Catégorie:Lorune

De Marches du Nord
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Lorune est l'un des quatre duchés ondrènes au Nord de l'Empire de Rem, creusé dans les pentes abruptes entre les Monts Voilés et la pointe Ouest du Golfe de Meren. Presque entièrement faite de fjords, de vallées aussi encaissées que boisées, de crêtes rocheuses où les orages sont fréquents et d'antiques forteresses aux sculptures usées, c'est une contrée rude et froide, habitée par des gens qui le sont tout autant.
Au cœur de l'Âge Sombre, alors que la plupart des Ondrènes vivaient encore en petites communautés barbares qui n'arrêtaient parfois de s'entretuer que pour piller les terres plus riches de Lycène, Mongar ou Rigorne, un héros guerrier du Royaume Solaire nommé Horbram aurait établit un bastion sur les sommets de Lorune, et peu à peu uni leurs féroces montagnards derrière l'emblème du Poing de Foudre, apportant avec lui les secrets de l'acier et l'art dangereux de la chasse aux sorciers.
C'est cette influence martiale mais "civilisatrice" qui aurait fait des seigneurs lorunois la caste régnante du Royaume des Ondrènes pour peut-être six générations avant qu'ils ne soient supplantés par les Orsanis, plus prospères et plus nombreux, et que le royaume tout entier ne capitule finalement devant les Aramides.

Aujourd'hui un duché impérial possédant plus de tradition militaire que de richesse, Lorune s'est massivement investie dans la Conquête du Nord, nombre de ses chevaliers servant d'officiers dans l'armée du duc-gouverneur Lamdo d'Orsane. Si le vieux duc Theoben était tout à fait favorable à l'effort de guerre dans les Marches jusqu'à son trépas (il y a bientôt 3 ans), la rumeur dit que son fils et successeur Theodrome de Lorune a des sentiments beaucoup moins "impériaux"...


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Loralne, cité des Tours

Loralne est longtemps restée une citadelle austère, constituée de cinq gros donjons seulement reliés par une muraille qui était aussi leur seule route, le tout planté sur des pointes rocheuses dominant un fjord étroit au Nord du Golfe de Meren : les forges, les baraquements, les ateliers, les chapelles, les chenils, les citernes et les celliers ont fini par déborder ces tours pour former de multiples encorbellements et un embryon de vie citadine. Mais ce n'est que lorsque l'endroit a accueilli le trône des Ondrènes que, presque malgré elle, la vieille forteresse a vu des habitations, des greniers, des échoppes et mêmes des auberges pousser en terrasses sur ses contreforts, puis descendre jusqu'aux rives étroites, battues par les marées et peu à peu rehaussée de digues, puis de quais.

Encore une petite ville après plusieurs siècles d'existence, toujours très escarpée et lourdement fortifiée, froide, pluvieuse, tortueuse, mêlant les fumets du bétail et des tanneries aux odeurs du goémon et au sel des embruns, Loralne ressemble à une esquisse d'Aroche grossièrement entassée, dont l'excellence de son cuir et de son métal, la cour croissante et indépendantiste du duc Theodrome, quelques tavernes à matelots, un marché aux poissons et la présence d'une Arche kerdane suffisent à peine à faire une cité portuaire.
Cette Arche, fondée par la dynastie Torodine à partir de Farlane, a depuis été cédée aux Maletudine, et même ces fiers corsaires sont ravis de ne pas y passer l'hiver...


Elorsame

Le comté le plus oriental de Lorune, séparé du duché d'Orsane par quelques crêtes montagneuses, se résume à une poignée de vallées aussi boisées que pentues, parsemées de bastides et de bergeries. Quoique sa pierre sombre lui donne un air lugubre, la cité d'Elorsame est à la fois la forteresse, le siège comtal, l'un des rares port marchand sur le Golfe de Melen et un haut-lieu de l’orfèvrerie lorunoise, grâce à ses mines d'argent.
Le vieux comte Sigurd, un des meneurs de la Révolte des Ondrènes et grand amateur d'écorchements publics, a terrorisé le pays pendant 50 ans et vu ses deux fils aînés mourir avant de trépasser lui-même d'une longue maladie qui le clouait au lit depuis plus de 5 ans, laissant finalement son titre à son cadet malingre (par sa seconde épouse), aujourd'hui le "général-comte" Sigrell d'Elorsame, ennemi personnel du bailli Durgaut...


Rordame

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À l'Ouest de Loralne et frontalier d'Anguedale, le comté de Rordame est un ensemble de hauts plateaux séparés par de profondes vallées boisées dont le principal titre de gloire est d'avoir jadis accueilli la forteresse originelle du héros Horbram. Cet héritage est la grande fierté du comte Ærgohnrod, ennobli durant la Révolte des Ondrènes puis enrichi dans la traite des esclaves et le mercenariat, mais depuis que la goutte l'a obligé à prendre sa retraite des Marches du Nord, il consacre notoirement son existence à la chasse, aux femmes [1] et à la boisson.

Différemment, son fils Ærgabald a non seulement repris les rênes du régiment familial, les célèbres Lévriers de Rordame, mais semble très impliqué en politique et, quoiqu'un proche du duc Theodrome, a pris résidence à Aroche, auprès de sa non-moins célèbre maîtresse, la belle Oriane de Lorse [2].

Accessoirement, c'est encore des rudes plateaux de Rordame que sont originaires les barons Herrengard de Garde-Lunes et Werek de Harden, ainsi que les chevaliers (aujourd'hui) talendans Tharcem de Garde-Lunes et le fameux chasseur de sorciers, Herle de Lorune.


Tharguel

Située à l'extrême-ouest du Golfe de Meren et au Sud d'Elorsame, la vallée du torrentiel fleuve Tharem est le bassin agricole du duché de Lorune, frontalière de Lycène. La cité portuaire de Tharguel s'élève sur une colline, là où l'estuaire du fleuve se rétrécit, ses remparts d'ancienne bastide ondrène peu à peu adoucits d'influence rigérienne, particulièrement perceptibles dans les quartiers marchands et les nouveaux faubourgs qui descendent vers les plages de galets où s'alignent les barques de pêche.
Quoiqu'il descende d'une lignée tout aussi brutale que le reste de la noblesse Lorunoise et participe largement à la Conquête du Nord, le comte Fardhr de Tahrguel favorise depuis quelques décennies le commerce côtier, au point que sa cité voit émerger une petite bourgeoisie d'artisans et de négociants, fréquemment liés à la maison orsanie des Barandir.

Ironiquement appelée "le port d'Anguedale" (le duché voisin, qui, n'a pas d'accès à la mer), sa courte rade et ses quelques quais doivent beaucoup aux efforts du comptoir des Sotorine, établi il y a presque un siècle lorsque la traite du sel était prospère.
+ Urone, Kerheine...


Comtés : Hendrigue, Morholt.



  1. Depuis son veuvage, il est même la terreur des servantes et des filles d'auberges.
  2. Et si les Talendans ont plusieurs fois eu mailles à partir avec ce couple terrible, leurs rapports semblent se calmer depuis la fondation de la Légation talendane à Aroche...