Catégorie:Melangoline : Différence entre versions

De Marches du Nord
Aller à : Navigation, rechercher
Ligne 50 : Ligne 50 :
  
 
[[Fichier:Navire-02.jpg|400px|center]]
 
[[Fichier:Navire-02.jpg|400px|center]]
 +
 +
=== Conqcurrence ===
 +
L'expansion des Melangoline commençant à menacer les intérêts maritimes des Torodine, les deux dynasties entrèrent dans uen compétition féroce au début des années 20 (È.I.), quoiqu'on se souvienne plus particulièrement de '''l'affaire de la ''Granada''''' : tensions économiques gradissantes, vols dans les entrepôts des Torodine en 22, accrochage convoi hivernal 23 au sortir Aroche où la nef de guerre (Torodine) fracasse un ''brigantino'' Mel contre une digue pour se dégager, bouche le port, procès instruit par Berinor qui donne raison aux Mel. <br>
 +
Toro cassent les prix pour reprendre des parts de marché mais ne peuvent plus se le permettre après 32, quand leur arche de Narcejane entre en conflit contre les Venderine.
 +
 +
Font la paix en 37 grâce à Rosella.
 +
  
 
== Organisation actuelle ==
 
== Organisation actuelle ==

Version du 9 septembre 2022 à 02:20

Melangoline.png
Originaires de l'archipel de Mantilla (le plus nordique parmi les îles kerdanes), les Melangoline forment depuis près de 50 ans l'une des quatre "dynasties" dominant la nation maritime. D'abord réputés pour l'excellence de leur architecture et de leurs chantiers navals, ils se sont grandement enrichis en exploitant les premiers comptoirs au Pays des Vents, s'appuyant sur leur alliance avec Orsane et le contrôle du port felrianais de Sainte-Maïse pour constituer la plus vaste flotte marchande au Nord de Riger, donc la seconde du Continent (après celle des Venderine). Possédant depuis de fructueuses Arches commerciales à Enssyane, Orsigile et surtout Aroche, les Melangoline ont ainsi instauré un quasi-monopole sur le commerce en Mer d'Écume, profitant de la chute des savants Celsine pour devenir la "dynastie pourpre" et les premiers bénéficiaires de la récente colonisation des Marches du Nord.

Mais leur hégémonie est aujourd'hui remise en question par le développement maritime de la Maison marchande Barandir, l'autorité grandissante de la jeune duchesse de Felriane (lassée que les Kerdans fassent la pluie et le beau temps dans son domaine), l'émergence des Sotorine –assez téméraires pour installer des comptoirs jusque dans le "Grand Nord" grâce à leur association avec les Talendans. Dernièrement, la menace grandissante de la piraterie –la redoutée Valeria "Negra" étant venue s'ajouter à la nuisance constante des Grésans, a aussi porté un coup dur à leurs lignes maritimes comme à leur prestige.
Loin de se laisser abattre, les Melangoline ont réagi en constituant une nouvelle alliance avec les Torodine, autrefois leurs patrons puis devenus leurs concurrents, les corsaires Maletudine et la figure montante de Larmond d'Aroche pour sécuriser la Mer d'Écume, affermir leur contrôle sur le Golfe de Meren et reprendre l'avantage dans leur perpétuelle compétition avec les puissants Venderine.

Histoire de la dynastie pourpre

Les Melangoline sont la dernière "grande famille" en date à s'être hissée au rang de dynastie et à concourir dans l'éternelle compétition mercantile et politique pour l'exploitation du Continent par les marchands kerdans. À l'époque où les Venderine régnaient sans partage sur Altammire, contrôlaient encore Felriane et s'étaient déjà implantés au royaume des Aramides en construisant le port de Narcejane, les Melangoline n'étaient encore qu'une famille mineure de carriers et d'artisans, qui se spécialisaient peu à peu dans la construction navale et l'architecture grâce au granit et aux forêts de chênes de leur grande île de Saltarella[1].
Selon l’historienne Eva Celine, ce sont les progrès nautiques des Saltarelliens qui ont amené la marine kerdane à évoluer de la corbita antique vers les caraques modernes.

