Lac Deuxième : Différence entre versions

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== Heydan Raden ==
 
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Largement inoccupé depuis l'expulsion des [[Kormes]] hors de la [[vallée des Lacs en Paliers]], les berges nord du lac abrite depuis les Semailles de l'an 37 un '''petit village de réfugiés [[emishen]]''', installé par les civils [[So'Sherkan]] fuyant la guerre dans la [[Marche des Gemmes]] (sur les vestiges du quartier-général de [[Lashdan]]). <br>
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Largement inoccupées depuis l'expulsion des [[Kormes]] hors de la [[vallée des Lacs en Paliers]], les berges nord du lac abrite depuis les Semailles de l'an 37 un '''petit village de réfugiés [[emishen]]''', installé par les civils [[So'Sherkan]] fuyant la guerre dans la [[Marche des Gemmes]] (sur les vestiges du quartier-général de [[Lashdan]]). <br>
Mais depuis une violente incursion menée par [[Heymdal "l'Émacié"]] (alors à la poursuite de la sorcière [[Soashna]]) et de sévère remous diplomatiques, les [[Talendans]] ont commencé à fortifier l'endroit et incité quelques familles [[:Catégorie:Les Remans|remanes]] à s'y installer en signe de bon voisinage, valant à l'endroit d'être désormais '''baptisé ''Heydan Raden'', "le Village Protégé"'''. <br>
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Mais depuis une violente incursion menée par [[Heymdal "l'Émacié"]] (alors à la poursuite de la sorcière [[Soashna]]) et de sévères remous diplomatiques, les [[Talendans]] ont fortifié l'endroit et incité quelques familles [[:Catégorie:Les Remans|remanes]] à s'y installer en signe de bon voisinage, valant à l'endroit d'être désormais '''baptisé ''Heydan Raden'', "le Village Protégé"'''. <br>
 
Si le nouveau "[[Bailli Durgaut|bailli de Tal Endhil]]" espère ainsi démontrer qu'il respecte ses engagements d'accueil et de protection des réfugiés [[:Catégorie:Pacifistes|pacifistes]], comme promis dans le cadre de son alliance avec les [[Elloran]] et les [[Sentinelles de l'Orage]], la confiance des réfugiés est encore loin d'être totale et ses habitants emishen ont obtenu des armes pour assurer désormais leur propre ''protection''. En tous cas, depuis que les combats s'intensifient dans la haute vallée du [[Dramguil]] (de [[Corelguil]] jusqu'aux [[montagnes du Tranchoir]]), il semble que le chef [[:Catégorie:Rebelles|rebelle]] [[Alon Sorhan]] commence à expédier de plus en plus de civils vers la "'''[[Reishin_Ghoran#Zone_de_Paix|zone de paix]]'''", ne serait-ce que pour dégager le champs de bataille et avoir moins de bouches à nourrir, et la population de Heydan Raden ne cesse de croître...
 
Si le nouveau "[[Bailli Durgaut|bailli de Tal Endhil]]" espère ainsi démontrer qu'il respecte ses engagements d'accueil et de protection des réfugiés [[:Catégorie:Pacifistes|pacifistes]], comme promis dans le cadre de son alliance avec les [[Elloran]] et les [[Sentinelles de l'Orage]], la confiance des réfugiés est encore loin d'être totale et ses habitants emishen ont obtenu des armes pour assurer désormais leur propre ''protection''. En tous cas, depuis que les combats s'intensifient dans la haute vallée du [[Dramguil]] (de [[Corelguil]] jusqu'aux [[montagnes du Tranchoir]]), il semble que le chef [[:Catégorie:Rebelles|rebelle]] [[Alon Sorhan]] commence à expédier de plus en plus de civils vers la "'''[[Reishin_Ghoran#Zone_de_Paix|zone de paix]]'''", ne serait-ce que pour dégager le champs de bataille et avoir moins de bouches à nourrir, et la population de Heydan Raden ne cesse de croître...
  

Version actuelle en date du 14 décembre 2020 à 11:33

Andh Endhil, le "Lac Deuxième", est le plus grand lac de la vallée des Lacs en Paliers, mesurant un peu plus de 30km par 20, et situé à quelques 1.600m d'altitude. Découpé en trois bassins principaux par les montagnes environnantes (la Cordillère des Soupirs au nord et les Monts d'Azur au sud), il est bordé d'épaisses forêts et de vastes marais envahissant largement le deuxième "palier" de la vallée.
Si son principal affluent est le Fleuve des Lacs en Paliers, qui s'y jette par le sud-ouest via le Lac Premier, il recueille également les eaux du Torrent Glacé (coulant depuis le Mont-Gardien, au nord-ouest), du bras ouest de la rivière des Palabres (descendant du nord depuis les Quatre Parleurs), du large torrent des Éperviers (descendant des contreforts de la Pointe Bleue jusqu'à la rive sud du lac) et du petit Edelsh'il (coulant au pied de la Mine Bénie), sans compter une myriades d'autres rivières de moindre importance et de petits ruisseaux.

