l'endroit qui recèle le plus grand potentiel de développement, tout particulièrement si les Talendans parvenaient à négocier avec les Liam'Lon l'exploitation des terres fertiles au nord du fleuve (donc au-delà de la frontière impériale), mais déjà comme carrefour d'un réseau fluvial qui pourrait s'étendre loin dans la Marche des Lacs.

En attendant, la petite auberge attenante à la brasserie est déjà devenue une étape assez fréquentée par les patrouilleurs du bailliage comme des Sentinelles, les bûcherons de la scierie voisine, les Elloran pêchant au Gué des Anguilles et les Kerdans travaillant au chantier du port ou remontant d'Écume 6. En ajoutant la nouvelle exploitation qui s'étend depuis la scierie sur la Forêt d'Erikaessan ("dans le respect du Hagad" !), la proximité du comptoir maritime, l'espoir d'accéder bientôt à la rive nord et les projets de carrières (granit, sable), on comprend que les environs concentrent de plus en plus d'attention et d'investissements...


Heydan Raden

Le village des réfugiés So'Sherkan au Lac Deuxièmecompte aujourd'hui près de 200 habitants (principalement Edell'Okhil et Tallalnen, quelques Okhina'en, une poignée d'Halia'Hetan et très exactement trois familles ondrènes (des bûcherons et des bergers), sous l'autorité du chaman Kal Tayvohn.

On y vit principalement de l'élevage des moutons nordiques, de la culture du veidhin, de la pêche et, depuis peu, de l'herboristerie.
Quelques Edell'Okhil, parfois même des esclaves évadés des mines du Tranchoir, ont d'ailleurs accepté de travailler à l'extraction d'argent dans la Mine Bénie (à 25km au sud).


Le reste...

Quoiqu'on ne puisse certainement pas les appeler des villages, il faut encore compter quelques autres implantations "habitées".
On trouve ainsi des colons à la Mine Bénie où vivent et travaillent une vingtaine de mineurs, à celle du Camail qui compte presque 30 résidents, au camp militaire des Essarts (dans la zone déboisée par les bûcherons au nord de Tal Endhil) où logent et s'entraînent les soldats en attendant la construction d'une forteresse, au campement fortifié de la Passe de Nilfenan ( principalement gardé par les Hotars), quelques fermes isolées, le camp des bûcherons et une cabane de charbonnier à côté des Essarts.
Les campements emishen ne sont guère plus nombreux sur le territoire du bailliage, et ont par ailleurs tendances à se déplacer fréquemment.

Il faut encore préciser que si le comptoir kerdan d'Écume 6 est politiquement et économiquement rattaché au bailliage, il se trouve techniquement hors de ses frontières mais sur la rive sud du fleuve des Lacs en Paliers... c'est à dire dans la Marche des Lacs du cher prévôt Rhilder.


Population(s)

Des peuples très divers cohabitent dans les grandes villes des Marches du Nord, mais rarement avec le même foisonnement que dans le jeune bailliage -et particulièrement au "village-miracle" de Tal Endhil, ne serait-ce que par la proximité et la variété des indigènes.
Si ceux qui ont vécu le siège voient généralement ce cosmopolitisme d'un bon œil, attribuant même volontiers le succès de la région à l'alliance entre les différentes cultures (autant parce que c'est vrai que parce que les Protagonistes le martèlent régulièrement à la population admirative), les plus récents colons sont généralement moins favorables à ce brassage... et de plus en plus nombreux.

Le bailliage de Tal Endhil est encore aujourd'hui bien plus vaste qu'habité, mais la population "coloniale" -et par là la main-d’œuvre indispensable à son développement- s'accroît peu à peu grâce au dynamisme économique de sa guilde, les efforts de ses "chantres" (ambassadeurs, bardes...), l'afflux grandissant de réfugiés emishen (et parfois mêmes "remans") en provenance de la "zone de guerre", la distribution de terres et les embauches directes à Aroche ou dans la Marche des Lacs.
Si l'on totalise les habitants des villages sus-mentionnés, les effectifs de l'armée et les habitations dispersées dans la vallée, ont atteint quasiment 1.500 colons remans à la fin des Moissons de l'an 37.
S'ils sont majoritairement ondrènes (natifs des Marches du Nord, Anguedais, Lorunois ou Lyciens, rarement Orsani) ces colons comptent aussi près d'un quart de Dalanes et des immigrants venus de plus loin dans l'Empire de Rem (quelques Mongrels, des Rigériens et fort peu d'Aramides).

