Catégorie:Vallée des Lacs en Paliers

De Marches du Nord
(Redirigé depuis Fleuve des Lacs en Paliers)
Aller à : Navigation, rechercher

Sise entre les Monts d'Azur et la Cordillère des Soupirs, à l'extrême nord de la Marche des Lacs et donc de l'Empire, la vallée des Lacs en Paliers est le fief de nos Protagonistes, le berceau de Tal Endhil et le point focal de notre campagne.
Les Elloran qui occupent l'endroit depuis des temps immémoriaux, disséminés dans divers camps autour du Cercle des Cascades, nomment alternativement l'endroit Mael Resh'endhil' (contraction de Mael Reshenen Endhil Geh'wayl, difficile à prononcer mais littéralement "Vallée du Fleuve aux Lacs en Paliers") ou Mael Bohelan, la "Vallée des Fleurs" (même si le nom n'est justifié que pendant quelques semaines au printemps).


La Vallée

Elle a la forme d'un grand triangle pointant à l'ouest : de son plus haut col, la "Rivière de Neige" (2.300m d'altitude et prolongeant la "pointe" de la vallée en direction de Madh Endhil), la vallée triangulaire s'incline vers la mer en s'élargissant jusqu'à la Baie des Langueurs. Là, elle s'évase au sud jusqu'à englober la Forêt d'Erikaessan et au nord (sur le territoire du clan Liam'Lon) vers le Fleuve Menteur, les marais côtiers et les deux lacs de Gehan'Argeb.
Vu de profil, ce triangle a surtout la forme d'un escalier à cinq marches, du sommet duquel s'écoule un fleuve tumultueux formant des lacs sur chaque palier : d'où le nom. Et comme les Emishen peuvent parfois faire preuve d'un surprenant pragmatisme, ils ont tout simplement baptisé ces lacs en les numérotant depuis le sommet : Ehm Endhil le "Lac Premier", Andh Endhil le "Lac Deuxième", Tal Endhil le "Lac Troisième", Ker Endhil le "Lac Quatrième" et Ley Endhil, le plus petit et le plus bas, le "Lac Cinquième"...
(Par convention, on dit "Lac Troisième" quand on parle effectivement du lac, et "Tal Endhil" quand on désigne le village installé sur ses rives ou, par métonymie, le bailliage impérial dont il est le siège.)

Longue d'environ 30 lieues (120km), large de 25 lieues (100km) et profonde de plus de 2.000m entre ses cloisons montagneuses, la vallée comprend donc un peu plus de 10.000km² [à peine moins que l'Île-de-France] de forêts denses et de prairies fertiles découpées par de nombreux cours d'eau, 5 grands lacs et divers étangs plus petits, quelques marécages et, surtout, quelques îlots de civilisation...


En montant d'est en ouest, on trouve d'abord le comptoir kerdan d'Écume 6, bâti il y a plusieurs génération par les navigateurs Sotorine, sur une île dans les marais, au delta du fleuve. En remontant le fleuve vers l'ouest, on trouve le chantier de Fort Trevan, puis la récente colonie de Ker Endhil où ont récemment poussé une scierie et la fameuse Brasserie du Géant.
Plus haut, là où le cours du fleuve ralentit entre les lacs Troisième et Quatrième, des familles de colons y ont installé quelques dizaines de fermes sur les berges fertiles : les prés, les champs et trois hameaux paysans s'étagent ainsi vers le haut de ce second palier, jusqu'au bourg fortifié de Tal Endhil.
C'est en effet à la pointe Est du Lac Troisième que se situe l'ancien village-frontière qui est le point focal de notre campagne, aujourd'hui le siège du bailliage et depuis sa principale place-forte : sa garnison, les chantiers grandissants de son port, de ses nouvelles industries, de son château et, surtout, son vieux pont sur le fleuve, l'unique route digne de ce nom qui mène jusqu'à l'extrême nord de l'Empire...

Un peu plus au sud, et plus haut vers l'Ouest, se tient le Cercle des Cascades, un camp d'été du clan Elloran, qui en plus de multiples tentes et yourtes comporte quelques huttes "en dur" et un cercle de pierres-levées au sommet d'un piton rocheux.
Relativement isolé, accessible depuis Tal Endhil par une rude journée de marche sur un chemin escarpé, l'endroit a pourtant pris une grande importance politique durant l'Assemblée Tribale du printemps de l'an 37 (È.I.), avec le pacte qui a fondé la Frontière de l'Orage.

