Maisons Marchandes

De Marches du Nord
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Il existe 3 grandes maisons marchandes réellement actives au Nord, ainsi qu'une myriade de plus petites qui sont soit "clientes" d'une des précédentes, soit à peu près indépendantes.
La "Roue du Négoce", emblème employé par nombre de guildes, Maisons Marchandes et autres caravaniers...

Les Grandes Maisons

Anvarel

La mieux connue des Talendans puisqu'elle est originaire de Duriane et s'est investie assez loin au Nord pour offrir des prêts substantiels à Tal Endhil, la Maison Anvarel domine encore le commerce des Marches comme celui d'Anguedale, malgré la concurrence croissante des Barandir, Borwyn, Caldoran et Loryame. Leur puissance commerciale leur vient à la fois d'une solide base artisanale dans la principauté elle-même, de leur importante activité bancaire et du contrôle de nombreuses routes commerciales (fluviales et terrestres) qui s'étendent vers les terres ondrènes (Lycène, Orsane, Lorune, Anguedale), puis jusqu'à Darverane et Aroche.
Ils exportent surtout de la "manufacture" (textiles et maroquins, huiles et cires, forges, brassins...) et participent notamment à ravitailler les troupes mercenaires des Marches (Arund-le-Taureau et Rhilder le Fou, notamment, font partie de leurs clients nordiques), ce qui les place fermement du côté des Seigneurs du Nord. Vers l'Empire, ils importent du bétail (des chevaux, surtout, mais le marché se complique), des peaux, des fourrures et tentent (encore assez timidement) de se placer sur les minerais.

PERSONNALITÉS NOTABLES :

  • Egildard Anvarel, un des plus importants banquiers des Marches et pilier de la Haute-Guilde arochaise.
  • Julian et Joris Durgaut (le frère et le père du bailli de Tal Endhil), leur famille de caravaniers au long cours étant étroitement liée aux Anvarel par les affaires et les mariages.
  • Garion Anvarel, banquier important venu de Duriane pour causer affaire avec le futur bailli Durgaut (Huitaine 11), il est devenu le principal financeur de Tal Endhil, désormais impliqué dans la filière d'ivoire.
  • le capitaine Remlin Anvarel, commandant le guet de la Ville-Basse à Aroche et brièvement allié aux Talendan lors de leur premier séjour dans la grande cité.
  • les frères Jehan et Jerod, dirigeant les mines de Malorne.
  • Basile et Luran de la Marche des Gemmes, cousins et respectivement sénéchaux des mines du Tranchoir et des Monts Voilés.


Loryame

Les Loryame forment l'une des institutions les plus puissantes de la côte du Levant, aujourd'hui presque capable d'y concurrencer la dynastie Venderine et certainement plus influente que les ducs de Rigorne. Fondée il y a près de deux siècles à Senacore (au Nord de Riger) sur les filatures et le commerce du textile, la "Maison du Levant" s'est ensuite établie à Narcejane, Lycène puis Felriane en étendant ses activités aux épices, à la verrerie, la joaillerie, les pierres ou métaux précieux et plus généralement les commerces de luxe, quoiqu'aucun de ces produits ne leur rapporte autant que le sel, extrait au Sud de Riger ou à l'Estran pour être exporté jusqu'à Lorune, Anguedale, Duriane, Aroche et même Corelguil.
Presque dépourvus de flotte maritime et longtemps associés aux Venderine, les Loryame commercent sans discrimination avec bien d'autres marins kerdans et "felmar", en particulier les Lusiarine (qui les fournissent en produits "tropicaux"), les Melangoline (qui font circuler la plupart de leurs cargaisons entre Riger, Felriane et Lycène), les équipages orbelans, parfois les Sotorine et dernièrement les Maletudine, qui transportent désormais leur sel vers le Nord. Fidèle à la tradition de neutralité qui leur a permis de prospérer durant la Guerre des Lunes, les Loryame ne semblent pas vouloir se mêler de la guerre qui gronde désormais dans les Marches du Nord, quoiqu'ils s'intéressent grandement à l'or, l'argent, les gemmes et maintenant l'ivoire du Pays des Vents...