Corbita.jpg

Du Cénacle à Felriane

L'excellence de leurs navires les fît néanmoins remarquer par leurs voisins, les conquérants Torodine qui, au deuxième siècle avant l'Ère Impériale, régnaient déjà sur l'archipel des Périades et tentaient de soumettre tout le pourtour de la Mer du Cénacle [2]. La "dynastie vermeil" fît donc des Melangoline leurs "clients" –comme elle l'avait déjà fait des pirates Negrine– et employa leurs bâtiments dans la guerre navale qui les opposaient alors aux Venderine et Lusiarine, et qu'on appellerait ensuite "guerre du Cénacle" (entre -126 et -117). Mais les Torodine furent finalement vaincus par l'union des "grandes familles" derrière les dynasties d'or et de sinople, union qui aboutit peu après à la fondation du Concile (en -116), mettant cependant fin à la domination des Venderine pour transformer les Archipels en une fédération parlementaire.

Ce Concile ayant bientôt voté l'interdiction des guerres entre Kerdans sous peine de lourdes sanctions économiques, les Torodine décidèrent de plutôt supplanter les Venderine à Felriane, avec l'aide des érudits Celsine, des Maletudine (d'abord corsaires des Venderine mais ayant rejoint la dynastie vermeil une fois privés de guerre dans leurs archipels) et, donc, des Melangoline. Après trois décennies de manigances pour d'abord séparer la dynastie felrianaise des Malnides de ses partenaires Venderine, puis évincer tout à fait ces derniers de l'archipel felmar, c'est à leurs architectes préférés qu'ils firent construire leur première Arche felrianaise en -84, au bord du port alors secondaire de Sainte-Maïse.
Les Melangoline grandirent alors en même temps que Sainte-Maïse, à mesure que se développaient le commerce maritime avec les Royaumes Côtiers (aujourd'hui les duchés impériaux de l'Estran, Riger et Lycène) mais aussi la piraterie ondrène, qui offrit aux architectes l'occasion de fortifier les côtes de Felriane (y compris le siège de la petite seigneurie non-moins flibustière de Bastelle), puis de Riger.

À la suite des explorations nordiques des Celsine[3], les Torodine avaient mis le pied au Pays des Vents, mais trouvaient d'une part perdu la Mer d'Écume trop dangereuse et, d'autre part, les Emishen trop incultes pour qu'il vaille la peine d'installer chez eux des escales permanentes : ils se contentaient donc de voyages sporadiques vers les colonies ondrènes d'Aroche et de Darverane.
C'est donc très volontiers que la dynastie vermeil –alors concentrée sur les négoces de l'Estran (où elle tentait de concurrencer les Venderine), de Riger et d'Orsane– revendit ses concessions venteuses à ses clients Melangoline : les architectes se précipitèrent alors pour établir des comptoirs sur la côte des Épées, d'abord dans la baie des Guivres ("Écume 2") puis à l'embouchure du fleuve Ombreux ("Écume 3") et finalement à Aroche même ("Écume 4"), où ils entreprirent à leurs propres frais la construction d'un port d'eaux profondes, capable d'accueillir de grandes nefs à partir de -72.

Navire-01.jpg

Durant la Guerre des Lunes

Échangeant au Nord des outils de Lorune, des textiles felmar et des huiles kerdanes contre les peaux et fourrures des Emishen ou le bois et les métaux des colons ondrènes, les Melangoline revendaient le tout dans les ports du Golfe de Meren et des Royaumes Côtiers pour ré-investirent massivement les bénéfices dans leurs chantiers navals, produisant chaque année de nouveaux navires en partance pour le Nord. Alors même que les Torodine s'enlisaient dans une guerre commerciale pour tenter –en vain– de déloger les Venderine de Narcejane, les architectes constituaient une vaste flotte marchande, qui s'imposa peu à peu comme le principal transporteur entre les colonies du Pays des Vents et leurs suzerains ondrènes.
Si toute l'opération impliquait de gros investissements et un endettement grandissant auprès des Torodine, la matriarche Giosafa Melangoline restait persuadée que l'avenir de sa famille se trouvait au Nord [4] et, si ses enfants peinaient à réaliser son projet, la Guerre des Lunes allait finalement leur donner raison.


