Soldats du Temple

De Marches du Nord
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Le Temple est le huitième ordre du Culte, l’ordre combattant sous l’égide de Herem. C’est un des ordres les plus puissants, par son rôle et par ses effectifs nombreux. Il se divise en trois chapitres qui remplissent chacune un rôle précis. Même si chacun a sa spécificité et son autonomie, les trois chapitres ne sont pas rivaux. Un frère peut assez facilement passer d’un chapitre à l’autre, à sa demande ou parce que ses talents sont nécessaires ailleurs. La carrière d’un templier d’origine noble passe souvent par des responsabilités dans plusieurs chapitres successivement.

Le Temple compte environ un quart de frères nobles pour trois quarts de roturiers. Leurs rôles ne sont pas bien sûr pas équivalents : les roturiers fournissent le gros des combattants, les nobles sont les officiers ou chargés de missions particulières. La structure des grades reflète cette situation : officiellement, un roturier, même gradé, doit obéir à un noble. En pratique, on fait comprendre aux novices et aux chevaliers qu'ils ont tout intérêt à écouter les avis des sergents, surtout s'ils ont de la bouteille.

Roturiers Nobles
Frère lai
Impétrant
Novice
Sergent
Chevalier
Sergent d'armes
Capitaine
Commandeur
Maître
Primat du Temple

Les Chapitres

Le Bouclier est le chapitre des prétoriens, ceux qui sont chargés de protéger les autres ordres. Le Bouclier dispose de quelques monastères qui lui sont propres mais l’essentiel de ses membres composent de petits groupes qui accompagnent un prélat ou protègent un lieu. Leur isolement vaut aux frères du Bouclier ont la réputation de vivre entre eux et d’être très indépendants. En terme de carrière, le Bouclier présente aussi bien des opportunités en or que des placards poussiéreux - tout dépend de la personne ou du lieu qu’il faut protéger. Être envoyé dans les marches du Nord pour garder un oratoire à demi en ruine est une punition courante. A l’inverse, escorter un haut prélat ou faire partie de la garde d’honneur du temple des Patriarches est un bon moyen d’obtenir de l’avancement et de se faire des relations utiles. Pour cette raison, le Bouclier est le chapitre où la proportion de nobles est la plus grande : non seulement ils espèrent progresser rapidement, mais la multiplicité de petits détachements nécessite un nombre important d’officiers.

La Lance est l’armée du Culte. C’est le chapitre le plus nombreux et, traditionnellement, celui que commande le Primat du Temple en personne. La Lance est une force majeure dans l’Empire. Elle est indépendante, ne rendant de compte qu’à son Primat, et elle entretient un effectif unique de soldats de métiers, souvent aguerris et surtout fiables. Là où des mercenaires vont se débander ou piller la région, là où les conscrits impériaux vont tourner les talons, les frères de la Lance resteront à leur place. Les templiers ne sont pas des combattants exceptionnels, mais leur foi leur assure un moral inflexible. Seul les Hornois peuvent être encore plus inébranlables.

L’Épée constitue le bras armé de l’Inquisition. Ce chapitre regroupe peu de frères, et, étonnamment, bon nombre de roturiers. Ce sont les talents individuels, bien plus que les relations ou la naissance, qui y priment. Par tradition, les commandeurs du chapitre privilégient un roturier efficace à un noble médiocre. Ce chapitre est aussi le plus « intellectuel » du Temple. Il partage des bibliothèques et des monastères avec les Pénitents, il enregistre, année après année, les évènements étranges. Les frères de l’Épée ont, généralement, une solide formation théologique acquise sur le tas par la fréquentation des Inquisiteurs. Beaucoup sont des enquêteurs sérieux et des bourreaux sans état d’âme quand il s’agit de faire avouer un suspect.


Entrer au Temple

Chez les roturiers, le déroulement et les critères de recrutement sont très variables en fonction des besoins. En période faste, le Temple n’accepte pratiquement que des combattants qui ont déjà fait leurs preuves et dont la foi est attestée. En période creuse, le recrutement est ouvert à tous les volontaires dès lors qu’ils sont à peu près en bon état physique. Le Temple a même parfois recruté des condamnés pour regonfler ses rangs après de lourdes pertes. Le recrutement des roturiers s’effectue sous la responsabilité du sergent d’armes, qui délègue souvent cette tâche à un ou plusieurs sergents « instructeurs et recruteurs », des sergents déjà âgés qui ne font plus que cela. Chaque chapitre, chaque commanderie, et parfois même chaque unité gère elle-même son recrutement.