Les Kerdans, quoique très visibles, ne sont pas tout à fait trente, et la population fehnri serait parfaitement négligeable si ses deux seuls ressortissant, les cousins Pratesh, ne se faisaient autant remarquer...

La population indigène est par contre bien difficile à recenser, puisque même les Elloran errent volontiers à travers un territoire qui s'étend bien au-delà du bailliage (n'habitant par exemple le Cercle des Cascades que durant la belle saison), que les réfugiés So'Sherkan (et désormais Oloden) affluent sporadiquement sans se signaler aux autorités impériales.
Disons qu'en incluant la centaine de Lewyllen de l'Aile du Silond qui ont campé tout l'été au sud de Tal Endhil (mais s'apprêtent à partir pour la Croisée des Pistes), les différents campement Elloran et les réfugiés, les Emishen ne doivent pas être plus de 1.200 à effectivement résider dans le bailliage.


Le Village des Érudits

Une autre particularité frappante de la population talendane est que les opportunités et les mystères de la région semblent avoir attiré une proportion de savants et de lettrés jamais vue dans une contrée aussi perdue...

En plus de son bailli instruit et de son chapelain-herboriste, Frère Daverom, cette vallée sauvage accueille ainsi le maître cartographe kerdan Ordano Sotorine, l'érudit-prospecteur Virgile de Narcejane, l'architecte et inventeur Hadrien "Muraille" avec sa gestionnaire de fille Romane, l'intendant-maquignon Tardil de Bedlam et l'ingénieure navale Madalena Negrine, le moine-archéologue Esébilio le Brasain, le chroniqueur-médecin-occultiste Andréas "Odran", l'apothicaire-alchimiste Vighnu Pratesh et l'abbé Dolomire (toujours sans abbaye).
Si on ajoute à ces "savants" l'Honorable Sénéchal Adira Pratesh et quelques autres négociants plus ou moins lettrés (Ranyella Sotorine, Plirune, Cyric "Timon", Islinna Sotorine, Julian Durgaut, le banquier Lorydas Anvarel, depuis peu Mérane "Roulier"...), le corsaire-explorateur Bartolome Sotorine et son capitaine de frère Diovire, les officiers Dharomjarn, Ahroanfar le Bâtard, Herle de Lorune, Eliassin de Léandre, Nadine "la Moucheuse", Dario Celsine et Foriam l'Estrani (qui non seulement savent lire mais sont parfois versé en histoire militaire, cartographie ou poésie), le maître-brasseur Erinar, le fondeur Marcherd, Aniello du Till, peut-être une quinzaine d'autres Kerdans et plus d'une douzaine de scribes, avoués, bonnes-sœurs et un petit chevalier qui savent tous au bas mot lire et compter, Tal Endhil est un incroyable vivier intellectuel !

Dès lors, il ne faut plus vraiment s'étonner qu'on envisage d'y bâtir une abbaye, qu'on y consomme autant de parchemin (et de bougies !) ou qu'on y trouve quelques merveilles technologiques comme un moulin horizontal, la scierie hydraulique, une mine à hypocauste, une distillerie ou une escouade d'arbalétriers. Le tout généralement construit avec des géants, parce que "ces gens-là sont capables de tout"...
Mais on comprend aussi la méfiance des autorités impériales comme des Seigneurs du Nord pour les idées "hors normes" -voire dangereuses- que prônent les Talendans, de l'abolition de l'esclavage à l'indépendance des femmes en passant par l'alphabétisation des orphelins ou l'acceptation des coutumes impies (chamaniques, notamment).


Économie

Après des décennies d'une activité économique quasiment réduite à l'agriculture "vivrière" (et deux petites mines), la vallée a connu un considérable essor économique depuis la fondation de la Guilde Franche de Tal Endhil. Sans qu'elle absorbe pour autant tout le négoce de la région, les exemptions de taxes dont profite la guilde ont tout de même attiré dans son giron la plupart des entreprises mercantiles de la vallée...