Enfin, encore plus à l'ouest et encore plus reculée, la Mine Bénie est une exploitation argentifère solidement fortifiée et dotée d'une petite chapelle extérieure. Et à ce stade de la colonisation de la vallée, c'est aussi la première tour de guet impériale hors de Tal Endhil.

Lacs-en-Paliers.jpg


Colonisation

Depuis des temps immémoriaux, la vallée a été un lieu de rencontres entre tribus emishen : les Elloran qui pêchaient sur ses lacs y recevaient la visite des Oloden de l'est, des Tallalnen du sud-ouest, des Liam'Lon du nord... et des Lewyllen d'un peu partout, chacun venant troquer les produits de son clan contre les marchandises des cousins.
Si les palabres avaient lieu un peu partout, le véritable négoce se faisait principalement au campement du Pic Blanc, où les Lewyllen de l'Aile du Silond (nord) et de l'Aile de l'Orind (sud) tenaient leurs rencontres d’équinoxe.

C'est en tous cas la situation que découvrit le grand explorateur kerdan Arenzio Sotorine lorsqu'il remonta le Fleuve des Lacs en Paliers pour la première fois. Mais il perçu surtout le potentiel de Tal Endhil, alors un simple hameau lacustre des Elloran qui, en plus d'être raisonnablement central dans la vallée, était très utiles aux bateliers kerdans arrivant de l'aval... Et lorsque ses érudits, dans les marais environnants, trouvèrent une plante merveilleuse dont ils pouvaient tirer une somptueuse teinture, le Bleu des Lacs, la famille Sotorine n'hésita plus : elle bâtit un comptoir à l'embouchure du fleuve et installa son commerce à Tal Endhil.
Au début de la belle saison, alors que la la vallée était en fleurs, les Kerdans revenaient au Lac Troisième chargés de bronze et de fer, de farines savoureuses, d'alcools distillé et de pointes de flèches en acier, qu'ils marchandaient contre de la laine, des plantes miraculeuses, des fourrures ou de "jolis cailloux brillants"... Le négoce était si prospère qu'il ne leur fallu que quelques années pour attirer à eux ce qui allait devenir le "Marché de Printemps de Tal Endhil", rapprochant au passage les festivités de leurs nouveaux alliés dans la Région des Lacs : les pêcheurs Elloran, ravis de cette abondance soudaine de marchandises.
Ce commerce paisible dura quelques décennies, jusqu'à ce que les tribus du sud commencent à rapporter que des Dirsen commençaient à se répandre au Pays des Vents...


Dans les années qui suivirent, les "barbares" ondrènes s’installèrent sur le plateau montagneux du Croc Brisé : sans même demander la permission, ils creusèrent des galeries dans la montagne à la recherches de métaux, et inquiétèrent les autochtones. Mais les Kerdans, qui leur avaient rendu visite, expliquèrent aisément aux clans rassemblés tout l'intérêt d'une abondance de métal dans la région, et les Emishen acquiescèrent.
Bientôt, sur ce fameux plateau, les Dirsen bâtirent une cité minière qu'ils baptisèrent Solerane, des murs de pierres pour la défendre d'on ne sait quoi mais, au soulagement général, se joignirent au commerce local. Dans un premier temps...
Et puis ils ouvrirent une nouvelle mine dans les montagnes du Tranchoir et eurent bientôt des mots avec les Tallalnen qui campaient parfois au bord du même ruisseau. Ils creusèrent un autre puits, à l'est de la Passe de Nilfenan, pour en tirer du fer. Et en brassant des cailloux dans les torrents au flanc des Dents de Lyelkohn, ils trouvèrent de l'argent. Alors les Emishen comprirent qu'ils auraient désormais du mal à se débarrasser des colons...


Mais il fallu attendre la Révolte des Ondrènes pour que des milliers de guerriers, d'artisans et de paysans fuient les représailles impériales et se déversent dans la région : en quelques années, des hameaux poussèrent un peu partout et quelques-uns devinrent de véritables villages comme Brendorne ou Celanire. Puis les colons tracèrent une route pour relier leurs cités à la mine de fer, de plus en plus profonde, qu'ils avaient ouvert à Nilfenan.
Et la route fut bientôt prolongée puisque, chaque année, à la belle saison, les Dirsen visitaient le village de Tal Endhil et se joignaient au commerce et aux réjouissances. Certains s'y installèrent pour tanner des peaux ou fabriquer de l'hydromel, d'autres profitèrent des pâtures environnantes pour élever leurs moutons, une poignée épousèrent des indigènes... et le hameau lacustre engendra bientôt un quartier terrestre grandissant.