Les Torodine applaudirent d'abord quand les esneques de Rhoalberd des Ondrènes mirent à sac Narcejane à l'automne -70 (et plus particulièrement le comptoir des Venderine) puis, l'année suivante, lorsque le Haut-Royaume assembla une vaste coalition contre les pirates ondrènes, la dynastie vermeil persuada d'autant plus facilement les Malnides de rester neutres que Felriane étaient à peu près épargnée par les Ondrènes, au moins depuis quelques décennies qu'ils y écoulaient leur butin.
En réalité, les Torodine comptaient bien, depuis Sainte-Maïse, livrer des vivres et des armes à leurs nouveaux amis orsanis et même lorunois (alors que ces derniers attaquaient encore récemment les navires kerdans) mais, les ayant vus venir, les Venderine parvinrent eux à faire interdire par le Concile toute implication de la dynastie vermeil dans le conflit. Cette dernière n'allait pas pour autant abandonner une vendetta qui durait alors depuis trois générations : elle continua un temps les livraisons et, quand les sanctions financières dans les Archipels se firent trop lourdes, elle proposa carrément à ses clients Melangoline et Sotorine (alors une petite famille installée à Bastelle depuis à peine une génération) de prendre gratuitement leur indépendance pour peu qu'ils continuent de ravitailler le Royaume des Ondrènes, en particulier depuis ses colonies venteuses.
Pendant les années qui suivirent, chaque fois que les Venderine usèrent de leur influence au Concile pour pénaliser le soutien des Torodine aux Ondrènes, ces derniers cherchèrent de nouveaux moyens pour continuer, allant jusqu'à vendre leur comptoir d'Orsigile aux Melangoline quand les autorités kerdanes menacèrent de le fermer tout à fait s'ils continuaient de « commercer avec les pirates ».


Pour sa part, Giosafa Melangoline ne cessa jamais d'approvisionner Orsane, même après que Felriane ait dû fermer ses ports aux Ondrènes sous peine de représailles militaires, qu'une flotte "internationale" –constituée de Maletudine[5], de Rigériens et d'Aramides– soit (laborieusement) parvenue à bloquer le détroit de Mæln en -62 (de fait, puisqu'eux-même livraient bien plus au Nord, à Orsigile) ni même lorsque le Concile imposa un embargo complet à son île natale de Saltarella : désormais fermement implantée dans le golfe de Meren et bien trop engagée au Pays des Vents pour en abandonner le commerce, la famille rebelle encaissa les sanctions sans y perdre trop d'argent.
Malgré tout, les tenaces Ondrènes furent simplement vaincus par la terre, en -58, sous les coups conjoints des Aramides, des Dalanes et des Mongrels. Et alors que les Sotorine y gagnèrent leur premier comptoir à Tharguel, les Melangoline s'acquirent pour longtemps la loyauté des seigneurs d'Orsigile.


Conquête du Nord

→ pagé détaillée "Conquête du Nord"
Tous leurs investissements sur la côte d'Écume ne commencèrent pourtant à payer des dividendes qu'à la génération suivante : avec la Première Guerre Nordique, les seigneurs d'Aroche et les autres colonies des Lisières eurent grand besoin d'être –à leur tour– ravitaillé·es depuis Lorune et Orsane, toujours par les incontournables Melangoline. Bien sûr, leurs alliés exigèrent qu'ils abandonnent leurs comptoirs chez les Arkonnelkan, désormais ennemis des colons ondrènes, mais ceux-ci n'avaient jamais été très rentables et, cette fois, le Haut-Royaume n'essayait plus de les empêcher de livrer ni le Concile kerdan de couler les revenus de ces transports : les profits commencèrent donc à s'accumuler.

