40) "De glace aux vérités" : Différence entre versions

De Marches du Nord
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(Le plus grand des détectives)
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L'autopsie permet de confirmer les déductions des enquêteurs amateurs, en y ajoutant '''beaucoup''' de détails (''_il a essayé de se rattraper aux branches en tombant" _ ha?" _Oui regardez ses mains, y'a des restes de gants"'') qui lui permettent de déduire que le malheureux sénéchal a quitté Solerane à cheval pour chercher refuge à TalEndil, sans escorte et sans autre bagage que sa sacoche habituelle pour ne pas attirer l'attention. Il a été rattrapé dans la passe de Nilfenan, probablement par des cavalier venus également de Solerane ou son absence a du être remarquée, et ses poursuivants l'ont assassiné sans autre formes de procès. Le sénéchal a essayé de fuir à pied, puis de se défendre maladroitement, a été sérieusement blessé et dans la bagarre est tombé dans le torrent.  
 
L'autopsie permet de confirmer les déductions des enquêteurs amateurs, en y ajoutant '''beaucoup''' de détails (''_il a essayé de se rattraper aux branches en tombant" _ ha?" _Oui regardez ses mains, y'a des restes de gants"'') qui lui permettent de déduire que le malheureux sénéchal a quitté Solerane à cheval pour chercher refuge à TalEndil, sans escorte et sans autre bagage que sa sacoche habituelle pour ne pas attirer l'attention. Il a été rattrapé dans la passe de Nilfenan, probablement par des cavalier venus également de Solerane ou son absence a du être remarquée, et ses poursuivants l'ont assassiné sans autre formes de procès. Le sénéchal a essayé de fuir à pied, puis de se défendre maladroitement, a été sérieusement blessé et dans la bagarre est tombé dans le torrent.  
  
Le lieutenant Ahroanfar compulse de son coté les registres de l'octroi <ref> qui sont tenus avec un soin ''religieux''</ref>, et confirme qu'aucun voyageur n'est arrivé par la passe. Cependant, une de ses patrouille a trouvé un cheval sur la route de la passe, harnaché et sellé, au Sened passant des charbons. Le cheval a été affecté aux patrouilleurs, mais la selle est toujours au fort (c'est une très belle selle, "à la rigérienne" selon Gavin qui s'y connait en chevaux, soigneusement entretenue par un des patrouilleurs <ref> '''Yehran la Mule''' : sang-mêlé Emishen-[[Ondrènes|Ondrène]], assez bon pisteur et excellent cavalier, qui, faute de chevaux en nombre suffisant, s’est vu octroyé la mule « Galoche » qui lui vaut son surnom... en attendant que l'armée puisse lui fournir un cheval, un vrai ! </ref>).  
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Le lieutenant Ahroanfar compulse de son coté les registres de l'octroi <ref> qui sont tenus avec un soin ''religieux''</ref>, et confirme qu'aucun voyageur suspect n'est arrivé par la passe à la période de l’assassinat. Cependant, une de ses patrouille a trouvé un cheval sur la route de la passe, harnaché et sellé, au Sened passant des charbons. Le cheval a été affecté aux patrouilleurs, mais la selle est toujours au fort (c'est une très belle selle, "à la rigérienne" selon Gavin qui s'y connait en chevaux, soigneusement entretenue par un des patrouilleurs <ref> '''Yehran la Mule''' : sang-mêlé Emishen-[[Ondrènes|Ondrène]], assez bon pisteur et excellent cavalier, qui, faute de chevaux en nombre suffisant, s’est vu octroyé la mule « Galoche » qui lui vaut son surnom... en attendant que l'armée puisse lui fournir un cheval, un vrai ! </ref>).  
  
 
Quant aux deux Dirsens en armes vus par les rebelles, il s'agit probablement de Talendans qui ont du "''sortir'' de la vallée clandestinement pour aller chasser <ref>En passant par la mine du Camail puis en suivant les pans de la montagne. C'est... sérieux comme balade </ref>, vu qu'il est interdit de chasser l'hiver à TalEndil, selon les coutumes Emishen.  
 