Et puis l'Empire de Rem suivit le pas des colons ondrènes et commença à s'intéresser au Pays des Vents : bientôt, on entendit des rumeurs de guerre et les récits incroyables d'atrocités commises par ces nouveaux Dirsen, comme l'esclavage ou le massacre de civils innocents. Mais tout le monde ne s'en inquiéta pas vraiment puisque, manifestement, les Dirsen de la Région des Lacs n'étaient pas si méchants...


Le Fleuve & ses Lacs

Long d'environs 180km, le fleuve prend (probablement) sa source au nord du Lac Premier, sur les pentes du Mont-Gardien, par le torrent tumultueux que les Elloran appellent Rehonen Geheb (les "Pleurs du Gardien"), à quelques 70km à l'ouest du village de Tal Endhil.
De là, il descend la vallée en formant les cinq lacs qui lui donnent son nom avant de se jeter dans la Baie des Langueurs par le vaste delta marécageux qui entoure le comptoir kerdan d'Écume 6, où son lit se déplace alternativement du sud (lorsque au printemps la fonte des neiges grossit son cours au point d'ouvrir un passage direct vers la mer) au nord des marais (tout le reste de l'année, lorsque son lit est obstrué de limon, de rochers et d'arbres morts), rejoignant alors l'embouchure du fleuve Menteur.

D'un point de vue politique, le fleuve marque la frontière des territoires des clans Elloran et Liam'Lon, donc également celle au nord de l'Empire de Rem.

Le premier et le plus haut "palier" de la vallée s'étend d'Emh Endhil, le "Lac Premier", jusqu'aux chutes d'eau qui se déversent à la pointe orientale d'Andh Endhil, le Lac Deuxième. C'est une haute vallée sauvage, qui se couver vers l'est d'une forêt épaisse d'épineux, très dense mais striée de nombreux torrents descendants des Monts d'Azur (au sud) ou de la Cordillère des Soupirs (au nord). Ses rares zones planes sont ainsi noyées par les différents bassins du grand Lac Deuxième, ou par les marécages qui bordent leurs rives.
De fait, contrairement à la croyance populaire, Madh Endhil, le "Lac Supérieur", ne fait pas partie de la vallée et n'est pas relié au fleuve des Lacs en Paliers, mais au fleuve Louvoyant.


Lac Premier

→ page détaillée : Lac Premier

Ehm-Endhil.jpg
À plus de 2.000m d'altitude, Emh Endhil s'étend sur un peu moins de 15km par 10 : très profond (tellement qu'on a pas encore pu le sonder), il se situe au-delà de la limite des arbres et n'est donc entouré que de prairies pentues, hérissées de rochers, où de maigres sapins émergent parfois des bruyères.

Alimenté par deux torrents d'importance et une demi-douzaine de ruisseaux en provenance du Pic Cyan, des Quatre Parleurs ou du Mont-Gardien, ce lac gelé en surface plus de la moitié de l'année est considéré comme la source du Fleuve des Lacs en Paliers, quoique les hydrographes kerdans débattent encore pour déterminer si ce ne serait pas techniquement le torrent nord, le Rehonen Geheb.
En dehors des Sentinelles de l'Orage fourrageant depuis leur campement de la Rivière de Neige, l'endroit est notoirement inhabité.


Lac Deuxième

→ page détaillée : Lac Deuxième

Lac-Deuxième-Photo.jpg
Bien plus grand que le précédent, découpé par les montagnes environnantes en trois bassins principaux, Andh Endhil est bordé d'épaisses forêts et de vastes marais envahissant largement le deuxième "palier" de la vallée.

Largement inoccupé depuis le départ des Kormes de Lashdan, l'endroit abrite depuis les Semailles de l'an 37 un petit village de réfugiés emishen, principalement Edell'Okhil.
Tout récemment, les vestiges d'un ancien cercle de pierres ont été découvert dans le grand marécage du sud-est.

En aval du Lac Deuxième, de tumultueux rapides et plusieurs chutes d'eau rendent la navigation pour le moins "sportive" avant de rejoindre le palier suivant...