Bientôt, les Melangoline purent agrandir (une première fois) la rade de Sainte-Maïse et investir dans l'autre grand port du Golfe de Meren : Enssyane, où les Celsine avaient fondé leur plus belle Arche mais que la guerre des lunes avait depuis ravagée. Récemment reconstruit grâce aux compensations offertes par le Haut-Royaume après la guerre (mais bien évidemment prélevées sur les nouveaux "duchés" de Lorune et Orsane), le nouveau port d'Enssyane voyait refleurir le commerce, grâce au regain d'activité dans tout Lycène autant qu'au sel et au grain de la Maison Loryame, alors en pleine ascension.
Comme la dynastie Celsine, elle, déclinait de plus en plus, les Melangoline n'eurent pas trop de mal à racheter les ruines de son Arche lycienne pour la reconstruire de manière certes plus modeste[6], mais autrement plus rentable. Et lorsque la banqueroute obligea les malheureux Celsine à céder leurs sièges parlementaires, les Melangoline purent en acquérir plusieurs, revenant peu à peu en grâce grâce à leur réussite financière –comme c'est souvent le cas dans les Archipels...

Quoique les autres Écumeurs, jaloux, commencèrent à moquer leur habitude de racheter les comptoirs fondés par d'autres en les appelant "les coucous du Levant", les Melangoline s'enrichirent encore durant les générations suivantes, étendant leur influence dans sur tout l'archipel kerdan de Mantilla, leur flotte surclassa bientôt toutes celles de la Mer d'Écume et ils formèrent finalement une nouvelle dynastie, officialisée par le changement de leurs couleurs en -14, lorsqu'ils obtinrent un sixième représentant au Concile.
Peu après, lorsque les Negrine voulurent se libérer du patronage des Torodine, c'est à la nouvelle dynastie pourpre qu'ils proposèrent de racheter leurs servitude : l'affaire fût conclue mais, désormais, la dynastie vermeil considèrerait –à raison– les Melangoline comme ses principaux concurrents dans le Golfe de Meren.

Lorsque la Révolte des Ondrènes éclata en l'an 12 (È.I.), Felriane était devenue un duché impérial et les Melangoline furent interdits de soutenir les insurgés, sous peine d'être tout simplement bannis de l'Empire. Mais rien ne les empêchait vraiment de continuer le commerce avec les Marches du Nord, et les Ondrènes d'en tirer un profit indirect. Et une fois la révolte matée et Lamdo d'Orsane promu Duc-Gouverneur du Nord, les excellentes relations de sa lignée avec la jeune dynastie kerdane repartir de plus belle : grâce à leurs alliances et leur maitrise de la traîtresse Mer d'Écume, les Melangoline devinrent bientôt les principaux bénéficiaires de la conquête du Nord (sinon les seuls), position qu'ils conservèrent pendant plus de 20 ans, soit jusqu'à ce que les Barandir (première Maison Marchande ondrène et maritime) se permettent de défier leur contrôle sur le port d'Orsigile et que, encore plus récemment, l'irruption les Talendans et leurs alliés Sotorine fassent irruption sur l'Échiquier du Nord...

Navire-02.jpg

Conqcurrence

L'expansion des Melangoline commençant à menacer les intérêts maritimes des Torodine, les deux dynasties entrèrent dans uen compétition féroce au début des années 20 (È.I.), quoiqu'on se souvienne plus particulièrement de l'affaire de la Granada : tensions économiques gradissantes, vols dans les entrepôts des Torodine en 22, accrochage convoi hivernal 23 au sortir Aroche où la nef de guerre (Torodine) fracasse un brigantino Mel contre une digue pour se dégager, bouche le port, procès instruit par Berinor qui donne raison aux Mel.
Toro cassent les prix pour reprendre des parts de marché mais ne peuvent plus se le permettre après 32, quand leur arche de Narcejane entre en conflit contre les Venderine.

Font la paix en 37 grâce à Rosella.