PERSONNALITÉS NOTABLES :

  • l'excentrique Merywendell Loryame, marchand d'épices arochais et séducteur infatigable, relation de Mérane "Roulier" et paraît-il en cheville avec la pègre fehnri (!).
  • Siméon Loryame, marié à une Lusiarine et dirigeant les établissements familiaux à Farlane.


Vasaride

Les Vasarides sont peut-être la maison la plus influente de l'Empire, mais leur implantation est essentiellement méridionale puisqu'elle est basée à Varangue, duché limitrophe de Horne. Ils ne sont arrivés au Nord que récemment, dans les bagages des nobles maréliens et, si leur négoce favori est agricole (beaucoup de grains et farines, de bétail, de vins...), ils sont aussi présents dans les matières premières, l'industrie (la forge, les bois, les carrières) et en particulier dans la construction, dont certains des grands projets impériaux de réhabilitation des infrastructures "Premières", comme à la forteresse de Bragone.
Aujourd'hui, leur influence dans les Marches est essentiellement concentrée à Salviane puis, de là, à Valmire (le plus gros marché agricole des Lisières) et à Runelige, quoique leur allégeance aille plutôt à la faction "Impériale".


Les Maisons "Mineures"

À mesure que le négoce gagnait en importance dans la politique du Continent, trois nouvelles Maisons ont émergé : pour l'instant moins puissantes que les précédentes, elles ont pourtant acquise une indéniable influence dans le pré-carré des Marches du Nord...

Barandir

Fondée à Orsigile par l'union d'une dynastie de forgerons et de plusieurs clans de navigateurs devenus "marchands" après l'ère de la piraterie, les Barandir forment la seule maison marchande véritablement ondrène et maritime, deux avantages qui lui ont permis de tirer de grands bénéfices de la Conquête du Nord et de l’exportation d'esclaves emishen vers le Golfe de Meren, au point de sortir peu à peu de l'ombre des maisons "impériales".
Protégés à Orsane par leur duc (qui y freine l'implantation des Loryame) et aujourd'hui installés à Lorune, Lycène, Archerune, Salviane et Valmire –où ils bénéficient également de l'appui des Seigneurs du Nord, les Barandir envisageraient même de rogner l'hégémonie des Melangoline sur la mer d'Écume. Mais, pour cela, il leur faudra se concilier le duc-héritier et prévôt d'Aroche, Larmond d'Orsane, et acquérir assez d'influence en sa cité portuaire pour damer le pion aux Kerdans...

PERSONNALITÉS NOTABLES :

  • Ordahl "du Parvis", courtier, prêteur et banquier occasionnel, chef de file des marchands ondrènes d'Archerune comme du parti des "Montagnards", et donc très influent au Conclave. S'il n'en est qu'un des instigateurs, il est au premier rang du conflit avec le Prévôt des Lacs depuis que celui-ci prive les Barandir de leur principale source d'esclaves emishen.
  • Arulnor "le Bûcheron", cousin et associé du précédent, s'enrichit dans la construction navale et reconstruction du port d'Archerune, notamment grâce aux esclaves achetés à Gustav Borwyn qu'il emploie pour abattre des arbres sur les berges du Dramguil.
  • Fyamkeln "le Clou", importateur de métal et chef de file des Barandir arochais, accessoirement cousin du suivant...
  • Sonstall "le Lycien", en réalité né à Delarane, important marchand d'esclaves installé à Paremine, père de Brendeline et donc beau-père aussi involontaire que revanchard de Nicéas Vasaride.


Borwyn

La première Maison véritablement née dans les Marches, et basée à Corelguil, a déjà des ramifications dans les forges d'Aroche, les mines de Malorne, la guilde de Darverane et (depuis peu) jusque dans les fermages de Salviane ou les fortifications de Solerane. Les Borwyn ont bâti leur nom comme tailleurs de pierre, terrassiers et exploitants miniers, et c'est d'ailleurs le grand-père du patriarche Gustav qui a ainsi construit le fameux pont sur le fleuve Ethendan.
La famille s'est ensuite étendue vers la métallurgie et le négoce des esclaves : eux-mêmes en employant beaucoup pour l'extraction de métal, ils louent volontiers leurs geôles et leurs matériel aux autres esclavagistes de la Marche des Gemmes et ce sont dernièrement associés aux Barandir, qui eux exportent des captifs vers le reste de l'Empire....

