Passe de Nilfenan

De Marches du Nord
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Séparant les monts Arcelets du reste des Monts d'Azur, Nilfenan est le principal passage vers Tal Endhil depuis le sud, et donc le reste de la Marche des Lacs. Le nom de la passe fait référence à une ancienne héroïne elloran, qui aurait jadis défendue le passage contre une armée ennemie (probablement les So'Sherkan) lors d'une ancienne guerre tribale.

Au fond d'une longue gorge creusée par le torrent appelé "Lilial" à l'intérieur du cirque montagneux incliné et ouvert sur le Nord, surplombée par les contreforts du Pic Blanc, la route de terre tracée jadis par les colons remans (et aujourd'hui en cours de pavage) monte en lacets jusqu'à un haut plateau érodé. Là, au premier tiers sud de la passe, un large corridor boisé s'ouvre vers l'ouest, qui mène au Col de l'Aïeule, alors qu'un sentier tortueux monte vers la Mine du Camail.
Mais continuant plus haut entre les contreforts du Pic Blanc et ceux des, la route franchit enfin le sommet Sud du cirque par un col élevé, avant de plonger dans le bassin de la Rivière aux Élans. Déboulant au bas des pentes, le chemin traverse bientôt les eaux par le Gué des Dirsen, partiellement aménagé de galets et de rochers pour rester praticable au printemps (car lorsque la rivière est en crue, la "voie" est tout de même à plus d'un mètre sous le niveau de l'eau).

La passe, vue du Col de l'Aïeule.

Fort de Nilfenan

Détails de la passe aux alentours du fortin...
À la fin du mois des Fenaisons de l'an 37, le Bailli Durgaut a installé un poste de garde au milieu du col, sur le versant sud, dont la fortification est encore en chantier mais où sont déjà stationnés trois douzaines de soldats, dont les fameux Hotars commandés par Ahroanfar le Bâtard, qui sont chargés d'enregistrer les noms des arrivants et de leur faire payer l'octroi :

"Dans une pente assez sévère, là où un méandre étroit de la route accède à une sorte de petit plateau, les Hotars et les conscrits ont simplement rehaussé le surplomb d'une palissade de pierres grossièrement maçonnées et de troncs pointus, avec une tour de bois dominant la route qui monte et le portail principal (en rondins, également).
Sur l'amont, au nord du plateau, il y a un petit fossé et une palissade beaucoup plus légère : de simple poteaux reliés par un treillis de branchages, une faible porte et une petite barrière, juste histoire de "fermer la zone". L'ensemble contrôle efficacement le passage des piétons et des chariots, ça prévient solidement une attaque d'infanterie ou de cavalerie... mais ça ne résistera pas à un vrai siège, encore moins à un trébuchet ou une catapulte (qu'un ennemi aurait quand-même bien de la peine à amener jusque-là).
Durant les mois suivants, la palissade a été renforcée, la tour a été consolidée en pierres, une écurie et une grande hutte ont été construites pour les Patrouilleurs, et les Hornois se sont bâtis leurs quartiers privatifs. Mais tout cela n'était rien en comparaison des grands travaux lancés par Hadrien "Muraille" à partir de l'automne...


Extérieur : architecture rémane Les portes, ouvertures et voûtes sont des arcs en plein cintre. La hauteur sous plafond est d’environ 3 mètres. Les bâtiments sont majoritairement en pierre de taille, avec une grosse épaisseur pour isoler du froid. Les toits sont pentus, pour faciliter la tombe de la neige et éviter des poids trop importants. Pour permettre la circulation en cas de neige, et éviter les soldats trébuchant sur le verglas, il est possible d’accéder aux remparts et aux tours sans traverser la cour intérieure. Un chemin couvert en bois au niveau du sol, longeant les remparts, permet de circuler. Tous les remparts sont renforcés de structures couvertes en bois (avec des ouvertures permettant de surveiller la vallée) de façon à isoler du vent et de la neige. Intérieur : décoration ondrène / emishem Les murs sont recouverts de tentures épaisses, aux motifs évoquant le pays pour les soldats factionnés ; chaque pièce dispose d’une cheminée (loin des tentures) et des tapis peuvent être disposés sur le sol dallé pour isoler encore un peu. Les ouvertures sont réduites au minimum pour conserver la chaleur. Tour des Hornois La tour Octogonale ressemble à la Basilique de Ravenne1