Agriculture

Concentrée sur la rive sud du fleuve, entre les lacs Troisième et Quatrième (quoique les plaines les plus fertiles se trouve au nord-est de Ker Endhil), on pourrait actuellement la résumer aux céréales les plus tenaces (le climat étant particulièrement adverse), un peu de lin (pour l'huile, le textile, les cordes), quelques choux, quelques pois, une exploitation forestière pour l'instant entièrement dédiée aux nombreuses constructions, la très active pêcherie mise au point par Mérane "Roulier" et un peu d'élevage : des moutons pour la laine, le lait de brebis et la viande, des chevaux nordiques et -depuis peu- des géants, principalement employés sur les chantiers d'Hadrien "Muraille".

Bien des efforts ont été fait pour subvenir aux besoins grandissants de la population, à commencer par sauver les récoltes de l'année malgré l'incendie des fermes par les Kormes au début du printemps : Durgaut a fait défriché quelques dizaines d'hectares au sud-est de Tal Endhil (en bordure des bois d'Erikaessan) et distribué des terres aux nouveaux colons pendant que des tonnes de grains et de semences étaient rapportées d'Aroche ou de Celanire.
Maintenant que sont venues les Moissons, les Talendans vont découvrir si, malgré des labours dramatiques et des semailles tardives, leurs greniers sont assez pleins pour survivre à l'hiver...

En tous cas, les discours enthousiastes d'Adira Pratesh depuis la création de la guilde insistent sur l'important potentiel de développement de l'agriculture et il semble qu'on pourrait au moins tripler les troupeaux (pour peu qu'on investisse) et les terres arables (pour peu qu'on s'accorde avec les Liam'Lon sur l'usage des fameuses prairies au nord-est de Ker Endhil).


Mines

Les Monts d'Azur semblent regorger de minerais, qui pourraient bien assurer la prospérité du bailliage, mais seulement deux (modestes) mines sont aujourd'hui en fonction, et deux autres gisements à l'étude...
Depuis la naissance du bailliage, l'Honorable Adira Pratesh a trouvé moyen de se faire nommer "Sénéchal des Mines"


la Mine du Camail

La mine "historique" du bailliage, fondée il y a un peu plus de trente ans, est aujourd'hui exploitée par une trentaine de mineurs sous la direction d'Aniello du Till (qui depuis peu supervise aussi la mine d'argent, jusqu'à ce qu'on recrute un patron-minier supplémentaire). Elle appartient à trois actionnaires, Maîtres Plirune, Adira

  • la guilde franche au regard de la guilde minière de Solerane comme de la Haute-Guilde arochaise, mai aussi des Maisons Marchandes
  • les mines → le Sénéchal
  • la fièvre de l'ivoire, l'or, l'argent, le sel.... et l'acier
  • Écume 6, Écume 5 et maintenant Écume 7


Finances du Bailliage

Enjeux

  • diplomatie emishen : le Hagad, le loyer des Elloran, les réfugiés et les Liam'Lon

Géographie

Si on y inclue le secteur de Gehan'Argeb (en territoire Liam'Lon), la vallée des Lacs en Paliers est donc un gros triangle pointant à l'ouest (150km pour les deux grands côtés, 100km de "hauteur") dont le bailliage occupe grossièrement les deux-tiers occidentaux : au nord la Cordillère des Soupirs, au sud les Monts d'Azur qui, vers l'Est, cèdent le terrain à l'épaisse forêt d'Erikaessan, coupée par la Rivière aux Élans qui marque la frontière sud-est du territoire. À l'Est, les Baies Jumelles fendent la vallée en deux, séparant les plaines de Gehan'Argeb (au nord) de la-dite forêt d'Erikaessan qui s'étend le long de la côte jusqu'au fleuve Louvoyant (et, techniquement, continue sous un autre nom vers le territoire des Oloden).

Communications

Quoique -depuis peu- la population croisse et de nouvelles colonies s'érigent, la vallée est encore largement sauvage et inhabitée, le terrain est très pentu, plein de forêts, découpé par une myriade de cours d'eau, les chemins sont généralement pourris.
Dès lors, tout est loin :
depuis le village de Tal Endhil, on met presque une journée pour rejoindre à pied les colonies du Lac Quatrième, souvent plus d'une journée pour rallier la Passe de Nilfenan (accès sud vers la Marche des Lacs) et sa Mine du Camail, Heydan Raden ou la Mine Bénie (les implantations les plus à l'ouest), un peu plus de deux jours pour atteindre la mer et le comptoir d'Écume 6.
Et dans les vastes intervalles, les Talendans ne maîtrisent guère leur territoire.