PERSONNALITÉS NOTABLES :

  • Yondrek, patriarche revêche des Borwyn de Corelguil et tête-pensante de la Maison.
  • Gustav, patriarche revêche des Borwyn de Darverane.
  • Fergus, neveu mal-aimé du précédent, patron de l'auberge Rubiconde.
  • Voreg, patriarche archerunois autrefois très influent au Conclave mais aujourd’hui sénile, son gendre Tjall assure de facto la direction de leur Maison.

▼ Un "bras-de-fer" cyclique oppose de longue date Borwyn et Caldoran autour des approvisionnements en métal, explication disponible au PJ qui connaissent ces deux Maisons :


Les relations entre les deux maisons sont depuis des générations un bras-de-fer autour de ce métal : d'un côté, les forges et les artisans dalanes étant les meilleurs de la région, ils ne manquent pas de clientèle et ont même remporté de gros contrats d'armement (auprès de Larmond d'Aroche, notamment) ; de l'autre, les Borwyn ont des forges de moindre qualité mais contrôlent la plupart des mines de fer locales, et donc vendent leur métal à vil prix aux Caldoran en grevant leur marge bénéficiaire.
Au-delà des inimitiés historiques, c'est pour la petite maison nordique –qui n'existe que dans les Marches– d'empêcher les Caldoran de s'y développerr "trop vite", peut-être au point d'écraser les métallurgistes ondrènes sous le savoir-faire technique et la puissance financière de leur institution durinoise, plus ancienne et bien plus "internationale".

Importer du fer du reste de l'Empire (en particulier de Duriane, des Sylves et de la Marche des Lacs) ne résout pas vraiment ce problème financier puisque ce sont alors les frais de transport qui pèsent sur les forgerons dalanes, mais cela permet au moins aux Caldoran de négocier : parce qu'ils sont les plus gros clients du fer nordique (pas loin de 40% des achats à eux seuls) et si le métal des Borwyn leur coûte presque aussi cher que celui qu'ils font venir de loin, les Caldoran peuvent sciemment boycotter le métal des Borwyn pendant quelques temps, jusqu'à ce que ceux-ci baissent leurs prix.
(Le fer "talendan" n'était donc pas seulement une alternative bienvenue pour les Caldoran, mais aussi un moyen de pression sur les Borwyn, donc de régulation des prix.)

Néanmoins, à chaque fois que Borwyn et Caldoran trouvent un arrangement "à la baisse", les prix remontent graduellement après quelques mois ou années (au moindre prétexte, franchement), ils finissent par atteindre le niveau où les Caldoran préfèrent importer, et le bras-de-fer cyclique se perpétue depuis des générations.
Au sein de ce cycle, on était déjà dans une période d'augmentation lorsque la consommation de métal a décuplé avec la guerre, avant que les attaques rebelles ne viennent perturber la production : les prix ont ont donc flambé pour tout le monde, mais les conséquences sont bien pires pour les Caldoran puisque l'activité, la crédibilité et l'avenir nordique de leur Maison dépendent de ce fer. L'importation est par ailleurs une solution de moins en moins viable : d'abord parce que les mines de la Marche des Sylves, principale productrices au Sud des Monts Voilés, sont largement passées aux mains de seigneurs Lorunois (!) depuis la Guerre des Sylves, et ensuite parce que ces Lorunois se sont ligués avec les Barandir, qui exploitent ou transportent une grande part du fer de Lorune et d'Orsane.

L'association des Borwyn avec leur "compatriotes" Barandir, si elle a commencé avec la traite des esclaves, est de fait un autre moyen pour la petite Maison nordique d'essayer de supplanter sa concurrente dalane.


Caldoran

Au départ une famille de forgerons durinois qui s'est grandement enrichie avec la Conquête du Nord, elle s'est implantée à Aroche depuis quelques décennies et y a acquis une influence certaine sur la Guilde des Fontes en investissant des fonds importants et en réunissant nombre d'artisans dans les métiers de la mines et de la métallurgie, devenant l'un des principaux fournisseurs locaux des armées du Duc-Gouverneur. Au regard des trois "grandes", c'est une maison encore assez modeste mais elle a trouvé au Nord les moyens de son expansion... ce qui la met en compétition avec les Barandir.