Quant aux deux Dirsens en armes vus par les rebelles, il s'agit probablement de Talendans qui ont du "''sortir'' de la vallée clandestinement pour aller chasser <ref>En passant par la mine du Camail puis en suivant les pans de la montagne. C'est... sérieux comme balade </ref>, vu qu'il est interdit de chasser l'hiver à TalEndil, selon les coutumes Emishen.  

Version du 16 janvier 2021 à 20:54

"L'homme est de glace aux vérités ; il est de feu pour les mensonges." – La Fontaine

À la huitaine naissante des Labours de l'an 38, quelques Talendans séjournant au Fort de Nilfenan découvrent un cadavre pris sous la glace de la Rivière aux Élans...


Soirée à Nilfenan

La papatte au Célias

Célias le prophète, patrouilleur du bailliage, a été blessé pendant une mission d'exploration dans les marais (-y’a des lueurs dans les marais, allez voir." [trois jours plus tard] Ce sont des feux follets en fait, c'est normal". Ha". Et on a un blessé, le Celias a été mordu à la jambe par un truc dans l’eau là, ça a doublé de volume depuis"). Ramené au Fort de Nilfenan(étape normale de la patrouille), le patrouilleur constate que ça ne s'arrange pas. Le Lieutenant Ahroanfar, commandant la place, y jette un oeuil et … fait immédiatement prévenir à TalEndil qu’il y a un genre de ronce qui pousse dans la blessure, et qu'il serait utile d'envoyer un médecin compétent. Le message est reçu par le conseil à TalEndil qui pense immédiatement à « la malédiction de l’écorce » découverte chez les Liam'Lion.

Justement, la capitaine de Vera Sotorine – connue pour ses connaissances en botanique vient d’arriver à port kardane avec son navire de retour d’hivernage. Elle est immédiatement invitée à aller voir la jambe du patrouilleur blessé, et Gavin La Fouille [1], est chargé de l’accompagner pour lui éviter de se perdre en route [2].

Arrivée au fort après un voyage sans histoire, Vera Sotorine examine soigneusement (grâce à une éclaircie providentielle) la jambe du malade et en conclut que sa "blessure" n’est pas la maladie de l’écorce (et c'est une bonne chose), mais une ronce Fenrhi, la Bâgrihna (Elle est connue des kerdans qui en conservent des exemplaires dans certains département de botanique de leurs universités). Cette plante n'est pas "diabolique", mais elle est quand même particulièrement agressive : ses épines sont des graines, qui se développent dans toutes les pauvres bêtes qui ont le malheur de se faire piquer par elles. C’est une plante tropicale et elle ne devrait pas pouvoir pousser ici, et c’est totalement dingue qu’elle soit active dans un marais a peine dégelé. [3]

La ronce est donc en train de développer un réseau racinaire dans le système vasculaire du patrouilleur. Vera Sotorine y trouve des similitudes avec le développement de la malédiction de l'écorce, à croire que la Bâgrihna est la base ou une variante du machin maudit du grand nord.

La ronce a produit trois "épines" depuis qu'elle est entrée dans Célias : 2 qui y sont encore et 1 que le patrouilleur se souvient d'avoir arraché sur la route du fort, et jeté en contrebas (-ça veux dire qu'il va falloir fouiller toute la route? Avec la neige qui tombe tous les jours?")

Celias n'a pas, à sa connaissance, contaminé quelqu'un d'autre, mais a dormi "proche" d'une autre patrouilleuse Meryle "la Paillée", qui est repartie en mission depuis (s'attirant un regard noir du lieutenant Ahroanfar, la pratique étant interdite par le règlement).