Tout récemment, les vestiges d'un cercle de pierres ont été découvert dans le grand marécage du sud-est.
En aval du Lac Deuxième, de tumultueux rapides et plusieurs chutes d'eau rendent la navigation pour le moins "sportive" avant de rejoindre le "palier" suivant, c'est à dire le Lac Troisième...

Si les Talendans ont longtemps négligé l'endroit, la rive sud du lac fut finalement explorée lors de la visite de Son Éminence, le Primat Aristame de Gorme, au cours de l'épisode 24) "La Sanction", une escouade de vaillants chasseurs de sorciers y ayant traqué la redoutable Soashna...

Lac-Deuxième-Photo.jpg


Heydan Raden

Largement inoccupées depuis l'expulsion des Kormes hors de la vallée des Lacs en Paliers, les berges nord du lac abrite depuis les Semailles de l'an 37 un petit village de réfugiés emishen, installé par les civils So'Sherkan fuyant la guerre dans la Marche des Gemmes (sur les vestiges du quartier-général de Lashdan).
Mais depuis une violente incursion menée par Heymdal "l'Émacié" (alors à la poursuite de la sorcière Soashna) et de sévères remous diplomatiques, les Talendans ont fortifié l'endroit et incité quelques familles remanes à s'y installer en signe de bon voisinage, valant à l'endroit d'être désormais baptisé Heydan Raden, "le Village Protégé".
Si le nouveau "bailli de Tal Endhil" espère ainsi démontrer qu'il respecte ses engagements d'accueil et de protection des réfugiés pacifistes, comme promis dans le cadre de son alliance avec les Elloran et les Sentinelles de l'Orage, la confiance des réfugiés est encore loin d'être totale et ses habitants emishen ont obtenu des armes pour assurer désormais leur propre protection. En tous cas, depuis que les combats s'intensifient dans la haute vallée du Dramguil (de Corelguil jusqu'aux montagnes du Tranchoir), il semble que le chef rebelle Alon Sorhan commence à expédier de plus en plus de civils vers la "zone de paix", ne serait-ce que pour dégager le champs de bataille et avoir moins de bouches à nourrir, et la population de Heydan Raden ne cesse de croître...

De fait, à la fin des Moissons de l'an 37, le village comptait près de 200 habitants principalement Edell'Okhil et Tallalnen, récemment rejoints par une poignée d'Okhina'en, des Halia'Hetan et très exactement trois familles ondrènes (des bûcherons et des bergers). Tous semblent y reconnaître l'autorité du chaman Kal Tayvohn, qui s'est entouré d'un petit conseil pour organiser le village dans le respect du Hagad.

On y vit principalement de l'élevage des moutons nordiques, de la culture du veidhin, de la pêche et, depuis peu, de l'herboristerie. Un début de négoce d'aelaghan s'y développerait d'ailleurs avec les Sentinelles du proche camp de la Rivière de Neige et la communauté elloran séparatiste de Madh Endhil...
Quelques Edell'Okhil, parfois même des esclaves évadés des mines du Tranchoir, ont d'ailleurs accepté de travailler à l'extraction d'argent dans la Mine Bénie (à 25km au sud).

Village-01.jpg


Le village, tel qu'Eldan "le Moineau" l'a découvert en s'y arrêtant avant d'entreprendre l'ascension de la Cordillère des Soupirs :
"Il n'y a presque huit lieues (32km) de Tal Endhil à Heydan Raden, la piste est mauvaise et ça grimpe plutôt sec à travers marais, forêt, prairie, re-forêt et pierriers : en partant à l'aube (le "chef" un peu fatigué mais ravi par sa nuit), même à marche soutenue et en houspillant la mule, le soleil se couche déjà derrière les Hasparren lorsque Eldan, son quintet d'élite et sa carriole arrivent par le nord-est, à travers des champs irréguliers où le veidhin est presque mûr, pour découvrir, niché derrière un bosquet de sapins en bordure des marais, le nouveau village "fortifié".
Enfin : "qui a une palissade partielle" et une sorte de barrière en travers de l'unique portail (surmonté d'une tourelle). Pas de quoi soutenir un assaut en règle, donc, mais quelques soldats et Sentinelles de l'Orage travaillent à renforcer tout ça.

Si l'endroit est apparemment dirigé par un chaman long et austère aux cheveux gris nattés, c'est tout de même un Ondrène rougeaud, un certain Grondhir, qui vient accueillir l'équipe avec chaleur : après avoir salué tout les arrivants (comme s'il était ravi de retrouver des "civilisés"), il s'empresse d'inspecter le chargement en poussant de petits cris d'approbations sous l’œil blasé de l'Edell'okhil appuyé sur son grand bâton et, finalement, propose de recevoir toute l'équipe à dîner.
"Ne sommes nous donc pas là pour fraterniser ?" lâche le chaman d'un ton froid mais dans une excellente langue des Pères. Et comme Grondhir peine à comprendre, il ajoute : "Les soldats et les villageois dîneront tous ensemble à la longue maison". Ce qui sonne moins comme une invitation que comme une convocation...