La circulation entre les quelques lieus habités ne gagne en vitesse et en quantités transportées (de marchandises, de récoltes, de personnel...) que si elle se fait en navigant (d'où l'importance des, mais ça va quand-même toujours plus vite en descendant les rivières) et bien entendu à cheval : c'est pas pour rien que les Emishen accordent autant d'importance à leurs "frères" équins.
À l'heure actuelle, le principal (si ce n'est le seul) moyen de communiquer d'une colonie à l'autre est encore d'envoyer un messager, à pied ou à cheval (quand c'est pas trop pressé on s'en remet aux patrouilles).
Et là, la limite évidente est encore l'état des chemins : "pourri". Durgaut, comme le Duc-Gouverneur avant lui, envisage donc d'aménager les principales routes du bailliage, à commencer par créer des lacets stables entre Tal Endhil et Nilfenan (qui reste la première voie de transport routier), puis l'axe Mine Bénie → TE → Ker Endhil → Écume 6... et de commencer à paver tout ça, comme jadis les Aînés l'ont fait à travers tout l'Empire.


Pour joindre le reste des Marches, il existe pourtant quelques alternatives :

  • les Remans envoient des pigeons : ça implique d'avoir plusieurs pigeonniers et, comme le pigeon est "mono-directionnel" (il ne sait que rentrer à la maison), encore faut-il régulièrement en redistribuer entre les différentes cités (l'Armée du Nord le fait constamment, maintenant donc un réseau de transmission à peu près fonctionnel à l'échelon du pays).
  • les Kerdans, eux, utilisent des "tolone" : des tubes étanches munis de flotteurs réglables et de rubans voyants qu'ils jettent aux rivières et qui, lorsqu'on connait assez bien les cours d'eau pour prévoir la descente du machin, permettent d'expédier des messages vers les comptoirs côtiers (donc : ça ne marche que dans un sens, et pas de partout).
  • différemment, les Lewyllen transmettent des messages à travers tout le Pays des Vents par leurs corneilles, qui elles savant apparemment trouver les destinataires à peu près n'importe où pour peu qu'ils soient de leur tribu (?). Ça semble remarquablement pratique mais, en dehors de l'ami Lel'Liamil, les Lewyllen ne sont guère désireux de mettre ce système au service des dirsen...

Alors, depuis au moins le printemps, le Bailli et ses conseillers en sont arrivés à la conclusion que, en plus de messagers et de pigeonniers, il fallait des fanaux : des tours surmontées d'une sorte de "phare" directionnel (avec un grand réflecteur en cuivre) dont la lumière porte très loin... mais surtout de nuit, ou inversement par temps très clair (encore faut-il surveiller le point d'émission).
La mise au point d'un code (non seulement une syntaxe mais des "obturateurs") permettrait de transmettre plus que "allumé = alerte !" mais, pour l'instant, la Mine Bénie est le premier fanal visible depuis Tal Endhil : ça a déjà servi (à la fin de l'épisode 10) et on prévoit d'en installer au Lac Quatrième ("Ker Endhil"), en haut des collines de "Klal' Bolan" (serait visible de TE), à Écume 6 et à la Mine du Camail (les deux seraient visibles de Klal'Bolan) et à la Passe de Nilfenan (serait visible du Camail). Reste l'intéressante question de "comment savoir quel relais transmet pour quelle alerte" : d'où le code.

En développant en parallèle un réseau de pigeonniers entre TE, Ker Endhil, la Mine Bénie, Nilfenan et Écume 6, on n'aurait même plus à attendre que les patrouilles reviennent pour savoir quels ennuis elles ont rencontré !
Mais bien sûr, tout ça repose sur la fortification progressive du bailliage...


Défense

L'énorme périmètre du bailliage, lui, est constitué aux trois quarts de montagnes vertigineuses... La Cordillère (au nord) n'était pas un sujet de préoccupation, puisque qu'elle est très difficile à franchir et donne sur un vaste no man's land où même les Emishen ne vont guère -"les vallées sauvages" : pas de voisins, pas de problèmes. La Frontière de l'Orage (et donc la limite sud du bailliage) passe justement par les Monts d'Azur puisqu'ils forment une excellente défense naturelle : en dehors de la Passe de Nilfenan, ces montagnes sont à peu près infranchissable pour des Dirsen, et même les Emishen n'empruntent que sporadiquement les cols enneigés, d'ailleurs tous gardés par les Sentinelles de l'Orage. À l'Est, au nord des Baies Jumelles et au-delà du "fleuve Menteur", les plaines de Gehan'Argeb et Gehil'Arkon appartiennent à vos alliés Liam'Lon : de vastes terres humides, marécageuses, généralement inhabitée et que la "ligne maritime" d'Adira et Bart' permet désormais de contourner vers Écume 7 [3]. Quoique cette région soit également inexplorée des Talendans, elle est généralement étiquetée "pas de voisins, pas de problèmes" pour mieux se concentrer au sud de la Baie des Langueurs...

