Cercle des Cascades

De Marches du Nord
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Le Cercle des Cascades ("Sheb' Gash'Gehil") est le principal camp d'été du clan des Elloran, une sorte d'île pentue dans une zone rocheuse particulièrement déchiquetée des Monts d'Azur où la rivière Ricochante se ramifie en de multiples cascades de tailles variées avant de se rassembler en une grande chute d'eau, elle-même se déversant en grondant dans un canyon escarpé.
Ce n'est que près d'un kilomètre en aval que le cours de la rivière "Etoshdomel" ("ricochets") se calme suffisamment pour être navigable.

Les torrents forment des défenses naturelles au nord et à l'est, aussi le chemin depuis la vallée contourne-t-il le plateau boisé par l'ouest pour remonter par le versant sud (en amont), où la pente est raide mais praticable pour des piétons ou des cavaliers, jusqu'à l'unique entrée dans la muraille artificielle qui complète les défenses.

Cercle-Cascades01.jpg

Le "cercle" lui-même désigne à la fois l'enceinte extérieure en pierres sèches de quelques 3m d'épaisseur pour 5 de haut (c'est d'avantage un tas de cailloux grossièrement vertical à flanc de montagne qu'un véritable mur), le cercle de "pierres levées" où se tient le conseil du clan (huit grands menhirs effilés, sculptés sur le tiers inférieur à hauteur d'homme, planté en haut d'une butte) et par extension le "village" qui les englobe et ceux qui y résident.

Le campement en lui-même ne contient pas plus d'une cinquantaine de huttes faîtes de troncs, de branchages et de pierres (et donc fort mal isolées de la pluie et du vent) que complètent le double de grandes tentes en peaux teintées, formant des ogives aux couleurs vivent plantées sur les terrasses praticables et fréquemment reliées par des guirlandes ornées de rubans, de pendeloques et de mobiles constamment agités par le vent (assez méchant à cette hauteur) qui, en plus d'indiquer qui habitent où et les artisanats pratiqués, mesure constamment les variations des vents.

Directement sous les murs, les réfugiés du Pic Blanc se sont installés sous une série de auvents de bois et de toiles, agrémentés de clochettes qui tintinnabulent perpétuellement. Les bois qui couvrent les pentes accueillent de plus le campement bordélique et grandissant des émissaires venus assistés à l'Assemblée, ainsi qu'une sorte de "marché de troc" que les Lewyllen ont (évidemment) mis en place à peine leurs tentes montées.
Des centaines de chevaux et des troupeaux de montons que gardent quelques jeunes et une petite troupe de guerriers paissent un peu à l'ouest dans un vallon élevé.

Encore un peu plus bas, à quelques minutes de marche du village lui-même, vivent Kal Feilan, son compagnon (il vit en couple avec un luthier) et ses disciples : une quinzaine d'adolescents d'au moins trois tribus qui sont venus apprendre à maîtriser leur "lilpan", préparent leurs épreuves initiatiques d'adulte ou, éventuellement, se destinent à la fonction chamanique.
Ils occupent trois grandes tentes et une grande hutte collective sur la rive ouest de la rivière, là où elle crée une anse calme entre la pente montagneuse et l'ergot rocheux qui la découpera en cascades. Dans la journée, il peut y avoir jusqu'à une trentaine de personnes travaillant, enseignant, apprenant ou palabrant longuement de sujets philosophiques, spirituels ou carrément politiques.

Le Cercle lors de l'Assemblée Tribale, avec les campements des délégations claniques envahissant le vallon.

Depuis le massacre du Pic Blanc, des guerriers patrouillent toute la zone et surveillent étroitement tous les accès : _la route grossièrement entretenue qui monte de la vallée par les gorges de la rivière (et que vous empruntez quand vous montez de Tal Endhil), serpentant en contrebas de falaises irrégulières, est couverte par des guetteurs sur au moins une lieue en contrebas du bassin grondant où les Elloran gardent leurs pirogues. _le chemin escarpé qui descend par l'est jusqu'à l'anse, que l'on peut traverser à gué si l'on est à cheval (ou qu'on ne craint pas de se plonger jusqu'au ventre dans l'eau glaciale), et par où l'on passe lorsqu'on vient de la Passe de Nilfenan par une piste qui monte depuis la route impériale via le Col de l'Aïeule, où les Sentinelles de l'Orage. _l'étroit sentier rocailleux que les autochtones appellent tout simplement "le chemin des Kormes" : il suit les crêtes vers le nord-ouest avant de descendre par un raidillon abrupte vers la mine d'argent aujourd'hui éboulée et, de là, jusqu'aux marécages de Andh EndhilEtayn-la-Louve avait établi ses quartiers (avant qu'un certain groupes d'aventurier ne l'attaque deux fois de suite). Très exposé au bourrasques, surplombant par endroits des à-pics vertigineux, on se demande ne l'empruntant si son nom vient des "Défunts" ou de la probabilité de s'y tuer à la moindre inattention. Y emmener un cheval est un exploit.