Défense magique

De Marches du Nord
Version du 12 avril 2016 à 21:26 par Florent (discuter | contributions)

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ou Les Réflexions de Herle de Lorune sur la magie

Huitaine 12 (à la chasse à la sorcière dans les marais)


  • il existe des lignes "de force" géographique que les sorciers peuvent "sentir".
  • la Grande Chaussée pourrait en être une (ancienne ?)
  • il y a sans doute un lien avec les filons de minerai (voir alignement Mine Bénie - Cercle des Cascades - Mine de fer)
  • donc sans doute un lien avec les métaux utilisés pour les armes "magiques"
  • les croisements des lignes sont "puissants"

Huitaine 10 (après la mort du sorcier)


La défaite d’Urgrand a été riche d’enseignements, mais a ouvert sans doute plus de questions qu’elle n’a fournit de réponses…

DEROULEMENT DU COMBAT

  • Urgrand a été touché, par surprise, par une volée de flèches (4 impacts, aucun mortel) qui l’ont sans doute mis à mal. Il s’est mis à couvert pour récupérer ou préparer une vilénie.
  • J’ai chargé Urgrand et lui ai porté un coup qui aurait dû abattre un combattant normal (surtout avec les 4 traits déjà encaissés). Non seulement Urgrand n’est pas tombé, mais il a commencé à « vibrer ». Mon épée vibrait aussi tant et plus (et n’arrêtera pas de tout le combat).
  • Urgrand s’est changé en créature « lupine » au moment où j’ai retiré son épée. Vraisemblablement, l’épée empêchait la transformation qui serait la manifestation « physique » de Chacal. La créature a poussé un hurlement qui résonnera longtemps dans la mémoire de certains.
  • Chacal m’a expédié à une dizaine de mètres d’un revers de patte, prouvant donc qu’il était doté d’une force surhumaine (mais qui en doutait ?). Il a néanmoins été blessé par un tir « amélioré » de Maliam. Il s’est alors changé en brume noirâtre, abandonnant Urgrand. Une vague de froid s’est faite sentir dans la zone du combat.
  • La brume s’est répandue sur le rivage puis concentrée sur le second d’Urgand, un Sylvain barbu. Le barbu s’est empressé de récupérer l’épée de son patron - lequel l’a insulté avec ses dernières forces.
  • Me sautant par-dessus, le barbu a empalé Urgrand. La brume a semblé se concentrer autour de lui. Je suppose que la brume est une forme « affaiblie » de Chacal, une manifestation « secondaire », qui a commencé à prendre possession du barbu. La possession semble avoir épuisé aussi bien Chacal que sa victime (consentante).
  • Dario et moi avons pu abattre le barbu avant que la possession ne soit achevée. La brume s’est à nouveau étalée. Dario a reculé, je l’ai couvert. Quelque chose m’a affaibli - le froid ou l’ »essence » de Chacal ? En tout cas, il n’a pas réussi à prendre possession de mon corps. Je suppose qu’il est plus compliqué pour Chacal de s’emparer du corps de quelqu’un hostile et encore plus quelqu’un comme moi qui a été entraîné contre ça. Et le bouclier m’a bien aidé.
  • La brume a fini par se dissiper dans le vent qui s’était levé pendant le combat. Chacal n’a pas sans doute pas quitté notre monde, mais il n’a plus de véhicule et il doit dériver.

URGRAND

  • Était déjà abîmé, sans doute depuis qu’une falaise lui était tombé dessus. Sa main gauche, bandée, s’est avérée être déformée, presque une patte de loup. Il s’agit sans doute d’une métamorphose qui a mal tourné. Chacal semblait utiliser sa forme « lupine » quand Urgrand était trop blessé.
  • La relation entre le sorcier et Chacal n’était pas bonne. Chacal n’a pas hésité à abandonner son serviteur au moment de l’agonie.
  • C’est Chacal qui permettait à Urgrand de commander aux Sylvains. Son second l’a trahi sans hésitation quand il a eu l’occasion.
  • Urgrand avait d’exceptionnelles capacités de régénération : une partie de ses blessures étaient déjà en train de se refermer lorsque je lui ai coupé la tête.
  • Il avait en sa possession deux objets « magiques » (épée et pectoral) et une besace pleine d’onguents et de petites figurines en paille. Les figurines représentaient des animaux, surtout des lapins. Il s’en servait sans doute pour agir magiquement sur les animaux en question.
  • Le pectoral est très ancien. Les gravures y sont presque effacées par le temps. Il n’est pas impossible qu’il ait aidé Urgrand à régénérer.