Organisation actuelle

Bien plus centralisée que les autres dynasties, les Melangoline sont dirigés depuis près de trente ans par la main de fer du patriarche Porfirio, régnant depuis sa villa dans la capitale kerdane d'Altamire sur les 8 sièges que sa lignée détient désormais au Concile, sur l'archipel largement agricole de Mantilla (à l'exception notable de l'île de Corvado, territoire des Sotorine) et sur l'arche principale de Sainte-Maïse, qui relaie ses décisions vers Enssyane, Orsigile et Aroche. De fait, les Archontes locaux sont largement subordonnés à leur patriarche, et plus précisément à leur plus influente "marraine" et fille aînée de Porfirio, bénie par sa confiance : la discrète mais très efficace Rosella, exarque de Sainte-Maïse, sœur d'Adrio et mentor de Salomé.

EN TRAVAUX :

  • 3 Arches
  • XX comptoirs : Esturile, Senacore, Bressane, Mélanque, Elorsame, Delarane, Salviane, Écume 7 +Écume 2 et Écume 3
  • influences directes et indirectes sur les lignes maritimes de Rigorne à Tal Endhil (escales, frais portuaires, ressources bancaires, renseignement économique et cours des des denrées...),
  • flottes militaires des Maletudine et Sangrine, revenues des Îles Mordorées.
  • place des "clients" Negrine et Celsine.
  • cessation de l'Arche de Loralne aux Maletudine.
  • l'avenir d'Écume 7


Le Cartel

Depuis l'été de l'an 37 (È.I.) et la signature d'un contrat "historique" avec le Duc-Gouverneur des Marches du Nord, contrat d'ailleurs rédigé par Rosella Melangoline, la grande arche d'Aroche est devenu le centre d'un puissant "cartel" composé des armateurs Melangoline, des banquiers Torodine de Felriane, des corsaires Maletudine (au service des deux précédents) et de la faction "impériale" de l'Armée du Nord, représentée par le prévôt de la cité, Larmond d'Orsane.
À eux tous, ils tentent notamment de constituer une flotte militaire capable non seulement de débarquer par le Nord de la Marche des Lacs pour régler une bonne fois le conflit qui y opposait alors le prévôt Rhilder le Boiteux à la coalition indigène du chef oloden Kainen Tahrel, mais aussi de mettre fin à la piraterie au large des Îles de Grès –qui taxe sévèrement les bénéfices que les Marches rapportent au duché d'Orsane.

Si le premier objectif a été abandonné depuis la mort de Rhilder et la nomination en l'an 38 du Talendan Liméric Durgaut à la prévôté des Lacs, celui-ci s'étant empressé d'y mettre fin à l'esclavage pour négocier une trêve durable avec les Oloden, une nouvelle menace est apparue sur la Mer d'Écume : la flottille pirate de la renégate kerdane, Valeria "Negra", qui harcèle les lignes maritimes depuis l'été 38.
Possédant une véritable nef de guerre "hauturière" qu'on prétend invisible (!), la redoutée Penumbra, Valeria a –en seulement une année– capturé, pillé et coulé suffisamment de navires kerdans et ondrènes entre le Golfe Cinglant et les Îles de Grès pour déborder complètement la protection maritime des Maletudine et devenir l'ennemie prioritaire de la marine marchande, donc du cartel.


Pour éliminer "la Negra", ce cartel a recruté en l'an 39 l'aide des Sotorine et des Lalnyhari, les premiers ayant traité avec la pirate avant qu'elle ne s'en prenne aux commerce en Mer d'Écume (alors qu'elle magouillait à Felriane avec des Hornois, voir les épisodes 35) "Hivernage à Felriane" et 36) "Profondeurs") et les secondes parce qu'elles avaient établi une sorte de pacte avec Valeria (durant l'épisode 44) "Long Courrier") –mais celle-ci s'est vite démontrée complètement incontrôlable.
Personnellement affectée par la mort de sa propre marraine, Circé Melangoline, aux mains de la Negra, Rosella organise aujourd'hui une grande offensive maritime visant à débusquer la flotille pirate jusque dans son repaire de la baie des Guivres et l'attaquer avec la plus vaste flotte militaire depuis la Guerre des Lunes...

