Dharomjarn (Inflexible Gardien à l'Étendard de la Foi)

De Marches du Nord
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Longtemps appelé Bahardabras "le Hornois", l'Inflexible Gardien, Dharomjarn à l'Étendard de la Foi‏ (son nom hornois légitime, avec ses titres mais en "forme courte"), est une redoutable « Lame d'Airain » issue de l'élite guerrière du royaume de Horne.

Celui qui se faisait appeler Bahardabras est issu d'une culture raciste, ségrégationniste, machiste, violente et moralement rigide.
Grand, musculeux et équipé d'un armement très supérieur à ce qui se fait dans l'Empire, il fait peur à tout le monde. Il fait pourtant des efforts importants pour, sinon s'intégrer, du moins supporter les individus que sa culture considère comme inférieurs (Remans), maudits(Fehnri), voire a peine mieux qu’animaux (Emishen).

Ses compétences et ses efforts ont été remarqués par le capitaine Durgaut qui l'a nommé lieutenant puis capitaine, et lui a confié, entre autres, le soin d'organiser la conscription à Tal Endhil, la défense de la Passe de Nilfenan et le commandement de la redoutable escouades de Hotars loués à grand frais.
Accessoirement, les quelques Emishen qui apprécient le Capitaine ont pris l'habitude de l'appeler "Tête-de-Caillou", une subtile allusion à son crâne rasé comme à son naturel renfrogné...

► Pour ceux que ça amuserait et qui aurait quelques connaissances en Histoire antique ou hornoise, voire qui parlerait Hornois, les noms, titres et ascendance complets de l'Inflexible :


Inflexible Gardien d'Airain et Gonfalonier du Bastion - Dharomjarn à l'Étendard de la Foi, fils de l'Invincible Gardien - Norgondram au Rempart du Sanctuaire, petit-fils de l'Invulnérable Protecteur - Ordrash sur le Pont Étoilé, et de la Resplendissante Matrice des Sublimes - Eordarahl au Jardin de Sagesse, fille de la Radieuse Maîtresse des Invaincus - Eteoldhran au Balcon Tutélaire.
Mais, généralement, il n'y a guère que le "Redoutable Chef d'Escouade - Ahroanfar, le Bâtard et la Honte de son Révéré Père, l'Implacable Défenseur du Bastion - Okrathoran au Rempart du Sanctuaire" pour appeler l'Inflexible par ses titres complets, et encore seulement quand il est d'humeur formelle...


Historique

Âgé d'une vingtaine d'année, Dharomjarn ‏ a grandi auprès de son père, mercenaire dans les armées impériales. Lui-même se loue depuis qu'il est en âge de porter les armes, et n'a jamais connu une autre vie.

Vétéran de la guerre des sylves, il a combattu dans les marches du nord dans une unité de mercenaire Hornois.

Après la dissolution de ces unités, il a été intégré dans la patrouille mercenaire dirigée par le sergent Esic Le Cornu.

Il s'y est plutôt bien intégré, même si il fallut presque un an pour que les autres comprennent (le capitaine ayant étalé sa science) comment prononcer son nom : "Bahardabras" et pas "Barbaras".

Comme il ne s’était jamais plaint de la manière dont son nom était prononcé, il a surpris tout le monde en expliquant, au retour de son séjour au Bastion Hornois d’Aroche, qu’il fallait désormais l’appeler l'Inflexible Gardien, Dharomjarn à l'étendard de la foi (ou "au Perron de la Gloire", il semble qu'il y ai eu plusieurs versions)‏, et qu’il préférait qu'on l'appelle simplement "Sergent" plutôt qu'écorcher son nom et ses titres.

Depuis qu'il a été nommé capitaine, "Mon Capitaine l'inflexible", appellation qui semble ne pas le déranger, a été adopté par les gens qui ont besoin de s'adresser à lui.


L'histoire de l'Inflexible Gardien, Dharomjarn à l'Étendard de la Foi, fils de l'Invincible Gardien, Norgondram au Rempart du Sanctuaire, petit-fils de l'Invulnérable Protecteur, Ordrash sur le Pont Étoilé, et de la Resplendissante Matrice des Sublimes, Eordarahl au Jardin de Sagesse, fille de la Radieuse Maîtresse des Invaincus, Eteoldhran au Balcon Tutélaire (c'est ça, son nom complet), commence avant sa naissance.