De fait, la forêt d'Erikaessan est la frontière la plus faible du bailliage, donnant vers la Marche des Lacs de votre ennemi Rhilder : Solerane, principale place-forte du secteur, est à seulement une journée de crapahutage de cette frontière.
Précisément, la frontière (du bailliage comme "de l'Orage") suit la Rivière aux Élans à travers bois : assez tumultueuse, elle est principalement franchissable par deux gués, celui de la route de Solerane montant vers la Passe de Nilfenan et le "gué des Anguilles" (assez méconnu des "Dirsen") paumé en pleine forêt.
En l'absence de véritables habitations dans ce secteur (quoique le "gué des Anguilles" soit souvent occupé par des pêcheurs Elloran), ce segment de frontière entre Nilfenan et Écume 6 n'est donc "protégé" que par l'épaisseur de la forêt, le fait que les Seigneurs du Nord connaissent mal le terrain [4] et -tout de même, par les patrouilles des Sentinelles de l'Orage comme des Talendans.

Dès lors, malgré leur nombre réduit, les patrouilles du bailliage sont tout ce qui assure une communication presque régulière entre les colonies (y compris distribuer des nouvelles entre les civils) ou la surveillance du segment "faible" du périmètre -le long de la Rivière aux Élans, c'est aussi la première et principale force d'intervention en cas d'ennuis hors des villages.

le "village-miracle"

La Frontière de l'Orage

Cette notion à la fois morale, politique et territoriale, inspirée par le "Hagad" (la loi, ici de la guerre) a récemment pris une importance... "stratégique".

En effet, en négociant âprement à l'Assemblée Tribale pour que le tracé de la Frontière non seulement englobe Tal Endhil mais suive les limites annoncées pour le futur Bailliage de Tal Endhil, les diplomates talendans se sont a priori assurés d'être tenus hors du conflit qui ensanglante actuellement les Marches du Nord.
De fait, la vallée des Lacs en paliers et par-là même le bailliage sont défendus, au sud, par les Sentinelles de l'Orage : la force d'interposition inter-tribale, commandée par le chaman-lancier Kal Kirhan, et actuellement forte de près de 250 hommes.

Bien sûr, cela requiert des Talendans qu'ils participent eux aussi à la défense de la "Zone de Paix" où ils vivent désormais : non seulement qu'ils respectent le territoire de leurs alliés Elloran (sur les terres desquels le Bailliage se trouve techniquement), mais aussi qu'ils gardent "leur" accès par la passe de Nilfenan (où Durgaut stationnent ses Hotars dans ce but) et qu'ils maintiennent l'ordre et évitent les débordement de tous les Dirsen entrés par chez eux... et sur ce dernier point, ça a un tantinet merdé, récemment.




Tal Endhil sur l'Échiquier du Nord

→ Extrait de la page dédiée à l'Échiquier dans la catégorie "Stratégie".

Petite colonie lacustre bientôt transformée en "village-miracle" par les efforts de Fraternisation entre emishen et colons remans, Tal Endhil et sa vallée sont de fait la porte septentrionale de l'Empire de Rem, longtemps laissé entre-baillée par la seule distance depuis la civilisation, la négligence du prévôt Rhilder le Fou et la mollesse des précédents responsables face à l'indolence caractéristique des indigènes locaux, les très pacifiques Elloran.