Icone-rose des vents.png

Cette concurrence est aujourd'hui en train de se modifier largement : d'abord, les Torodine et l'appui des Maletudine leur apportent la puissance militaire pour défendre leurs profits contre la piraterie au large des Îles de Grès comme le bois d'arbres-ancêtres nécessaire à leurs chantiers navals et, bientôt, à une nouvelle expansion vers les Royaumes d'Ébène.

Mais, dans l'intervalle, la vieille alliance des Melangoline avec le baron Berinor de Salviane leur a coûté assez cher lorsque celui-ci a perdu la confiance du Duc-Gouverneur et donc la cité d'Aroche, et que Lamdo d'Orsane a, en représailles, commencé à taxer les bénéfices de leur arche d'Orsigile suite à une malheureuse affaire de contrebande de sel.

Aujourd'hui, l'arche arochaise commence donc à être déficitaire et doit demander des fonds et des armes aux Torodine pour honorer les commandes passées par les régiments mercenaires... Le plus important de ces contrats, passé avec le général Arund-le-Taureau, a d'ailleurs été mis à mal lorsqu'une certaine Diane Maletudine a eut la mauvaise idée d'égorger l'un des lieutenants préférés du Taureau, Greylen le Gantelet. Mais les Melangoline ne sont pas devenus une dynastie en pleurant sur leur sort : ses membres arochais devisent actuellement des projets audacieux pour sortir de cette mauvaise passe et pouvoir enfin profiter financièrement de la guerre qui vient... encore faudrait-il éviter qu'une bande de chiens fous comme les Talendan ou les Sotorine débarquent soudain dans leur jeu de quilles.


Les Melangoline ont en effet trois plans parallèles :
  • retrouver Diane Maletudine et la livrer au Taureau,
  • participer à la construction des navires de la future flotte de guerre arochaise, avec le soutien technique d'Almerino Maletudine et Jianni Torodine,
  • prendre pied en territoire Liam'Lon, où des rapports consistants placeraient un nouveau passage vers les Sylves permettant de contourner l'hégémonie des Venderine à Duriane.

Attention, gros spoiler.


Ils ignorent néanmoins que, si le passage existe en effet par le Défilé des Hurlements, celui-ci donne sur les Terres Déchiquetées où les Del'Ranan ont trouvé refuge depuis qu'ils ont été subitement décimés par les Semi du Pays des Glaces : c'est là-bas qu'on joue actuellement l'épisode introductif solo intitulé "le Rêve au Sud", dans une contrée glaciale et envahie par les monstres.

  1. D'ailleurs voisine de Corvado, terre natale des Sotorine, dans l'archipel de Mantilla, le plus au Nord des contrées kerdanes.
  2. Quoique les Kerdans n'en parlent guère aux Terrane, préférant conserver l'image d'un peuple trop civilisé pour la guerre, eux aussi ont eut leur période de conflits pendant l'Âge Sombre...
  3. Des navigateurs Celsine ont en effet exploré la région des Lisières puis celle des Lacs, atteignant Aroche en -112 et même Darverane, alors une petite bastide de chasseurs lorunois, en -93.
  4. Inspirant en cela une autre aventurière issue de la clientèle des Torodine : Fiona Sotorine.
  5. Les Maletudine gardent d'ailleurs un très mauvais souvenir de ce blocus puisque, en sus d'y avoir opéré en première ligne et repoussé les assauts répétés des flottilles orsanies au prix de sanglants combats navals, les corsaires n'ont finalement jamais été payés par leurs patrons Venderine ni leurs commanditaires Aramides : les deux puissances se renvoyèrent la facture pendant plusieurs années, jusqu'à ce que les Maletudine obtiennent du Concile d'être libérés de ce patronage infamant.
  6. Les Enssyons et les historiens prétendent en effet que l'Arche des Sables était l'une des merveilles architecturales de la côte du Levant, rivalisant paraît-il avec les constructions antiques du Royaume Solaire, mais il n'en rete aujourd'hui que quelques descriptions lyriques dans de vieilles chroniques régionales et une poignée de statues, récupérées par les Melangoline et maintenant exposées dans leurs bureaux locaux.

Pages dans la catégorie « Melangoline »

Cette catégorie contient 10 pages, dont les 10 ci-dessous.