Catégorie:Celsine

De Marches du Nord
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La lignée savante des Celsine a longtemps compté parmi les plus éminentes dynasties insulaires, seulement dominée par les Venderine et concurrencée par les Melangoline ou les Torodine : des archipels kerdans jusqu'aux Marches du Nord en passant par Narcejane, Rigorne, Felriane, Lycène ou même Duriane, les Celsine formaient sans doute l'institution scientifique la plus avancée du monde connu, et ses érudit·es furent à l'avant-garde d'immenses progrès dans des domaines aussi variés que la navigation, l'astronomie, la cartographie, la chimie, l'ingénierie ou l'histoire, et furent les premiers à étudier les peuples continentaux.

Mais après des siècles de découvertes et de prestige, une certaine négligence de leurs intérêts économiques, quelques naufrages en Mer d'Écume, de subséquents revers financiers et une offensive boursière lancée par les Maletudine poussèrent finalement les Celsine à la banqueroute il y a une cinquantaine d'années. Désormais noyée de dettes, ses sièges au Concile kerdan et la plupart de ses comptoirs liquidés aux profits des familles concurrentes, la lignée déchue ne survit plus qu'en louant ses compétences aux autres dynasties, la majorité des Celsine étant condamnés à une vie de servitude dans le vain espoir de rembourser un jour leurs nombreux débiteurs...


Jadis

L'âge d'or de la "dynastie blanche" commença il y a près de deux siècles avec Lorenzo Celsine : solide marin et négociant habile, c'est pourtant comme armateur qu'il connut la fortune et acheta son premier siège au sein du Concile kerdan. Le Concile était alors une jeune institution luttant pour unir les archipels, où Lorenzo se montra un politicien habile et une force unificatrice. Il eut également trois enfants qui, chacun, allaient entrer dans les annales en excellant dans un domaine particulier...

Fils aîné de Lorenzo, Lietro fut un grand navigateur : défiant les éléments, il ouvrit de nouvelles voies maritime inconnues à travers les Mers Serpentines pour établir le premier comptoir kerdan dans les Royaumes d'Ébène, dont les épices et autres denrées exotiques enrichirent s'avantage les Celsine. Bien que cet explorateur soit devenu diplomate sur le tard, et notamment ambassadeur des archipels auprès de l'Empire de Fehn, Lietro mourut en mer, défiant une dernière fois la tempête et ajoutant à durable sa légende.

Sa sœur Trisca, négociante avertie et politicienne hors pair, su justement tirer parti de l’image de son frère pour promouvoir sa famille et étendre son influence : en plus de grandement rentabiliser les relations diplomatiques et comptoirs méridionaux établis par son aîné, elle se montra une généreuse mécène pour tous les artistes (barde, peintre ou sculpteurs) disposés à vanter les louanges de Lietro, au point d'atteindre le poste envié de Chancelière du Concile.

Paracello, le cadet et le moins célèbre, fonda pourtant la tradition la plus durable de la famille : érudit passionné par l’enseignement, l'influence et la fortune accumulées par sa sœur lui permirent d'ouvrir l'une des premières facultés kedanes, qui eut pour élèves les héritiers de la plupart des grandes familles Kerdane sur plusieurs générations, gagnant un grand respect pour lui-même et le nom des Celsine.

Après cette illustre génération, le nom des Celsine avait acquis un poids indéniable parmi les Archipels et, quoiqu'ils fussent bientôt supplanté en politique par les Venderine et dans le commerce par les Melangoline, leur vaste descendance continua pendant plus d'un siècle d'ouvrir des comptoirs jusqu'en terres ondrènes et d'ajouter au renom de leur dynastie en tant que savants et diplomates.


Felriane & Lycène

Au début du premier siècle avant l'Ère Impériale, les Celsine se joignirent à l'expansion continentale initiée par leurs alliés Venderine, en fondant leur première arche dans la petite cité felrianaise de Sielle, puis une seconde dans le petit royaume côtier de Lycène (en -75), participant ainsi à la construction du (premier) port d'Enssyane.
Bien plus que des comptoirs commerciaux, ces arches étaient avant tout des académies où les Celsine dispensaient leurs propres sciences tout en étudiant les coutumes et l'histoire des continentaux. Et quoique ces préoccupations savantes les amenèrent à négliger leurs priorités financières [1]


Déclin

Pourtant, leur situation financière se dégradait lentement, et s'effondra tout à fait lorsque éclata la Guerre des Lunes, qui vit d'abord la destruction d'Enssyane puis un net ralentissement du commerce vers Felriane. Ayant par ailleurs investis la plupart de leurs réserves dans le développement de coûteuses recherches scientifiques dans leur archipel natal et jusqu'à Horne, les Celsine durent peu à peu revendre leurs comptoirs à d'autres familles, puis devinrent finalement une famille "cliente" des puissants Venderine, leur cédant leurs sièges au Concile et ajoutant alors le noir aux couleurs familiales.