Lac Troisième

→ page détaillée : Lac Troisième
C'est le bassin de Tal Endhil, le Lac Troisième qui donne son nom au village et par extension au bailliage, qui forme le troisième "palier" de la vallée, le seul qui fût "historiquement" (depuis un peu plus de 40 ans) colonisé par les migrants issus de l'Empire de Rem : en plus du village bâti à la pointe Est du lac, commandant le seul pont sur le fleuve, le secteur compte une zone d'abattage en lisière de laquelle se dresse le camp militaire des "Essarts" (où s'entrainent les soldats de Durgaut), des pâturages, des champs et quelques hameaux fermiers bâtis plus en aval.
La population "impériale" totale n'atteint pas encore 3.000 âmes mais c'est, en pratique, le berceau de notre campagne.


Lac Quatrième

→ page détaillée : Lac Quatrième

Lac-Quatrième-Photo.jpg
Le lac de Ker Endhil, vu par l'expédition de Bartolome :

"Quand les rapides se furent noyés dans le grand lac, l'affluence du torrent Lilial créa un fort courant qui entraîna les pirogues vers le nord. Au-delà, la flottille reprit bientôt le cap pour près de 15 km d'un azur tranquille : en cette saison, le poisson y était si abondant que la pêche conjuguée des nuées d'oiseaux et des Elloran croisés en route semblait à peine entamer leur nombre.
Quelques bêtes sauvages vinrent bien rôder aux abords du campement installé à la lisière de la forêt le premier soir, mais, là encore, les tours de veille ont permis de donner l'alerte et de faire fuir le couple de visons attirés par le gibier. Un peu de temps accordé à la pêche et à la chasse avaient en effet compensé la perte de nourriture de la matinée.

Le lendemain fut plutôt calme. À l'est apparut la presqu'île boisée que les Liam'Lon appellent Klal'Bolan ("l'Ergot de Forêt"), où mouillaient alors deux longues barges kerdanes, entourées d'un vaste parterre de flotteurs multicolores servant d'indicateurs de profondeur.
L'équipe de l'érudit Ordano Sotorine était en train de les repêcher, ses relevés bientôt terminés. Au sud-est du lac, les cimes verdoyantes d'Erikaessan barrent bientôt les prairies qui bordent les rives de son émissaire, alors huit ou dix fois plus large que sous le pont de Tal Endhil - soit près de 300 m ! Durant les 20 ou 25 km suivants, les eaux élargies ralentirent, malgré l'affluence du Ferrin et de nombreux ruisseaux.

Le bassin du fleuve ne fut plus qu'alors vastes prairies fleuries et forêts ondoyantes. Au point qu'il n'est nul besoin d'être paysan pour se demander pourquoi diable les Talendans se sont installés si haut en amont."


Lac Cinquième

→ page détaillée : Lac Cinquième

Ley-Endhil-photo.jpg
Le plus petit et le dernier (donc le plus "bas") des Lacs en Paliers, Ley Endhil ("Lac Cinquième" en Langue des Vents) est formé par la jonction du fleuve et de la Rivière aux Élans. À près de 70km en aval de Tal Endhil, donc à une rude journée de marche des récentes construction autour de Ker Endhil et à encore 5 ou 6 heures de pataugement d'Écume 6, c'était encore récemment un endroit essentiellement sauvage, ponctuellement visité par les quelques Elloran qui pêchent la carpe le long de ses berges bourbeuses.

Mesurant moins de 4km dans sa plus grande longueur (du Sud-Ouest au Nord-Est) et à peine 2km de large, déjà en plaine et largement bordé de collines boisées (en particulier la profonde Forêt d'Erikaessan au sud), il jouxte les vastes marécages de la Baie des Langueurs à l'Est.

Les plaines côtières au Sud-Est du lac s'étendant bien au-delà du Fleuve Louvoyant qui est lui-même la frontière la plus poreuse du bailliage (comme de la Zone de Paix), la seule crête qui surplombe Ley Endhil au sud a été rehaussée à la fin des Vendanges d'une tour de guet pompeusement baptisée Fort Trevan, dotée d'un fanal et d'une petite garnison d'à peine 12 hommes pendant que quelques ouvriers agrandissent ses fortifications sommaires.
Le Louvoyant étant encore trop loin pour être vraiment occupé ou "défendable", et seuls les Sentinelles de l'Orage en patrouillant occasionnellement la rive gauche, Fort Trevan est donc pour l'instant tout ce que les Talendans possèdent de défense entre leur territoire et celui des rebelles Oloden...


Enjeux stratégiques

Grand Nord

Sous-catégories

Cette catégorie comprend 3 sous-catégories, dont les 3 ci-dessous.