Un peu d'Histoire

Le nord de la Région des Lacs suscite depuis longtemps quelques convoitises, ne serait-ce que par sa richesse en minerais. Mais, d'abord, c'est vraiment loin de tout : à 8 ou 10 jours de marche de Darverane, que nombre de Remans considèrent déjà comme "les confins de l'Empire", l'endroit n'est guère peuplé, il n'était guère rentable et n'a donc intéressé que quelques aventuriers pendant très longtemps.
Ainsi, le premier "découvreur" de la région était-il le navigateur kerdan Arenzio Sotorine, qui explora la région jusqu'au Grand Nord il y a 70 ans : grâce à lui, sa famille a ensuite établi le petit comptoir maritime d'Écume 6 pour commercer avec les Elloran et produire le fameux Bleu des Lacs. C'est en fait le négoce des Kerdans qui finit par donner un peu d'ampleur au petit village lacustre de Tal Endhil, que n'occupaient jusqu'alors que quelques pêcheurs indigènes, et encore seulement à la belle saison.
Tous les deux ou trois ans, l'un ou l'autre audacieux marchand ondrène partait de la petite cité minière de "Soley-Rahn" et s'aventurait à travers la passe de Nilfenan pour lui aussi commercer avec les Kerdans, les Elloran et les Liam'Lon de passage, mais c'était bien tout.


Presque trente ans après Arenzio, donc quelques années avant l'Ére Impériale, un aventurier nommé Hervald d'Anguedale décida à son tour d'explorer le secteur et, surtout, d'en prospecter les richesses souterraines : avec son équipe, il découvrit bientôt un gisement de fer dans la passe elle-même, et y fonda la Mine du Camail. Puis il repartit plus au nord, tenta de franchir la Cordillère des Soupirs, établit hâtivement quelques cartes grossières (l'abbé Dolomire en a remit une à Durgaut) et en revint à toutes jambes avant d'être mis en pièces par toutes les bêtes sauvages qui rôdent dans ce coin là (et finit ensuite sa vie on ne sait trop où).


Mais les aventures d'Hervald et sa première découverte minière attirèrent bientôt d'autres prospecteurs et mêmes deux nobles aventuriers : en l'an 6 (È.I.), les chevaliers Herritrad d'Elorsame, un lorunois, et Enguerrand de Marale se mirent en tête de conquérir le Grand Nord pour la plus grande gloire de l'Empire (et leur fortune personnelle).
Ils firent bâtir le pont de bois au sud de Tal Endhil pour livrer passage à leur armée, s'engagèrent sur le territoire des Liam'Lon... et furent bientôt massacrés dans les marais de Gehil'Arkon par les cavaliers de l'héroïne Caenniel Ghaeld.
Peinant encore à se relever de la Guerre de Horne, l'Empire de Rem décida pour une fois de signer la paix (en échange des dépouilles des apprentis-conquérants, d'après la légende) et promis de ne plus jamais franchir le Fleuve des Lacs en Paliers...

Pour autant, après les Ondrènes, l'Empire lui-même avait découvert l'existence de Tal Endhil et maintenant la frontière fixée, peu à peu, des colons vinrent y tenter leur chance, bâtir des fermes, défricher des champs... Un certain Tardil s'installa bientôt en aval pour élever des chevaux nordiques, puis Plirune arriva alors d'Archerune avec sa famille et ses ouvriers : ils achetèrent plein de terres arables, firent bâtir un moulin et donnèrent un nouvel élan économique au village. Peu après, le commerce des chevaux avait attiré un jeune maréchal-ferrant, Talbard...
Mais ce ne fut vraiment qu'en l'an 20, lorsque qu'on découvrit des gisements d'argent dans les Monts d'Azur et que fut percée la première mine argentifère que les autorités de Solerane décidèrent d'installer un donjon et une petite garnison pour protéger cette nouvelle colonie.
(Peu après, les mêmes Solerans eurent la mauvaise idée d'amener des esclaves pour travailler dans cette mine, déclenchant l'année suivante le Massacre des Cascades...)


C'était si calme, pourtant...

Jusqu'au printemps dernier, la garnison (et de fait la colonie) était dirigée par le lieutenant-mercenaire Armeld (celui qui est bizarrement mort sous un arbre peu avant le printemps), lui-même en poste depuis 5 années consécutives (c'est apparemment un record), à sa propre demande.
De ce que Durgaut a compris depuis son arrivée, Armeld était un fervent partisan du "laisser-faire" : il n'emmerdait guère les Elloran (qui ne lui causaient pas non plus d'ennuis puisqu'il n'avait pas recours à l'esclavage pour exploiter les mines), il évitait soigneusement d'envoyer des patrouilles trop loin du village et n'avait donc pas trop d'ennuis avec les Kormes, il taxait raisonnablement les marchands (impériaux ou kerdans) et, si la rumeur prétend qu'il tranchait les différents entre colons et attribuait les terres cultivables selon les pots de vin qu'on lui offrait, le peu de remous sur ces sujets témoigne là-encore d'un certain souci de ménager la chèvre et le chou.