Leur chute ne s'arrêta pas là : il y a deux générations, une série de mauvais investissements et la perte de leur navire amiral lors d'une tempête au large de Felriane mis la famille en si mauvaise posture que les Venderine leur retirèrent leur soutien. C'est ce qui permit alors aux Maletudine, une famille jusque là bien moins influente mais agressivement ambitieuse et soutenue financièrement par la dynastie Torodine, de s'approprier les dernières concessions des Celsine affaiblis : la banqueroute allait suivre.


Aujourd'hui

Suite à ses revers, leur maison mère se remplit alors de cousins, nièces et neveux en déshérence, venant d’un peu partout chercher un toit et de l'embauche. Les Celsines s'était toujours enorgueillis d’être une famille très nombreuse mais, en ce moment de crise, nourrir, loger, éduquer et employer tant de monde se révéla vite un défi... que les chefs de famille, après quelques années de largesse coûteuses, refusèrent de relever plus longtemps. Un drame se joua alors : pour éponger leurs dettes grandissantes, les Celsine décidèrent de placer en apprentissage le maximum des leurs, utilisant ce qui leur restait d’influence. Nombre d'entre eux durent s’exiler, travailler pour des concurrents et certains durent même offrir leur labeur aux familles même qui avaient précipité leur chute.

Aujourd'hui, les Celsine sont considérés comme une famille "mineure" dont la vaste descendance accepte un peu partout les travaux les plus intellectuels, les plus dangereux ou les moins reluisants.


l'Arche de Sielle

Fondée à l'époque de leur gloire sur la côte sud de Felriane, l'arche de Sielle était déjà bien plus qu'un comptoir marchand : une immense bibliothèque cartographique et un haut lieu de l'enseignement (qui inspirerait d'ailleurs plusieurs établissements impériaux dont l'université de Paremine). Toutefois, nombre des cartes marines qui assurèrent longtemps leur maîtrise des mers ont depuis été revendues pour éponger les dettes les plus pressantes et, malgré la ruine qui menace peu à peu l'observatoire astronomique, les bassins ostréicoles, les jardins botaniques, les anciennes cales sèches et presque tous les autres bâtiments de ce qui fut jadis une merveille architecturale, les Celsine s'acharnent à pérenniser l'école qui est leur dernière enclave en terre impériale...



MEMBRES CONNUS :

  • Leguizano, Archonte de Sielle et de facto patriarche des Celsine sur la côte du Levant.
  • Demetrio, un très vieux géographe et mathématicien, doyen et donc "chef" de la branche arochaise de la famille, qui commence à sévèrement perdre la tête. Parmi ses anciens élèves on compte l'érudit Ordano Sotorine...
  • Dario, une des étoiles montantes de la famille, d'abord "questor" pour les Melangoline et commandant aujourd'hui le guet du bailliage de Tal Endhil.
  • Yanta, administratrice-mercenaire depuis son veuvage de Bernardo Melangoline, intendante de l'Arche Sotorine de Bastelle pendant plusieurs années, brièvement appelée sur le Coppavento puis envoyée dans l'équipage indépendant de Bartolome Sotorine, elle attend toujours la nomination promise comme responsable du comptoir d'Écume 7...
  • Gregorio, le colossal petit frère benêt de la précédente, engagé avec elle sur L'Orso.
  • Althéa, érudite itinérante et questora occasionnelle basée à Enssyane.
  • Rovisto "l'Antiquaire", grand frère de la questora Althéa, escroc cupide renié par sa famille. Il est impliqué dans un grand nombre d'opérations archéologiques tout le long du Golfe de Meren.
  • Oliane, célèbre naturaliste dirigeant le Chapitre de Botanique au collège ducal de Farlane.
  • Ornella, gestionnaire polyglotte employée par la Légation talendane à Aroche.

  1. sous-traitant notamment leur commerce maritime aux Melangoline puis à la jeune famille des Sotorine, installés dans le port (relativement) voisin de Tharguel en -57.

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