L’EPEE D’URGRAND

  • C’est une belle arme, un glaive d’une soixantaine de cm avec une garde en demi-lune. La lame est en feuille de laurier et semble forgée autant en argent qu’en acier. L’argent, massif, forme des nervures qui relient la pointe à la garde.
  • L'épée n'est pas récente, mais ce n'est pas un objet extrêmement ancien. A faire expertiser ?
  • Elle a une activité « magique » : c’est un « canal » qui permet de faire passer l’ « essence » entre le porteur et celui qu’elle vient de blesser. Son utilisation première est probablement de voler de l’ « essence » à quelqu’un pour nourrir la sorcellerie de son porteur. Ce que nous avons vu montre aussi que l’épée a pu servir à aider Chacal à « sortir » complètement d’Urgrand. Vraisemblablement, c’est aussi un focus qui permet d’utiliser la sorcellerie plus facilement.
  • A son contact, le sang a chauffé au point de cuire et de dégager de la fumée. Une fois l’épée inerte, le sang formait une couche épaisse et noirâtre.
  • L’épée d’Urgrand fait réagir la mienne si on les rapproche.

LES RUNES

  • Le pectoral d’Urgrand, mon bouclier, certains cercles de pierre et même des bâtiments construits par les Ondrènes portent des symboles identiques. Pour les Emishens, ce sont des runes, c’est plus ou moins ce qui sert d’écriture à leurs chamans. A creuser.

UNE AIDE EXTERIEURE

J’ai été aidé par quelque chose (quelqu’un ?) durant le combat.

  • Mon bouclier, projeté à distance par le coup de Chacal, est revenu à mes pieds. Il a donc parcouru six ou sept mètres « tout seul ».
  • La protection magique du bouclier a fonctionné mieux que dans mes espérances, alors même qu’il était couvert de boue.
  • Le vent s’est levé alors que la journée était belle, il soufflait dans le bon sens pour notre embuscade et a permis de dissiper rapidement la forme brumeuse de Chacal. C’est le phénomène le moins étrange, on est au Pays des Vents, le temps change vite, mais c’est un heureux hasard.
  • Surtout, surtout, « on » m’a parlé pendant le combat pour me donner des instructions (« Attaque », « Pare », etc.) qui se sont toujours avérée justes. Mes coups et mes défenses ont tous été efficaces.

J’ai plusieurs hypothèses qui s’affrontent et qui sont, pour certaines, franchement hérétiques.

  • Mes armes, en particulier le bouclier, ont une vie propre que mes aînés ne connaissent pas (ou ne connaissent plus). Elles ont une forme de conscience et peuvent agir pour m’aider quand je combats un sorcier, puisque c’est leur « raison d’être ».
  • Les Pères n’ont malheureusement pas l’habitude d’agir aussi « directement » et « finement » que cela. A ma connaissances, ils s’adressaient aux Aînés, ont parlé parfois à de saints hommes ou leur ont offert des visions. Il y a quelques gros miracles dans la littérature théologique, mais absolument rien de comparable à ce que je viens de vivre. A mon grand regret, c’est l’hypothèse la moins solide. (sic)
  • Un « esprit » concurrent de Chacal. A priori, si on en croit les Emishens, la plupart des esprits sont « amicaux », en tout cas pas du genre à posséder un vilain sorcier pour faire encore plus de dommages. Un esprit local aurai-il pris ombrage de la présence d’Urgrand dans son territoire (au hasard, l’esprit protecteur des Liam’lon) et décidé de servir de nous pour éliminer le sorcier et/ou Chacal ?
  • Un chaman très, très puissant, capable d’agir à distance et qui aurait eu un compte à régler avec Urgrand. Je n’y crois guère, ça me parait impossible que quelqu’un ait le pouvoir d’agir aussi précisément à distance - et surtout que ce quelqu’un n’ait pas de moyens nettement plus simple pour se débarrasser d’Urgrand s’il en avait envie.


Huitaine 10 (en chassant le sorcier en forêt)


LES MAGICIENS (ceux qui font de la magie)