A la chute du Sanctuaire, le père de Dharomjarn, Norgondram, fils d'Ordrarsh, était une de ces Lames d'Airain déjà âgée qui ont été chargé d'exfiltrer des VIP lors de la dernière sortie, suicidaire, menée par le Roi de Horne. Il partit planquer la Resplendissante Eordarahl (et sa suite) dont il avait la charge le plus loin possible, c'est à dire au Pays des Sylves, au-delà de la frontière occidentale de l'Empire. Dans cette contrées sauvages et tumultueuse, les serviteurs se sont occupé de bâtir une petite ferme et Norgondram de la défendre contre les hommes-fauves, les démonistes, les pillards et mêmes ces conards de Dalanes (le peuple de la région de Duriane) qui faisaient régulièrement des incursions.

Son époux étant mort avant de lui donner une descendance et personne d'autre de sa caste n'étant disponible, la jeune Eordarahl a convenu avec son Gardien qu'il lui donne un fils (les Resplendissantes savent choisir le sexe de leurs enfants), qu'elle a baptisé Dahromjarn, "Espoir", mais que l'on appelait Bahardabras, "Secret", pour le protéger des démons qu'un sorcier "térénide" nommé Juhnwolk (« vaisseau » de l’esprit maléfique du loup efflanqué, appelé le « chacal » par les occidentaux) avaient promis d'envoyer contre eux après que Norgondram ait éradiqué sa clique (parce qu'ils capturaient leurs servantes pour leurs sacrifices).

Quoiqu'ils ne s'aimèrent point (mais ça n'a aucune importance quand on a pour mission d'assurer la descendance), les deux parents élevèrent leurs fils dans la tradition guerrière et religieuse hornoise la plus rigoureuse pendant presque 4 ans avant que Juhnwolk ne revienne assouvir sa vengeance avec la bande d'hommes-fauves et les démons qu'il avait asservi, rasèrent la ferme et massacrèrent tous ses occupants, sauf Norgondram qui parvint à achever les sorcier et les derniers assaillants, sauvant son fils de justesse.

Incompétent dans tout autre domaine que le combat et désormais seul avec une jeune bouche à nourrir, la Lame d'Airain résolu de retourner vers Duriane et de chercher de l'embauche comme mercenaire chez les Remans, beaucoup moins tolérants avec les sorciers que ces décadents de Dalanes (faut au moins leur reconnaitre ça), prenant lui aussi une identité "anonyme" pour plus de sécurité. Son fils a donc grandi parmi les compagnies mercenaires où son père et lui étaient connus comme "les Barbaras", parce c'est plus facile à prononcer, que ça fait vaguement "barbare", que c'est rigolo et que, tant qu'on employait pas leurs Vrais Noms, les deux Hornois s'en foutaient. Eux non plus ne "s'aimaient" pas vraiment car le vieux était quand-même un gros conard d'intégriste mais, quand on a une mission sacrée, c'est pas la question.

Lorsque Norgondram a finalement trouvé une mort glorieuse sur un champ de bataille de la Guerre des Sylves (vers 80 ans), il avait néanmoins réussi à former un excellent guerrier de presque 16 ans, très respectueux des coutumes et doté d'une armure hornoise complète (que son père a mis plusieurs années à rassembler et ajuster). Ramassant la Lame paternelle, "Barbaras le Jeune" est reparti en quête de combats et d'enseignements... ce qui fut assez laborieux pour le jeune sociopathe sanguinaire et intégriste qui ne savaient encore pas bien lire, parlait mal la Langue des Pères (son père ayant concentré ses maigres talents éducatifs sur l'essentiel : la religion, le combat, l'histoire militaire...) et devaient se soumettre à des quantités invraisemblables de règles emmerdantes.

Après plus d'un an de relative disette, un Hotar de rencontre lui signala que l'Armée du Nord embauchaient tous les guerriers hornois qu'elle pouvait trouver pour éradiquer les Kormes et, après quelques mois à combattre avec ses semblables dans les montagnes du Pays des Vents, Barbaras eut la malchance de voir son unité dissoute après que son chef, Rordomogar, eut un jour décidé d'édifier un certain général Sigrell de Lorune sur la tradition hornoise et le prochain retour du royaume de Horne "pour lui faire comprendre ce que c'est qu'un vrai guerrier".