À l'été 37, les Caldoran arochais ont noué une alliance avec les Talendans, leur ouvrant notamment les portes de la Haute-Guilde en échange d'un constant approvisionnement en fer, minerais indispensable à la production d'armes mais dont les livraisons furent compromises à partir du printemps 39...

PERSONNALITÉS NOTABLES :

  • Maître Sioran, l'un des principaux armurier d'Aroche et titulaire d'un siège envié à la Haute-Guilde, à qui les Talendans ont eu la bonne idée de vendre leur première cargaison de métaux.
  • Maître Rénoire, avoué et politicien présidant aux intérêts de sa Maison à Archerune, qu'il représente au Conclave où il dirige également (un peu moins fermement) le parti des "Lanternes".
  • Maître Brémon, principal forgeron de Darverane et donc partenaire économique des "Endilans".
  • Maître Tolbert, à la tête des forges de Brasure et lié de longue date à son abbaye, a marié en 35 son petit-fils à la seconde fille de Rénoire pour renforcer ses liens avec la "maison mère" d'Archerune.

▼ Réservé aux PJ qui connaissent bien (ou ont étudié) la maison dalane.


De fait, Rénoire est actuellement l'un des derniers fournisseurs des forges arochaises, grâce à un accord avec les mineurs Borwyn (des Gemmes). Vous ne connaissez pas encore le détail de cet accord mais, vu que les Borwyn ne peuvent pas blairer les Dalanes, Rénoire a forcément dû faire d'importantes concessions pour obtenir ce métal, et il ne serait pas surprenant que ç'ait influencé ses votes au Conclave. Néanmoins, une grande part du fer des Borwyn venait de Malorne jusqu'à l'hiver dernier : depuis que la ville a été conquise par les So'Sherkan, cet approvisionnement s'en trouve certainement compliqué. Ce qui pourrait bien mettre en danger la position de Maître Sioran auprès de Larmond d'Aroche, et en fait compromettre certains des avantages que ses Dalanes ont dû conquérir de haute-lutte à travers les Marches très largement "ondrènes".


Odran

La "Maison des Lettres" a fait sa réputation sur le négoce des écrits : ses courtiers vont partout dénicher des parchemins anciens ou des tablettes antiques, ses calligraphes et enlumineurs copient et embellissent à la demande des cartes et des chartes officielles, ses scribes compilent ou traduisent les textes épars, réalisent des illustrations...
Depuis leur siège de Duriane, où la maison occupe une haute bâtisse cossue au dessus de la Taverne Manuscrite, elle entretient d'excellentes relations avec les Érudits kerdans et supplée dans la région aux activités de la Bibliothèque Impériale (qui pour des raisons politiques et religieuses n'est guère représentée à Duriane) et, quoiqu'ils ne s'en vantent pas, avec certains membres des Nocturnes, la pègre fehnri.

Cette activité littéraire -qui n'eut guère été rentable en dehors d'une grande ville cosmopolite- a d'ailleurs débouché sur un commerce moins connu mais tout aussi rentable : le savoir. Sans verser dans l'espionnage véritable, la maison Odran achète et vend néanmoins des informations aussi variées que le cours des marchandises à travers l'empire, les techniques, les sciences, les arts, les lois et contrats (le droit impérial étant encore bien loin d'être unifié), l'histoire antique, la situation financière des autres maisons ou les origines et références des personnes.


Dans un monde où l'ignorance règne encore largement et où les communications reposent en grande partie sur les coursiers et les pigeons, la "Maison des Lettres" fournit des connaissances d'autant plus variées que, peu à peu, son négoce s'étend aux domaines encore plus discrets et lucratifs de l'espionnage "industriel" et du trafic de savoirs interdits, comme les recettes de poisons, la liturgie des cultes hérétiques ou les formules magiques (dont les contrebandiers "Nocturnes" assurent généralement le transport).


La Maison Odran est également la façade des Témoins du Levant, une loge magique assez œcuménique qui a envoyé Andréas à Tal Endhil pour y enquêter sur un trafic d'artefacts et y préparer le passage d'un mystérieux personnage vers le Pays des Glaces.

PERSONNALITÉS NOTABLES :

  • Ormond Odran, patriarche de la maison et érudit célèbre dans tout Duriane,
  • Andréas "Odran", envoyé à Tal Endhil pour y compiler une grande monographie sur les Emishen et depuis devenu chroniqueur du bailli Durgaut.