Fêtes

De Marches du Nord
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Il y a quatre sortent de fêtes publiques dans l'Empire de Rem : les banquets ouverts à la populace par la noblesse (à l'occasion des mariages et des naissances, par exemple), les cérémonies religieuses, les festivités saisonnières qui datent de la plus lointaine antiquité et les célébrations "impériales", ces dernières étant le plus souvent liées à l'histoire des différents duchés, royaumes et autres "nations" de l'Empire.

Banquets

Dans un système féodal où la noblesse d'épée vit des taxes prélevées sur l'activité économique des marchands, artisans et paysans de ses fiefs, partager un peu de ses richesses et de son mode de vie lors de réjouissances publiques est un bon moyen d'entretenir un peu de cohésion et de paix sociales.
C'est notamment vrai dans la prospère communauté de Tal Endhil, dont la cérémonie de "bailliage" fût encadrée par deux grands banquets à la fin du mois des Fenaisons : le premier pour accueillir Son Éminence, le Primat Aristame de Gorme venu juger si les Talendans méritaient ce statut spécial, puis un second pour effectivement fêter l'accession du "capitaine" Liméric Durgaut au titre de bailli (après dix jours de tractations, de manigances, un paquet de meurtres, un procès, deux pendaisons et même la traque d'une infâme sorcière).

Cérémonies Religieuses

Si "remed", premier jour de chaque huitaine, est chômé et notamment consacré aux devoirs du Culte des Pères (messes, pénitences et visites aux cimetières), le troisième remed de chaque "lunaison" (mois), correspondant aux pleines lunes "passantes", est le "jour du vaisseau" : dans le ciel nocturne, la petite lune Delem commence sa traversée de la grande lune Parem, remémorant à tous l'arrivée des Premiers depuis les étoiles.
À l'aube, les Remans tue un veau ou un agneau qui sera consommé avec la communauté au soir du vaisseau, après la messe du crépuscule, chaque quartier et chaque village allumant alors un feu qui brûlera toute la nuit pour guider vers la terre le retour des Premiers. C'est aussi le soir des espoirs et des vœux : on brûle des offrandes aux ancêtres pour leur demander protection et bonne fortune, les parties de dés se multiplient et nombre d'amoureux se fiancent ce soir là.

Solstice d'Été

Dans les Marches du Nord, où la douceur estivale est d'autant plus précieuse qu'elle est brève, on accorde une importance particulière au solstice, qui tombe théoriquement à la fin de la huitaine "passante" du mois des Fenaisons.
S'il est tout particulièrement fêté au "Jour du Vaisseau" correspondant (Remed passant des Fenaisons, donc), qu'on appelle de fait le "Jour du Vaisseau Blanc", le solstice se manifeste au nord par une période de "crépuscule polaire" d'autant plus sensible qu'on s'éloigne vers le nord. Ainsi, pendant quelques jours avant et après le solstice lui-même, le soleil descend si tard sur l'horizon que, même aux heures les plus avancées du soir, le jour ne se couche jamais tout à fait : ce sont les nuits blanches. À Tal Endhil, elles se manifestent 3 jours avant et après le solstice, donc de "Kered croissant" à "Hered passant".
Ce curieux crépuscule qui dure jusqu'à l'aube a un peu tendance à perturber le sommeil des gens et du bétail, mais les habitants des Marches ont une méthode infaillible pour trouver le sommeil malgré tout : ils prennent généralement de solides bitures.

Si ces menteurs de Kerdans prétendent que c'est une question "d'inclinaison du monde" et de "latitude" (et puis quoi encore ?!), les gens normaux savent bien que c'est le signe que les Pères étendent leur bénédiction sur le Nord.