Après une courte réflexion, et avec la bénédiction du patient, Vera Sotorine décide de sauver la jambe et la plante : il faudra juste découper autour et arracher délicatement le réseau. Après une soirée d'efforts particulièrement sanguinolent (en présence de plein de monde, vu que le fort n'est pas connu pour ses distraction), Vera parvient a "peler" la jambe du patrouilleur sans causer trop de dommage à la ronce : la jambe est sauvée et la plante aussi.

  1. membre du guet chargé de la maintenance chiffonesque des moyens de communication de bailliage, et le meilleur des investigateurs disponibles (le seul, donc)
  2. les panneaux indicateurs du coin ont une tendance inexpliquée à se tromper de direction et à pointer vers la brasserie du géant … ce qui arrange les affaires de Maitre Pratesh qui hérite ainsi de plein de voyageurs assoiffés et fatigués de se retrouver au mauvais bout de la vallée des lacs en paliers
  3. les plus renseignés des TalEndan supposent que les graines ont été "semées" par Soashna pour ralentir ses poursuivants dans le marais

La caravane de Pépite d'Or

  • Arrivée de la caravane

Vera à presque terminé qu'une sentinelle vient prévenir le lieutenant Ahroanfar (qui assiste au spectacle comme presque toute la population du fort) qu'une caravane Lewyllen est en train d'arriver par la passe.

Baragouinant difficilement la langue, le lieutenant est ravi de trouver en Vera une locutrice de la langue des vents.

La caravane (4 chariots et des cavaliers, 20 personnes en tout) arrive, épuisée, au fort. Les caravaniers sont RAVIS d'être arrivés, et serrent joyeusement les mains de tout le monde (mais ils savent pas trop bien faire).

C'est la caravane de Pépite d'Or qui reconnaît en verra quelqu'un de la famille d'Islinna (ce qui est une bonne chose).

Les chariots sont vides (sauf un demi chariot de vivre destiné aux sentinelles de l'orage) : tout a été échangé aux so'sherkan. Il ne reste en fait qu'un chariot de bric-à-brac remises par les rebelles aux Lewyllen en guise de paiement (qui proviennent manifestement du pillage de Solerane).

L'évaluation de ce bordel pour le calcul de l'octroi sur ce bordel va être une tache de géant, le lieutenant Ahroanfar en soupire d'avance.

  • Pluie d'informations

Gavin la fouille profite de l'amabilité de Pépite d'or pour essayer de se renseigner sur l'état de la route et de la vallée des cerfs depuis la chute de Solerane : la mine de Whardron est toujours occupée et exploitée par les so'sherkan, qui tiennent aussi le pont de pierre (avec l'auberge du pont).

Les routes "dirsen" n'ont pas été entretenues pendant l'hiver, et n'existent plus vraiment...depuis le dégel.

Celanire est toujours "assiégée". A Solerane le marchepied est tenu par les rebelle, le Château est toujours assiégé, mais les So'Sherkan patrouillent la région à la recherche de mercenaires Ondrènes qui feraient des razzias dans le secteur.

Le culte de la dame blanche se développe fortement parmi les réfugiés (Pépite d'Or a 3 statues de la dame blanche -qu'elle a récupéré à Solerane, qu'elle vends cher : un kilo de fer/un porcelet / plein de pointes de flèche / du savon).

Pépite d'Or en profite pour signaler que les lewyllens n'ont pas été invités au marché de printemps, si personne ne leur dit de venir ils risquent de ne pas venir (ils ont suffisamment de clients avec les so'sherkan).

Elle signale également qu'il y a un mec mort sous la glace au gué des "dirsen" (le gué de la rivière aux Élans). Gavin immédiatement insiste très fort pour qu'on aller voir (l'AVEEEEEEENTTTUUUUREEEE). Adrien Muraille est également motivé pour aller voir (il veut voir la tronche de "son" fort vue d'en bas de la passe).

Le lieutenant Ahroanfar précise que le mort doit être "hors juridiction" et qu'il a des ordres très clairs pour ne pas provoquer les so'sherkan tant que le conseil n'a pas pris de position sur les éventuelles hostilités de ce coté de la frontière.