  • Les emishen lilpan utilisent une capacité innée et limitée mais nettement magique par ses effets et son fonctionnement. Ils tirent leur « essence » d’eux-même.
  • Les chamans sont en relation avec des « esprits de la nature » dont ils tirent leurs pouvoirs et sans doute une partie de leur « essence ». Il y a probablement pas mal de différences entre les chamans, suivant leur capacités et leurs sources d’énergie. Pour les emishen, un chaman est celui qui met sa magie au service de la communauté. A ce titre, ce sont des hommes qui occupent une place importante dans la société emishen. La plupart de ceux qu’on a croisés ne semblent effectivement pas être obsédé par la recherche du pouvoir personnel.
  • Les sorciers réman ou sylvains sont des salopards qui cherchent au contraire un profit personnel et qui choisissent d’y sacrifier leur âme. On leur connaît différentes pratiques (qui ne sont sans doute pas exclusives les unes des autres) :
  • Les « élémentaires » se consacrent aux forces primales. Parmi eux, les « draconnistes » jouent surtout avec le feu, les « tempestiers » avec les vents. Je suppose qu’ils tirent aussi leur « essence » de ces formes primales. Lorkan Elakhendil, "Colère des Tréfonds", (né Æryl de Sarde, capturé par Arsomond de Marale il y a 74 ans et évadé de la commanderie pénitentiaire de l'Écrou un peu moins de trente ans après) est un « draconniste », au moins au départ. Il est possible, voire probable, qu’il soit plus ou moins possédé par un « esprit du feu ».
  • Les « invocateurs » font venir des « créatures » dans notre monde qui n’ont rien à y faire. A priori, ces « créatures » sont très variables, de même que la source « d'essence » utilisée par le sorcier. Celui que l’on a croisé à Aroche a sacrifié des hommes pour son invocation. Le Temple fourmille de récit sur ce genre de sacrifice, ça ne doit donc pas être rare. Et je commence à penser que c’est ce type de sorcier, particulièrement détestable, qui sont à l’origine de leur extermination méthodique.
  • Variation du type précédent, le « possédé » est un sorcier qui sert de « véhicule » à un « esprit ». Aucune idée du fonctionnement : une invocation ratée, un partenariat, un sacrifice ? Aucune idée non plus des possibilités que cela offre au « possédé » ni si « l'essence » utilisée vient de « l’esprit » ou d’ailleurs. La plupart semblent y perdre leur capacité à décider et sont totalement dominés par « l’esprit ».
  • Les « naturalistes » tirent leur « essence » du milieu naturel vivant (arbres, bestioles, sans doute humains). Leurs capacités semblent liées aussi à la vie : rendre plus fort, soigner, détecter, etc. Le seul que l’on connaisse est Urgrand et il n’est pas banal. Comme Lorkan (son ancien patron), Urgrand est « possédé ». Sauf qu’il conserve son autonomie de réflexion et d’action vis-à-vis de son « esprit », Chacal. D’après le Hornois, le Chacal est un esprit lupin qui s’incarne régulièrement, un de ses avatars précédent aurait été tué par le père du sergent.

L'ESSENCE (ou « énergie magique »)

L'Essence est très diversifiée. Néanmoins, son origine peut être plus ou moins impie.

  • Le magicien lui-même (soit « intérieurement » en se concentrant, soit « salement » par des mutilations).
  • Les éléments primordiaux.
  • Le « vivant » ce qui recouvre sans doute des pratiques très variées, de la captation d'essence dans les plantes (causant leur dépérissement) aux sacrifices animaux ou humains.
  • Les sacrifices humains restent à part, puisqu’ils génèrent peut être une « essence » non pas liée au « vivant » mais à « l’âme » des sacrifiés. La torture des victimes a éventuellement une importance magique (ou le sorcier est juste un gros sadique).
  • Des objets et des lieux particuliers qui produiraient de « l'essence ». Les artefacts premiers semblent souvent servir de pompe à énergie (ou au bas mot de catalyseur) : le sarcophage, en tous cas, ne fonctionnait que relié à une veine d'argent. L'épée de Herle semblant fonctionner différemment... mais peut-être qu'elle a une "pile" ?


OBJETS ET LIEUX MAGIQUES

On a croisé, dans nos pérégrinations, différents objets et endroits qui sont liés à la magie.

  • Le chaudron du sorcier sylve qui servait à son invocation. Est-ce une aide, un outil indispensable, un effet de style ? En tout cas, le machin irradiait le maléfice et n’était pas simple à détruire.
  • Les tablettes sylves contenaient sans doute des « recettes » magiques. On n’en sait pas plus.
  • L’héritage de la famille de Garde-Lune (la canne d’Herrengard, l’épée et le bouclier d’Herle) sont des objets très anciens. De par leur "style", l'épée et le bouclier datent sans doute du Royaume des Ondrènes, probablement des premières dynasties. La canne et l’épée vibrent en présence de magie hostile (la canne semble nettement plus efficace comme détecteur). L’épée est aussi capable de toucher des « créatures » et de leur faire très mal. Le bouclier, surtout quand il est propre, renforcer la défense du porteur contre la magie « hostile ». On ne sait pas si ce sont des effets « permanents » ou si les objets puisent de « l'essence » quelque part.
  • La « bûche des sorciers » est produite par un rituel connu des Garde-Lune et permet de protéger un endroit d’un éventuel « espion magique ».
  • Le sarcophage d’Urgrand (qui est désormais au fond d’un lac) est encore plus ancien. Il lui permettait de soigner voire de ressusciter quelqu’un. On peut supposer que les Premiers (ou d’autres ?) ont laissé derrière eux des objets puissants et qu’il y en a d’autres en circulation.
  • Les cercles de pierre des Emishens seraient des « catalyseurs » magiques qui décupleraient les pouvoir ou « l'essence » de ceux qui les utilisent.