Chez les nobles, le Temple accueille favorablement pratiquement toutes les demandes. Il y a quelques cas exceptionnels de refus, si la famille est déshonorée, particulièrement appauvrie ou si le candidat n’est vraiment pas taillé pour le combat. En général, dès lors que la famille effectue un don couvrant les frais des deux années d’instructions de l’impétrant, le Temple ouvre ses bras. Le jeune noble (on entre rarement au Temple passé vingt ans, et le plus souvent c’est vers treize ou quatorze ans) effectue deux années d’entraînement et d’instruction religieuses pendant lesquelles il porte le titre d’impétrant. A l’issue des deux ans, s’il est jugé apte par ses aînés, il prononce ses vœux et devient désormais novice du Temple. Un don est rituellement effectué par la famille - moins l’impétrant est doué, plus le don sera élevé, mais le Temple a confiance dans sa capacité à éduquer tout le monde, même les moins talentueux. Il a surtout un besoin permanent de liquidités. S’il est jeune (moins de dix-huit ans, généralement) ou s’il n’est franchement pas doué, le novice reste quelques mois ou années au monastère dans lequel il a effectué son impétrance. Il y prolonge son instruction et s’occupe des plus jeunes. Quand les aînés finissent par le juger apte, il rejoint un des chapitres du Temple.

Quitter le Temple

La mort est le moyen le plus courant. Les templiers sont des combattants, très souvent engagés sur le front… et bon nombre d’entre eux y laissent leur vie.

L’ « humble service » est le nom donné aux tâches logistiques nécessaires au fonctionnement du Temple. Très souvent, elles sont faites par des Templiers âgés ou trop abîmés pour le service actif. « Servir humblement » constitue pour beaucoup une fin de carrière en attendant la mort. Cette « branche » invisible du Temple regroupe aussi de nombreux spécialistes qui sont jugés plus précieux pour leurs talents que comme combattants (forgerons, éleveurs de chevaux, ingénieurs de siège, etc.).

Le « pieux voyage » est une belle expression qui désigne le passage vers un autre ordre religieux. C’est assez rare, mais il arrive que des templiers, fatigués des combats, décident de se tourner vers d’autres aspects de la foi.

Le « renoncement béni » n’est possible que pour les nobles. Il permet à un Templier qui se retrouve en position d’héritier d’une famille (souvent parce que son ou ses frères aînés sont morts) de quitter le Temple pour prendre la tête de sa famille. Il n’y aucun déshonneur à cela, et la foi du Templier n’est nullement remise en question.

Le « renoncement simple » permet à un noble de quitter le Temple. Il abandonne ses vœux volontairement. C’est assez mal vu mais nul ne pourra faire de reproches à l’ancien Templier. Le Culte questionnera sans doute sa foi, mais le laissera en paix.

Le « renoncement noir » force un noble à quitter le Temple. De l’extérieur, c’est un renoncement simple, mais ses frères savent qu’il y a été contraint - et la nouvelle se répand souvent rapidement au-delà de l’ordre. Le noble ainsi « démissionné » y perd une grande partie de son honneur.

L’exclusion est une décision officielle et publique. Seul un noble peut être exclu, en cas de lourde faute (ou d’une accumulation de comportements fautifs). Le caractère public de l’exclusion en fait une sanction assez rare : l’ordre préfère pousser ses moutons noirs vers la sortie en douceur. Pour l’exclu, c’est le déshonneur et la promesse de difficultés avec le Culte. La famille de l’exclu lui tournera souvent le dos également.

L’expiation est la sanction la plus grave qu’un noble puisse encourir. Elle n’est possible qu’en cas de guerre et pour un crime grave. Le fautif est exclu du Temple puis exécuté. L’expiation est une sanction particulièrement rare.

Enfin, pour les roturiers, il n’existe pas de sortie. Un manquement grave, un crime, pire encore une désertion sont tous considérés comme des blasphèmes et des trahisons des vœux prononcés. La seule sentence est la mort. Comme le Temple ne veut pas afficher ses échecs, l’exécution est discrète et le corps est abandonné.