Après une longue discussion, il est décidé qu'un petit groupe "d'indépendants" ira voir demain matin. et essayera de pas déclencher de conflit armé.


Viande froide

Détails de la passe aux alentours du fortin...

Réveil à l'aube

Avant la levée du jour le lieutenant "réquisitionne" Celias (après le premier office hornois, donc, tôt) pour l'envoyer accompagner les "indépendants" sans manteau de patrouilleur, en lui intimant l'ordre de d'éviter qu'un incident diplomatique soit déclenché et que personne ne passe le gué.

Le lieutenant réveille ensuite tout le monde ... et leur intime de rentrer TôT, vu qu'il veut qu'ils soient rentrés avant la nuit ... et sans déclencher de conflit.

Il fourgue officiellement la responsabilité de l'opération au guet, via Gavin, et insiste beaucoup sur le fait qu'il prendra très mal si une guerre est déclenchée.


Ambiance glaciale

Le petit groupe se fraie un chemin dans la passe (3 heures de marche dans la neige qui a, à peine, commencé à fondre, et sous un vent à décorner les bœufs).

A peine moins frigorifiés que le cadavre, les protagonistes arrivent au gué. Et constatent, oui, qu'il y a un mec gelé dans la glace.

Se remémorant les leçons de son mentor, Gavin mène l'enquête (sous les remarques ironiques de Vera, qui en fait ferait une super enquêtrice, et avec l'aide des autres [1].

Hadrien muraille se sert artistiquement de sa masse pour sortir le cadavre sans tout défoncer aux alentours. Le cadavre est donc gelé, habillé richement d'une cape en laine doublée en fourrure. Le mort est assez vieux (ses cheveux sont gris) et parfaitement intact : les poissons ne l'ont pas touché (ce qui, selon Vera, signifie qu'il n'est pas resté longtemps dans l'eau avant qu'elle gèle).

Personne ne reconnait l'inconnu, qui est botté de jolies bottes fines, du genre qu'un bon bourgeois mettrait pour un voyage à cheval ou en calèche. une sangle barre sa poitrine, accroché à un pan de cuir qui devait être le rabat d'une sacoche : elle a du être arrachée dans sa chute, la sangle a tenu, la sacoche non. Vera trouve un peu d'écorce entre la sangle et le rabat de la sacoche : le mort a du tomber vers le torrent, rencontrer un arbre dans lequel la sacoche s'est accrochée.

La cause de la mort est difficile à déterminer. L'homme a reçu un coup de dague de face mais la blessure n'a pas l'air mortelle en tant que telle [2].

Les protagonistes en déduisent que le mort a du tomber vivant dans la rivière déjà gelée en surface, et finir de se noyer sous la glace, entrainé par le courant. Il a été arrêté au guet déjà gelé.

Cela permet de déterminer que son assassinat [3] doit avoir eu lieu de quelque part entre le début du mois des charbons et la fin du mois des neiges.

Le mort n'étant pas équipé pour camper, il devait venir de Solerane. Et vu ses bottes, il n'est pas venu à pied.

Les protagonistes découvrent enfin sur le corps (toujours gelé) une chaine qui à l'air d'être en or (c'est du plaqué selon Célias) qui retient une belle médaille (5cm de diamètre) frappé des 2 lunes impériales et surmonté d'une couronne : c'est le symbole d'un sénéchal impérial.

Au vu de ce qui s'annonce comme un truc bien compliqué, Gavin, auréolé de son autorité, décide d'accrocher le cadavre sur la mule et de remonter vite fait au fort.