. La base octogonale commence au niveau de la cour supérieure, mais la partie dédiée aux hornois ne démarre qu’au premier niveau, et est accessible via le surplomb. Le troisième niveau dispose d’un diamètre plus petit, et le toit du bâtiment est une esplanade où un trébuchet est installé, qui permet de pilonner le chemin de la vallée si nécessaire. Pas de tir L’entrée des pas de tir se fait au niveau de chemin de ronde. Le niveau inférieur n’est accessible que par l’intérieur, et renferme toutes sortes de provisions (notamment munitions et chauffage). Le niveau principal est une salle de garde. Le niveau supérieur est ouvert aux quatre vents, et contient un pas de tir pour une baliste. Une armature aux coins soutient un toit qui protège la machine et ses servants de la neige.

Tour de garde Le chemin de ronde qui permet de rejoindre la tour de garde est un escalier couvert. La tour de garde contient des réserves, des baraquements, une salle de garde, et peut être habitée sans renforts extérieurs pendant au moins une semaine. Elle fait 5 étages de haut. Casemates Creusées dans la roche du surplomb de la cour supérieure, les casemates sont un véritable fort intérieure. Si le surplomb est vraiment à 10m de haut, il y a de quoi faire deux « étages ». Ce sont surtout des baraquements, il y a la citerne du fort, la plupart des réserves et de quoi loger 200 personnes au besoin. On accède aux casemates par la base de la tour des hornois. La pierre creusée dans les baraquement peut fournir les matériaux pour le reste du fort (pas forcément les pierres taillées, mais au moins les gravats pour « remplir » les murailles). Bâtiment principal (cour supérieure) Le niveau 0 est au niveau de la cour supérieure, communique avec les casemates, et correspond aux cuisines. Le niveau 1 n’est accessible que par le surplomb, et comprend une salle de garde ainsi que les quartiers du commandant. Le niveau 2 contient un large couloir de circulation couvert sur la bordure du bâtiment, qui permet de surveiller les alentours, ainsi que le donjon. Cour inférieure C’est le seul endroit du fort où les visiteurs (marchands, voyageurs) peuvent circuler. La grand salle sert à la fois d’auberge, de dortoir et de comptoir commercial. Statut au printemps - les murailles et tours du versant sud sont achevées - les casemates ont été creusées grossièrement mais ne sont pas achevées ; il reste du travail pour des maçons - l’ancien fort n’a pas été touché : la grand salle, les écuries, le poste de péages sont restés en l’état, ainsi que les palissades en bois au nord. Seule le versant sud et la porte sont achevés

La première montre les constructions actuelles, la seconde a été nettoyée pour que tu puisses dessiner à loisir : considère qu'une courbe de niveau y représente environs 10m de dénivelé (le fort surplombe donc une quasi-falaise de presque 60m).

Sur le plan des fortifications actuelles : ► tout ce qui est marron (palissades, bâtiments) est en bois, seuls les deux premiers étages de la tour carrée ont été renforcés en pierres –et en noir, le bâtiment A est une grosse hutte de rondins dotée d'une seule cheminée maçonnée, où sont logés les gardes et les Patrouilleurs de passage, B est l'écurie (en rondins aussi), C est le cantonnement des Hornois, qui se sont donné du mal pour se construire des quartiers privatifs en bois et en torchis, D est 'l'endroit où campent la plupart des soldats emishen. Le col étant déjà à 1.400m d'altitude, on y trouvait déjà peu de sapins avant qu'ils soient tous abattus à plus de 500m de distance, autant pour dégager la vue que pour construire le peu qui existe déjà.