DEFENSE MAGIQUE Face à tout ça, que fait-on ? Une bonne épée reste la meilleure solution, mais pas la seule.

  • Herle connaît des prières qui semblent fonctionner, ne serait-ce qu’en permettant à l’esprit de se concentrer pour repousser une magie « hostile ».
  • Les Garde-Lunes connaissent des rituels de protections aux effets divers. Il y en a plein la bibliothèque mais il faudrait aller y voir.
  • Les Hornois connaissent aussi beaucoup de choses. Certains reçoivent un entrainement spécifique pour chasser les sorciers.
  • Une grande quantité d’eau, une énorme épaisseur de pierre ou une belle épaisseur de plomb « isolent » de la magie.
  • Pour tuer un sorcier, on s’y prend comme on veut, mais il faut finir par lui couper la tête. C’est le seul moyen d’être sûr de le terminer. Brûler le corps évite qu’un sbire viennent le ressusciter ensuite.


Huitaine 8 (en partant d'Aroche)


Au départ, pour Herle, tout pratiquant d'une quelconque magie (tout ce qui n'est pas explicable, en gros, miracle "kasher" exceptés mais ils sont rares) est un sorcier, qui mérite donc de cramer après avoir été torturé pour être sûr.

Il a commencé à se poser des questions à forcer de jouer des pinces sur des Emishen lilpan (ou pas, d'ailleurs), qui n'avaient pas l'air des "vilains méchants démonistes" qu'ils étaient supposés être.

C'est à ce moment là qu'il a commencé à prendre de la distance vis à vis du Temple... ce qui a fini par une "démission" dans l'alcool et un séjour dans la prison de Tal Endhil.

Ce qu'il a appris à Aroche n'a rien arrangé (c'est la faute des filles ! mais bon, y'a plein de choses qui sont la faute des filles !). Après discussion avec Herrengard (qui est la seule personne qu'il ait rencontré qui soit un peu au courant de "vraies" choses en matière de sorcellerie et de contre-mesures), après pas mal d'introspection et de répression de furieuses envies de cogner, il en est arrivé au point suivant.

Dans l'empire, les seuls pratiquants de la magie sont les sorciers. Ils sont intrinsèquement mauvais. Le seul sort possible est la mort. On peut éventuellement s'épargner la torture si on est sûr. Donc, un impérial qui fait de la magie, c'est un sorcier, il crève. C'est simple.

Les Emishens, c'est la merde (comme d'habitude, quoi). Leur "magie" ressemble fortement à un truc inné (et pas à une collusion volontaire avec un démon, ou à la lecture de livres interdits, etc.). Il devient difficile de tous les condamner pour un quelque chose qui n'est pas si volontaire que ça. Donc, on observe, on essaye de comprendre pour confirmer cette première impression, mais on cogne pas immédiatement. Si le "lilpan" se comporte correctement et n'utilise pas son "pouvoir" à des fins nuisibles, on laisse courir (d'autant qu'il soupçonne certains compagnons de combat émishen, Maliam pour ne pas la nommer, d'avoir ce type de pouvoir, et qu'il n'a pas envie de la passer par le fil de l'épée). Si le "lilpan" se comporte mal, abuse de son pouvoir ou est tout simplement dans le camp adverse, c'est un sorcier - et retour à la procédure de départ à base de décapitation. Le problème des shamans reste entier et sans réponse pour le moment : des "lilpan" avancés ou des sorciers ?

Tout ça est encore très flou dans la tête de Herle, qui doit approfondir ses recherches et retournerait volontiers à Aroche voir Herrengard (et ses livres) ainsi qu'un vieux moine qui a l'air de s'y connaître et d'être moins bas du front que l'inquisiteur moyen. Il est aussi conscient de friser l'hérésie voir d'avoir un bon pied dedans... Il ne voit d'ailleurs pas trop comment il peut apporter une réponse théologique au fait que les Emishens ont des pouvoirs "naturels", justement...

Conclusion provisoire : tout pratiquant d'une magie est mauvais, MAIS on peut faire une exception provisoire pour les Emishens, du fait de l'aspect "naturel" de leur magie et parce qu'ils semblent ne pas utiliser de saloperies genre la souffrance, la torture, la mort, comme source d'énergie.