  1. les jets de soutien des autres protagonistes sont tels que le jet de Gavin, pourtant piètre enquêteur, passe avec une marge de 12, pour une mise de sa part de 8
  2. le coup a raté le cœur de 3 doigts
  3. un coup de poignard vers le coeur, c'est pas un accident, même en étant très maladroit

Conflit de juridiction

Après avoir bien souffert pour attacher le cadavre sur la mule [1], le petit groupe reprends la route en sens inverse lorsque Célias, qui surveillait les alentours, voit une silhouette à la lisière de la forêt, en territoire "rebelle".

Il prévient ses camarades et Vera Sotirine, qui a l'habitude des émishens [2] se décide a faire preuve de politesse, et se signale en faisant de grands signes amicaux en direction de la forêt.

En sortent finalement un émishen, puis deux, puis trois, armés en guerre mais pas agressifs.

Après une approche prudente, le trio arrive au guet, et l'un d'entre eux s'approche de Vera, qui est restée en arrière avec Celias : il porte des armes, des bouts de métal et de bois sont tressés dans son tildan, et ses cheveux sont graissés à la mode Okhina'en, d'une manière qui traduit un genre de (petit) chef de guerre.

Au grand soulagement de Vera, il "sort ses cheveux" devant ses oreilles pendant le trajet, ce qui signifie que si il n'était pas disposé à parler avant, il se met en situation sociale.

Il se présente comme Chat-aux-Aurores, Aleif (lieutenant) d'une troupe rebelle d'éclaireurs chargée de surveiller les alentours de la passe de Nilfenan pour l'armée rebelle. C'est lui qui escortait la caravane pépite d'or depuis Solerane. Ses hommes avaient repéré des Dirsens en armes rodant autour du gué quelques jours avant [3], il a compris en voyant le cadavre gelé que c'était ce qui devait les intéresser, et a décidé d'attendre les suivants.

Il demande a examiner le cadavre, ce qui est d'autant plus vite accordé par les protagonistes que trois autres émishens, en armes, son sortis de la forêt à sa suite.

Après quelques minutes d'examen, Chat prends congé poliment : c'est un dirsen tué en territoire dirsen par une arme dirsen, ça ne le concerne pas.

Gavin, qui s'est rapproché, et à qui Vera traduit au fur et à mesure, se montre très intéressé, et abruti de questions le pauvre éclaireur [4].

Les protagonistes apprennent ainsi que les deux dirsens vu par les rebelles quelques jours avant étaient en fait "armés" d'une fourche et d'un petit arc de chasse, et son remonté vers la passe dès qu'ils ont repéré les venteux.

Une réflexion au détour de la conversation fait comprendre à Célias que des contrebandiers Fenhri assuraient des livraisons clandestines de Gnôle Talendane [5] à Solerane malgré le siège, via le gué aux anguilles.

Chat aux aurores fini par réussir à prendre congé, et s'en retourne vers la forêt, suivi par ses petits camarades. Les protagonistes se dépêchent de remonter vers la passe de l'autre coté, tout content de ne pas avoir déclenché d'incident diplomatique.

  1. ficeler un long glaçon a un bourrin par grand vent, c'est sportif
  2. et confiance dans son statut "diplomatique"
  3. un assez petit brun barbu avec un genre de bonnet aux oreilles pendantes (bonnet phrygien) et un jeune grand blond roux pale. L'un avait une fourche (dents courbes). L'autre avait un petit arc de chasse. oui, Gavin a posé plein de questions
  4. une véritable interrogatoire, Dario serait fier
  5. Bravo, maître Pratesh!

Derniers calculs

Sur le chemin, a quelques kilomètre du gué, Vera Sotorine détermine pas de savants calculs (et avec l'aide d'Hadrien Muraille) l'endroit exact de "la chute" du mort dans le torrent.

On y trouve justement un arbre qui correspond parfaitement aux déductions des protagonistes, mais, hélas, pas de sacoche, qui a du tomber dans le torrent, quelques dizaines de mètres plus bas.

Après avoir récupéré la kerdane (qui s'est avancée presque jusqu'au précipice pour vérifier sa déduction, dans les éboulis, avec de la neige jusqu'aux genoux, sans s'attacher avant, bien sur) les protagonistes récupèrent leur mule et finissent l'ascension vers le fort.

