Esclavage

De Marches du Nord
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Si la pratique de l'esclavage était très répandue au Royaume de Horne et reste courante à Fehn, elle est relativement nouvelle dans l'Empire de Rem où l'on ne peut théoriquement posséder d'esclaves que par permission impériale, quoique les nécessités pratiques et l'éloignement des Marches du Nord aient assoupli la coutume.
Néanmoins, quatre peuples seulement peuvent être "asservis", aussi souvent par punition que par capture : les Emishen, les Fehnri, rarement les Hommes-Fauves et -techniquement- les Géants.


Économie

À l'heure actuelle, les principaux "marchés aux esclaves" de l'Empire sont Arnelore, Marale, Lycène et, dans le Nord, Corelguil et Aroche, même si la pratique se développe doucement dans le reste des Marches (d'abord à Darverane, puis Archerune). Parce que ce commerce réclame avant tout d'avoir les moyens d'enfermer et de transporter beaucoup de gens, il est surtout pratiqué par les nobles et des compagnies mercenaires reconverties mais, parmi les Maisons Marchandes, c'est devenu la spécialité des Borwyn, qui commence à dominer le marché, quoique les Anvarel s'y mettent à leur tour.
Concernant les tarifs :

  • un mâle Emishen se négocie autour d'un soleil d'or (disons entre 7 et 15 £unes suivant ses capacités physiques et sa santé),
  • une femelle adulte se vend entre 6 et 8£ (quoique les prix des "reproductrices" tendent à augmenter à mesure que se développe la pratique d'élever des esclaves en captivité), rarement 12£ si elles sont très belles et donc destinées aux bordels ou aux boudoirs des riches,
  • un enfant peut s'acheter entre 3 et 6£ suivant ses éventuelles aptitudes, les tarifs augmentant depuis peu à cause de la rétention exercée à Darverane (où le prévôt Rhilder le Boiteux les accumule comme otages),
  • les Fauves sont souvent vendus par lots, le prix à la pièce étant souvent inférieur à la moitié d'un Emishen (comptez 4£ pour un mâle) car ils ne font pas de bons tarvailleurs,
  • un mâle fehnri vaut de 5 à 8£,
  • curieusement, il n'y a guère de marché établi pour les femelles fehnri, à cause d'une sombre superstition (leurs propriétaires ayant paraît-il tendance à décéder de maladies affreuses), mais une très belle pièce est parfois l'objet d'enchères.


Esclaves emishen

Les esclaves y sont bien sûr très majoritairement Emishen, et principalement employés dans les exploitations minières, au pavage des routes impériales et sur les grands chantiers de constructions (la forteresse de Bragone, par exemple, est probablement le projet le plus consommateurs d'esclaves de toutes les Marches).

Otlalnan, Edell'Okhil

Tal Endhil, pays des hommes libres

Il y a une quinzaine d'années, alors même que les rébellions autochtones se multipliaient partout et gagnaient la Vallée des Lacs en Paliers, un jeune Elloran tapageur nommé Nevel Sholdanan mena un raid sanglant contre la mine d'argent locale pour en libérer les esclaves.
Cet acte et les représailles impériales dégénérèrent par la suite au point de coûter la vie à beaucoup d'Emishen et à Ahndro'shar, alors chef des Elloran, et Nevel fut banni...

Pour autant, la violence des combats engendrés par l'affront au Hagad que représente l'esclavage s'ajouta aux multiples difficultés et complications qu'impliquent le fait de détenir, d'entretenir et d'exploiter des esclaves. Aussi, le Lieutenant Armeld, nouveau commandant de la garnison de Tal Endhil, décida de renoncer à l'emploi d'esclaves pour arrêter de se fâcher avec les autochtones en échange d'un bénéfice discutable côté main d’œuvre, alors que ses propres troupes "impériales" étaient déjà insuffisante pour patrouiller la région, a fortiori pour garder des prisonniers.
C'est ainsi que, par pur pragmatisme, l'esclavage fut de facto prohibé à Tal Endhil : pas vraiment aboli car ce serait-là une sévère contradiction avec la loi impériale, mais l'usage et la possession des esclaves y furent fortement "découragées" aux résidents.

Beaucoup plus récemment, Armeld mort dans des circonstances troubles et la garnison remise aux mains expertes du Capitaine Durgaut, la question de l'esclavage fut remise sur le tapis lors de débats à la toute jeune Guilde Franche de Tal Endhil. Mais "l'esprit Talendan" y prévalu : les négociants et notables décidèrent de continuer à se passer d'esclaves, malgré le ralentissement que l'exploitation minière pourrait subir dans les environs.
Ce n'est que bien des mois plus tard, lorsque Liméric Durgaut fut nommé "bailli", qu'il fit inscrire cette prohibition dans la législation : posséder, acheter et vendre des esclaves était désormais interdit à tous (même aux étrangers de passage), dans toute la vallée. Ceux qui tenteraient de le faire verraient leur "marchandise" saisie par la garde... et probablement "perdue" peu après. Et si, techniquement, ce n'est toujours pas une abolition, cette décision est déjà très mal perçue dans la Marche des Lacs voisine, où on y voit déjà le germe d'une trahison en faveur des "Venteux".