Nones

Pour compenser les décalages entre l'année solaire et le très régulier calendrier impérial, celui-ci comprend chaque année 5 "jours périlleux" (ou "nones" dans la terminologie religieuse) qui s'ajoutent à la fin de l'une ou l'autre huitaine selon un savant calcul astrologico-religieux (qui nécessite un sixième "none" tous les 4 ans). Ces jours sont dits appartenir à Teren, le Premier Parjure allié des démons : pour en exorciser l'inquiétude, ces jours (et plus particulièrement les nuits) sont généralement l'occasion de carnavals (où des monstres de paille sont brûlés pour chasser les démons) et de grandes cérémonies de purification (impliquant des sacrifices, donations aux temples et pénitences rituelles) :

  • le Jour des Bêtes survient généralement à la fin de la "huitaine passante" des Semailles ou des Fenaisons, et commémore la victoire de la civilisation humaine sur le règne animal. Dans le sud de l'Empire on célèbre surtout le bétail par les incontournables messes, des parades où les bergers du canton chassent symboliquement des participants costumés en loups ou en Hommes-Fauves et par des "courses aux cochons", lors desquelles des porcs enduits de graisse sont lâchés dans les villages et pourchassés -à mains nues- par la population (celui qui capture le cochon peut le garder : ça suffit généralement à améliorer l'ordinaire d'une famille paysanne pour plusieurs huitaines). Dans les Marches du Nord, où la faune est autrement plus menaçante et la lutte sensiblement plus sanglante, ce sont des monstres de pailles que l'ont chasse hors des villes lors de carnavals débridés (où l'on se déguise en fauves, en hommes-bêtes et autres chimères animales) et ce sont plutôt des sangliers qu'on lâche dans les villes, la population les poursuivant souvent avec des bâtons, des pierres et des cordes (les armes "de fer" étant interdites).

(Inversement, il paraît que les Sylvains fêtent cette nuit-là la lutte des bêtes sauvages contre la tyrannie des hommes et que, de leurs sombres forêts jusqu'au cœurs des villes où ils se sont installés, ils consacrent des cérémonies ignobles à leurs idoles animales...)

  • À la fin de la huitaine mourante des Vendanges, on rassemble de nombreux rameaux, fétus et autres fagots accumulés durant les coupes de l'année (défrichage, fenaisons et autres élagages) pour allumer les Feux de Delem : de grands bûchers "purificateurs" où sont brûlés des poignées de grain des dernières moissons, des diablotins d'osier, des couronnes de fleurs et des herbes médicinales sensées attirer la faveur des Aînés, éloigner les maladies et rompre les malédictions. Bien souvent, on y brûle aussi les bonnets des défunts de l'année, les berceaux d'enfants emportés par la maladie et de manière plus générale tous les "mauvais souvenirs" que les communautés associent à la mort ou à la maladie. C'est surtout l'occasion de grandes libations célébrant la fin des récoltes, d'autant plus fastueuses que greniers, celliers et tas de bois sont bien garnis pour affronter l'hiver à venir. Mais une pratique moins répandue, et que le Culte des Pères tente peu à peu de proscrire, veut qu'on y jette également les cheveux coupés des malades en rémissions ou des amoureux déçus, les lettres et contrats "mensongers" (?) et tous les outils, armes, vêtements, archives (!!) ou pièces de mobilier que, pour une raison ou une autre, on considère comme source de malheur.
  • le Jour des Ancêtres se produit en automne, généralement entre la fin du mois des Chasses et le début des Charbons. La journée est généralement consacrée à visiter les cimetières pour rendre hommages aux aînés et autres aïeux de chaque famille, les nobles ouvrant notamment leurs cryptent aux visiteurs qui souhaitent faire des offrandes. Mais la nuit qui suit est appelée "Nuit des Morts" et, malgré les efforts du Culte des Pères pour mettre fin à cette "superstition païenne", la populace s'acharne à croire que les morts en profitent à leur tour pour visiter les vivants : suivant vos relations avec votre ascendance, ça peut alors être une bonne chose (et dans diverses familles on dépose des offrandes sur le seuil des maisons) ou une mauvaise (et vous avez alors vivement intérêt à protéger vos huis par des amulettes et des barrières de sel).
  • la Longue Nuit est la plus longue et la plus noire de toute l'année, celle du solstice d'hiver, qui s'intercale entre la toute fin du mois des Neiges et la nouvelle lune (sombre) du mois des Loups. Lors de cette nuit redoutée, les Remans s'enferment chez eux, placent des icônes votives et des amulettes sur toutes les issues pour les défendre des démons, attendant dans l'angoisse et la prière que le jour se lève. Les Ondrènes, eux, passent la Longue Nuit à se bourrer la gueule : on n'est pas sûr que ça repousse le mal, mais au moins c'est festif...
  • le Jour du Jugement