Seul Hadrien a l'air un peu déçu de rentrer (nan, mais avec la neige et le vent, j'arrive pas à bien voir l'effet que le fort fait depuis la route là).


Le plus grand des détectives

Arrivé devant le fort, le groupe est accueilli par le lieutenant Ahroanfar, très fâché du retard (_non mais vous avez vu l'heure?") mais qui est manifestement soulagé de les voir de retour, au complet (il a compté deux fois pour être sur).

Et il a une surprise pour le groupe: le chef du guet en personne, enfin sorti de quarantaine, est venu superviser l'enquête[1].

Dario Celsine reconnait le mort, qu'il a déjà vu : c'est bien le sénéchal Quentos. Il reprend en main l'enquête, fait installer le cadavre dans la salle des patrouilleurs (devant la cheminée, "_mais il va fondre" _j'espère bien, va falloir l’autopsier!"), et se fait raconter l'histoire le temps que le cadavre ramollisse.

L'autopsie permet de confirmer les déductions des enquêteurs amateurs, en y ajoutant beaucoup de détails (_il a essayé de se rattraper aux branches en tombant" _ ha?" _Oui regardez ses mains, y'a des restes de gants") qui lui permettent de déduire que le malheureux sénéchal a quitté Solerane à cheval pour chercher refuge à TalEndil, sans escorte et sans autre bagage que sa sacoche habituelle pour ne pas attirer l'attention. Il a été rattrapé dans la passe de Nilfenan, probablement par des cavalier venus également de Solerane ou son absence a du être remarquée, et ses poursuivants l'ont assassiné sans autre formes de procès. Le sénéchal a essayé de fuir à pied, puis de se défendre maladroitement, a été sérieusement blessé et dans la bagarre est tombé dans le torrent.

Le lieutenant Ahroanfar compulse de son coté les registres de l'octroi [2], et confirme qu'aucun voyageur suspect n'est arrivé par la passe à la période de l’assassinat. Cependant, une de ses patrouille a trouvé un cheval sur la route de la passe, harnaché et sellé, au Sened passant des charbons. Le cheval a été affecté aux patrouilleurs, mais la selle est toujours au fort (c'est une très belle selle, "à la rigérienne" selon Gavin qui s'y connait en chevaux, soigneusement entretenue par un des patrouilleurs [3]).

Quant aux deux Dirsens en armes vus par les rebelles, il s'agit probablement de Talendans qui ont du "sortir de la vallée clandestinement pour aller chasser [4], vu qu'il est interdit de chasser l'hiver à TalEndil, selon les coutumes Emishen.

Dario déduit également que le sénéchal devait avoir emporté avec lui au moins de quoi se payer le voyage jusqu'à Aroche, et peut être de quoi incriminer [Rhilder_le_Boiteux|le prévôt Rhilder], avec qui il avait des relations... particulières.

Malheureusement la sacoche peut être n'importe où dans les quelques kilomètres de torrent qui séparent le lieu de la chute du gué. La retrouver ne va pas être une mince, même avec l'aide d'Hadrien Muraille [5] volontaire pour organiser les recherches.

  1. Gavin, qui ne l'avait pas vu depuis des mois, trouve son chef pas très frais
  2. qui sont tenus avec un soin religieux
  3. Yehran la Mule : sang-mêlé Emishen-Ondrène, assez bon pisteur et excellent cavalier, qui, faute de chevaux en nombre suffisant, s’est vu octroyé la mule « Galoche » qui lui vaut son surnom... en attendant que l'armée puisse lui fournir un cheval, un vrai !
  4. En passant par la mine du Camail puis en suivant les pans de la montagne. C'est... sérieux comme balade
  5. qui est décidément prêt à saisir n'importe quel prétexte pour rester quelques jours loin de sa famille

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