Le village lui-même commence à remplir le périmètre de sa palissade inachevée : trois douzaines de huttes chaumées en rondins ou en mortier (et 4 ou 5 plus anciennes en pierre), quelques autres en constructions, deux étables (où la livraison est prestement remisée), un corral pour les chevaux et une bergerie où une poignée de jeunes gens poussent des moutons râleurs, un grenier sommaire ressemblant à une très grosse ruche sur de courts piliers, quelques poules que poursuivent des gamins...

Et, au centre, une "longue maison" emishen : un grand édifice de bois ajusté aux piliers sculptés sous un haut toit triangulaire où perce une ouverture ronde pour le grand foyer central. Les portes ne sont encore fermées que par des peaux (quatre So'Sherkan travaillent dans un coin à raboter de grands panneaux de bois), mais l'intérieur est couvert de couvertures chamarrées et d'épaisses fourrures qui recouvrent en grande partie le tapis de joncs.
Près d'une trentaine de personnes sont déjà là : quelques adolescents répètent un morceau de musique "presque juste", un bûcheron tatoué discute avec quelques Emishen dans une Langue des Vents approximative, trois jeunes femmes mettent un mouton à rôtir en riant pendant que deux hommes plantent une grosse marmite de bronze dans le lit de cendres et de braises, une adolescente attendant près d'eux avec un panier de grains, de légumes sauvages et de baies (apparemment, tout ça va cuire ensemble)...
Au delà du foyer bordé d'un muret de pierres plates, un groupe de vieilles (et une Ondrène trapue dans la trentaine qui semble assez à son aise) filent la laine à la lumière d'une lampe à huile tout ce qu'il y a d'impériale et, tout au fond, un groupe d'enfants des deux peuples jouent apparemment à faire voler une sorte d'hélice (?).

Une fois qu'Eldan a pu observé tout cela, Tayvohn se fend d'un demi-sourire pour commenter : "Ça commence à prendre forme, non ?". Puis, après avoir insisté pour que les soldats laissent leurs armes près de l'entrée (où s'entassent déjà des arcs, des glaives, des haches, des lances... mais aussi des faux, une grande masse de pierre et, curieusement, une scie à cadre), il invite le Moineau et ses compagnons à s'assoir (en tailleur) à la place d'honneur, au plus près du feu."


► Le flot des réfugiés s'étant légèrement accru à la fin de l'été (à cause de la multiplication des combats dans la Marche des Gemmes et les efforts de la Caravane des Enfants), le village compte un peu plus de 350 habitants au mois des Chasses de l'an 37.

Carte

Quoique les alentours du lac soient encore largement sauvages, on notera toutefois la récente installation du village emishen de Heydan Raden sur sa rive nord, les rapides (R) en aval et la proximité de la Mine Bénie, sous laquelle passe le torrent Edelsh'il...

↓ Secret réservé aux PJ "Herboristes".


L'adret de ce premier vallon, et plus particulièrement les marais qui précèdent les rapides, semble être un excellent terrain pour l'Herbe-Nuage, qui pousse en pagaille parmi les joncs...

Malgré le tabou interdisant de "forcer le don de la nature", les Kormes de Lashdan avaient même commencé à y cultiver cette herbe psychotrope pour l'échanger à des contrebandiers remans contre des armes nécessaires à leur grande offensive contre la Marche des Lacs (stoppée par Durgaut et ses Talendans à la bataille du Lac Sanglant).
Lorsque les premiers réfugiés s'installèrent dans les huttes du QG abandonné deux mois plus tard, il y découvrirent ainsi de véritables meules d'herbe-nuage à des stades variés de séchage (ou de pourriture), probablement récoltées et stockées depuis plus d'un an. Prévenu, le chef des Sentinelles de l'Orage, Kal Kirhan, ordonna de les détruire et cette imposante récolte fut donc brûlée (montant à la tête des réfugiés pendant quelques jours).

Pour autant, à la fin des Fenaisons, les marais de la rive nord étaient encore largement parsemés d'herbes arrivées à maturité...
Jusqu'à ce que, suite à l'attaque menée nuitamment par l'Émacié contre leur nouveau village, les civils So'Sherkan le désertent pendant presque trois huitaines pour se retrancher au campement des Sentinelles, à l'embouchure de la Rivière de Neige, à une journée-et-demie de marche. Après que Son Éminence le Primat ait finalement quitté Tal Endhil et que l'infâme sorcière Soashna ait été tuée dans les marécages au sud du Lac Deuxième, Islinna intervint pour rassurer Kal Tayvohn et ses réfugiés, Durgaut leur promis de fortifier leur village, leur distribua des armes et tout rentra dans l'ordre.

Mais, inexplicablement, lorsqu'ils rentrèrent dans leurs chaumières à la huitaine passante des Cueillettes, les réfugiés réalisèrent progressivement que toute l'herbe-nuage restant dans les marais avait été récoltée en leur absence...


↓ Secret réservé aux PJ "Emishen".


Pour autant, en bordure du large bassin de la deuxième chute, un discret gué -signalé par un petit cairn- permet en fait à des cavaliers habiles d'y traverser le fleuve..