Finalement intégré à une patrouille mercenaire dirigée par le sergent Esic Le Cornu, notre taliban orphelin a découvert en lui un bon chef, tout à fait capable de respecter les devoirs religieux d'un hornois (lui épargnant notamment les beuveries et les virées au bordel) et lui-même passionné d'histoire militaire, avec qui "Barbaras" a, pour la première fois de sa vie, noué des liens d'affection.

Peu après son 18° anniversaire, "Barbaras" et sa patrouille ont été à nouveau réintégré à une troupe plus vaste, escortant la caravane de printemps et un tout nouveau capitaine vers l'avant-poste de Tal Endhil...

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Apparence

Très grand, très costaud, crâne rasé caché sous son heaume et toujours armé, Dharomjarn fait peur à tout le monde.

Il n'enlève armure et heaume que pour les nettoyer ou se laver, ce qu'il fait très régulièrement et avec un soin maniaque (ce qui fait qu'on le peut le voir souvent à poil, dans l'eau, en train de s'astiquer avec vigueur).

Religion

Suivant à la lettre les principes de la religion de son peuple, il passe sa vie à appliquer des interdits religieux obscurs.

Pour résumer, il se tient droit, ne boit pas, ne jure pas, ne joue pas, ne baise pas, ne triche pas, ne ment pas, ce qui détonne franchement dans le ramassis de soudards que sont les mercenaires.

Si il respecte à la lettre ses préceptes, il n'est pas du tout prosélyte et s'efforce de pas se mêler plus des affaires des autres qu'il ne voudrait qu'on se mêle des siennes.

C’est-à-dire pas du tout. Comme il l’explique de manière très vigoureuse aux importuns.

Attitude

Isolé dans une armée étrangère ou personne ne parlait sa langue et ne partageait sa culture, le jeune Dharomjarn est un relativement bon camarade pour un intégriste intolérant, qui fait preuve d'une curiosité infatigable, franchement surprenante pour un Hornois.

S'il est d'une violence effrayante quand il combat, il est "juste" bourru le reste du temps. On l'aurait même vu courir après les gamins des rues de Tal'Endil sans en tuer aucun.

Depuis son arrivée à Tal'Endil, il a appris la langue des vents tout seul, le calcul, la lecture et l'écriture (auprès de Vighnu Pratesh, seul lettré à ne pas s'être défilé).

Lorsque le capitaine l'a nommé sergent et l'a chargé d'organiser la conscription à Tal'Endil, il s'est exécuté avec tact et délicatesse. Avec l'aide du père Daverom, il a fait en sorte que la mobilisation prive le moins possible la vallée de ses forces vives et les familles de leur soutien (les conscrits formaient une belle brochette de tocards, de vétérans plus très vifs et de jeunots écervelés).

Comme on lui a demandé d'être poli avec les locaux, il s’efforce d'être patient avec tout le monde, même avec l'Estrani quand il blasphème (il ne lui casse pas la gueule, il se contente de l’ignorer).

C'est ainsi qu'il l'explique plusieurs fois par semaine a des émishens curieux que, oui, sa religion lui interdit de forniquer et que non, ça ne lui manque pas, puisqu'il ne l'a jamais fait. Et que non, il ne veut pas prêter ses affaires, même pour cinq minutes.

Objectifs

Soldat discipliné, Dharomjarn est content de servir, tant qu'on le laisse astiquer ses armes et chipoter ses repas.

Toujours volontaire pour les missions suicides, il s'est retrouvé accompagner certaines expéditions de la guilde, (épisodes "Les eaux troubles", son rapport sur ces évènements, tel que l'a reçu le Capitaine, se trouve ), puis à Aroche (épisodes Aroche, résumés à venir). A son grand plaisir ces petits séjours lui permettent de chasser le sorcier, avec un succès relatif (ces sales bêtes ne se laissent pas faire).

Il est légèrement vexé que le Lieutenant Chevalier Herle de Lorune ait tellement plus de succès sue lui sur ce plan.

Depuis que la troupe compte d’autres Hornois (à la suite de sa visite au bastion), il prend très au sérieux son rôle de chef. Il faut dire que leur présence lui simplifie beaucoup la vie au quotidien, vu qu’ils partagent une bonne partie de ses interdits (alimentaires, notamment) et que tenir les 4 à 16 prières quotidiennes tout seul, sans instrument pour déterminer la bonne direction de la prière ou le déroulement précis du temps, c’était pas facile tous les jours.

En résumé, sous son casque qui vous cache son visage, il doit y avoir un hornois heureux.