Tout cela laissait à Rhilder le Fou, prévôt de la Marche des Lacs (depuis l'an 26) et donc son supérieur, tout le loisir de s'enrichir sans avoir tellement à se préoccuper de son plus lointain avant-poste... En tous cas, jusqu'à ce que la vallée des Lacs en Paliers se révèle être une base-arrière pour les Kormes de Lashdan : les rebelles s'y rassemblaient apparemment depuis des mois autour du Lac Deuxième, en toute impunité, et préparaient avec leurs alliés Arkonnelkan une grande offensive devant leur donner le contrôle de toute la vallée des Lacs en Paliers, fondant enfin une base-arrière solide pour leur rébellion.
Mais c'était compter sans l'arrivée inopportune, avec la caravane de printemps de l'an 37, d'un certain capitaine Durgaut, accompagné d'une poignée de mercenaires et marchands héroïques, qui allaient parvenir -contre toute attente- à sauver le village de Tal Endhil lors d'une sanglante bataille, puis à se rendre eux-mêmes maîtres de la région...


Enjeux Stratégiques

Du point de vue impérial, Tal Endhil était donc un avant-poste militaire de la Marche des Lacs récemment transformé en bailliage impérial, sous l'autorité du Bailli Durgaut et, par lui, de l'état-major de Bragone.
De fait, Tal Endhil est toujours la porte du Grand Nord, mais elle est désormais solidement gardée, le jeune bailliage vibre d'une intense activité économique grâce à sa Guilde Franche et tous les espoirs d'expansion sont à nouveau permis... y compris les projets de Larmond d'Orsane -un des rares soutiens politiques du bailliage- d'installer sur ses côtes un port-militaire (pour sa fameuse flotte).

On commence notamment à murmurer qu'il y aurait de l'or dans la Cordillère des Soupirs, qu'une seconde mine d'argent pourrait bientôt ouvrir (dans les hauteur du torrent des Éperviers), que la production de Bleu des Lacs reprendra dès qu'on aura trouvé un alchimiste (capable de passer plus d'une huitaine d'affilée à Tal Endhil, contrairement à Vighnu Pratesh) et, bien sûr, on espère beaucoup de la fondation d'une nouvelle colonie à Ker Endhil...


Le bailli Durgaut a par contre fort à faire :

  • prioritairement, envoyer son quota de lingots d'argent à Bragone, évalué chaque année par un officier impérial et qui devrait correspondre à 50% de la production. Étrangement, si la mine a été peu à peu agrandie ces dernières années (plus de matériel, plus de mineurs), les registres officiels indiquent une production et donc des quotas presque stagnants depuis 5 ou 6 ans. Tout aussi étrangement, les stocks du donjon était quasi vides à l'arrivée de Durgaut (alors que toute la production d'hiver aurait du s'y accumuler).
  • payer annuellement des impôts au Duc-Gouverneur, fixés par lui chaque année (ça se paye aux Moissons, vous saurez alors à quelle sauce vous allez être mangés).
  • exécuter les ordres de l'état-major (actuellement, y en a pas), entretenir les fortifications
  • maintenir l'ordre et la loi impériale, protéger les colons des méchants indigènes, protéger le culte.

En termes de pouvoirs, c'est beaucoup plus simple : tant que le bailli se démerde pour que le pognon rentre et que la frontière soit bien tenue, le reste est à sa discrétion.




  1. qui n'est pas un blason, contrairement à ce que prétendent nombre de Talendans, les armoiries blasonnées étant l'apanage de la seule noblesse...
  2. Soit à peu près la taille de l'île-de-France.
  3. Évidemment, si les Talendans négocient avec les Liam'Lon pour coloniser ces terres-là, ne serait-ce qu'entre le Lac Quatrième et le fleuve Menteur, il faudra se préoccuper de les explorer...
  4. Plus exactement, les Seigneurs du Nord connaissaient mal la région : ce n'est pas comme s'ils avaient pu la cartographier, mais tout semble indiquer que les espions ennemis, d'Eveton ("l'homme aux saucisses") à Aergabald de Rordame en passant par Isias, Eyfar et quelques autres ont cherché à en apprendre plus sur la géographie de la vallée...

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