En pratique, Dharomjarn est bien embêté : Tal'Endil lui apprend beaucoup de choses nouvelles qui pourraient lui être utiles. Il admire le Capitaine, il aime beaucoup le sergent Le Cornu, il a fini par apprécier Vighnu Pratesh. Il a même rencontré des Emishens digne de son intérêt.

Mais, dans l'absolu, être un Hornois, c’est penser que toutes les autres races sont des squatteurs, qui occupent une terre qui n’appartient qu’au peuple élu, chéri du Père Éternel des Sublimes, Herem au Firmament du Monde (loué soit son nom) (loué soit son nom est écrit en minuscules, mais c'est uniquement parce que Dharomjarn le pense dans sa tête là. Quant il loue à haute voix, ça donne LOUE SOIT SON NOM - et ça raisonne).

Ses camarades … sont pas vraiment dignes, quoi. Même le chevalier Herle de plein de chose de Lorune, qui est noble, cultivé pour un réman (ondrène en fait, mais bon), qui a abattu un vaisseau du chacal, comme Papa ... il boit. mais genre beaucoup.

Il pensait au départ que la rébellion khorme serait vite écrasée si privée de chef. C'est pour cela qu'après avoir vaincu Lashdan lors du siège de Tal'Endil, il a dissimulé son cadavre en le jetant dans le lac (avec ses armes), pour que sa mort ne puisse pas être certaine. Il espérait ainsi que le combat puisse s'éterniser aux dépends de l'empire.

L'usage par les défunts d'artefacts anciens et la révélation de l'existence de la porte sous la montagne le conduisent à reconsidérer sa position, et sa protection (fermeture définitive) est désormais sa principale priorité.

Trop de combats dans la région finiront par attirer l'attention d'impériaux mal intentionnés.

A Aroche, il s’est présenté au Bastion, enclave Hornoise, et y a raconté tout ce qu'il sait sur TalEndil, la porte sous la montagne, ses secrets-aux-mortels-interdits et les sorciers qui rôdent autour.

Dharomjarn a été accepté par ses compatriotes, qui lui ont « reconnu » sa ligné et son rang, lui on confié le glyphe qui lui revient dans l'Armée d'Herem (loué soit son nom!), et il a même reçu une mission au nom d'Herem!(LOUE SOIT SON NOM!).

Il y a obtenu qu’on accorde au Capitaine le privilège d’embaucher très cher une quinzaine de soldats Hornois, malgré son statut discutablement digne (de fait, c’est Dharomjarn qui s’est « porté garant » des conditions d’exécution du contrat, vu que sinon les hornois n'acceptent de servir que la plus "haute" noblesse rémane).

Mais il reste bien embêté : être un Hornois, un noble, et une lame d’airain en particulier, c’est subir toute une série d’interdits et de règles de vie, explicites ou non, que l’éducation « sommaire » qu’il a reçu de son Père ne lui a pas permis de maîtriser suffisamment (on attends de lui qu’il soit PARFAIT, et il est tout juste passable en faisant des gros efforts).

Il va lui falloir beaucoup, beaucoup d’efforts pour tenir son rang, et accomplir sa mission.

Fiche

Nature : intrépide. Activité : soldat. Niv. : Aventurier Énergie 15 : Apprendre de nouvelles choses (pour faire tomber l'empire Réman).

Physique 4

Force 4, Endurance 4, Réflexes 2

Mental 3

Volonté 6, Attentif 3, Survie 3, Histoire 3, Lettres 2, déduction 1

Social 2

Intimidation 2, Conviction 2 Spé. Langue des Vents 2
Apprentissage +1

Combat 6

Lames 5, Armure Hornoise 3, Combat à mains nues 3,
Spé. Étoile d'airain 2

Armée 3

Tactique 3, Discipline 2, Commandement 2
Spé. Charge 2 Spé. Embuscade 1

Limites : Tension 12, Critique 8, Équilibre 4, Choc 8 Réactions : Lois sacrées 5, Violence 4, Rituel des armes 3, Misogynie 3, Remarques inopportunes 1

Atouts : Épée d'Airain (+3/+2/+2), Armure d'Airain (+2/p2/-0),

Relations :Sergent le Cornu 2, Mercenaires 2, Doarkhan 1, le redoutable chef d'escouade 1.

Réputation "Sauveur de Tal endhil" 2, "Redoutable" 2 (des couilles en airain et du sang sur les mains)