Liturgie des Gardiens : Différence entre versions

De Marches du Nord
Aller à : Navigation, rechercher
(Quelques bases de liturgie hornoise)
m
 
Ligne 16 : Ligne 16 :
 
[[Fichier:Octogramme-01.png|200px|thumb|right|un octogramme "simple"]]
 
[[Fichier:Octogramme-01.png|200px|thumb|right|un octogramme "simple"]]
  
En dehors des officiants du Sacrifice (voir plus bas), nul ne peut pénétrer armé dans l'octogramme et la place de chacun y est précisément déterminée par la caste et le rang. Dès qu'un coup de corne ou une cloche de bronze annonce la messe, tous les Hornois se livrent à la nécessaire purification (ablutions, nettoyage des armes, habits d'intérieur etc.) et se rassemblent autour de l'octogramme (qui est parfois gardé, notamment si un octogone "de bataille" a été tracé dans le sang des vaincus parce que la messe est tombée en plein combat : ça arrive). Les fidèles n'y pénètrent par contre que lorsqu'ils sont au complet, par ordre de préséance : d'abord les hommes puis les femmes des castes nobles, puis les castes "honorables" (artisan, guerrier, clerc...) puis les castes inférieures (serviteurs, ouvriers, paysans...). Si les fidèles sont nombreux, cela peut provoquer une sorte d'embouteillage cérémonieux où l'on cède le passage dès qu'on a fait un pas, et qui se règle dans une sorte de chorégraphie bien connue, sans jamais aucun heurt mais qui donne l'occasion aux castes inférieures d'admirer et de saluer leurs supérieurs. Évidemment, la paroisse sait qu'elle est "au complet" parce qu'on arrive jamais à une messe sans y avoir été invité par l'officiant (puisque être admit à la messe revient à être admit dans la communauté des croyants).
+
En dehors des officiants du Sacrifice (voir plus bas), nul ne peut pénétrer armé dans l'octogramme et la place de chacun y est précisément déterminée par la caste et le rang. Dès qu'un coup de corne ou une cloche de bronze annonce la messe, tous les Hornois se livrent à la nécessaire purification (ablutions, nettoyage des armes, habits d'intérieur etc.) et se rassemblent autour de l'octogramme (qui est parfois gardé, notamment si un octogone "de bataille" a été tracé dans le sang des vaincus parce que la messe est tombée en plein combat : ça arrive). Les fidèles n'y pénètrent par contre que lorsqu'ils sont au complet, par ordre de préséance : d'abord les hommes puis les femmes des castes nobles, puis les castes "honorables" (artisan, guerrier, clerc...) puis les castes inférieures (serviteurs, ouvriers, paysans...). Si les fidèles sont nombreux, cela peut provoquer une sorte d'embouteillage cérémonieux où l'on cède le passage dès qu'on a fait un pas, et qui se règle dans une sorte de chorégraphie bien connue, sans jamais aucun heurt mais qui donne l'occasion aux castes inférieures d'admirer et de saluer leurs supérieurs. Évidemment, la paroisse sait qu'elle est "au complet" parce qu'on arrive jamais à une messe sans y avoir été invité par l'officiant (puisque être admis à la messe revient à être admis dans la communauté des croyants).
  
 
[[Fichier:Octogramme-02.jpg|200px|thumb|right|reproduit en miniature sur le perron d'un portail, un dallage de temple hornois]]
 
[[Fichier:Octogramme-02.jpg|200px|thumb|right|reproduit en miniature sur le perron d'un portail, un dallage de temple hornois]]

Version actuelle en date du 20 octobre 2020 à 09:25

Quelques bases de liturgie hornoise

Les Hornois respectent au minimum 4 prières quotidiennes, grossièrement toutes les 6 heures :

  • à l'aube (avant l'entraînement),
  • à midi (avant le déjeuner),
  • au soir (avant le dîner) et
  • au coucher (vers minuit).

En temps de paix où lorsqu'on exerce une activité autre que "militaire", il devrait y en avoir quatre de plus mais les quelques mercenaires Hornois qu'ont fréquenté la plupart des Talendans devaient se considérer comme "en guerre" (?) et se limiter au 4 prières obligatoires.

En théorie, les prières se font à des heures lunaires bien précises, ce qui impliquet d'effectivement voir les lunes mais, dans une région au climat pourri dont l'horizon est généralement bouché par de hautes montagnes, pas la peine d'espérer observer ne serait-ce que la moitié de l'orbite. Dans ces cas-là, les fidèles emploient une clepsydre rituelle (qui mesure 7 heures : les 6 avant la prochaine prière et l'heure consacrée à l'office lui-même, mais intègre également une boussole à bille pour orienter le tracé) mais comme tout le monde n'en a pas, on tâche "d'approximer" un peu à partir du cycle solaire. Il y avait jadis au Sanctuaire de grandes machines mesurant la course des différents astres autour du monde et carillonnant les heures de messe, mais elles ont sans doute été détruites pendant la Chute.

Lorsque les fidèles sont assez nombreux et/ou qu'ils disposent d'un véritable temple, ces prières donnent lieu à des messes qui, quatre fois par jour, rassemblent la quasi-totalité des Hornois dans un octogramme : une sorte de grande étoile à huit branches entourée d'un octogone et percé d'un rond central, qui peut aussi bien être tracé dans la terre meuble qu'être sculpté dans un dallage sophistiqué et forme l'aire sacrée de la messe, orientée vers l'un des points cardinaux en fonction de l'heure.

un octogramme "simple"

En dehors des officiants du Sacrifice (voir plus bas), nul ne peut pénétrer armé dans l'octogramme et la place de chacun y est précisément déterminée par la caste et le rang. Dès qu'un coup de corne ou une cloche de bronze annonce la messe, tous les Hornois se livrent à la nécessaire purification (ablutions, nettoyage des armes, habits d'intérieur etc.) et se rassemblent autour de l'octogramme (qui est parfois gardé, notamment si un octogone "de bataille" a été tracé dans le sang des vaincus parce que la messe est tombée en plein combat : ça arrive). Les fidèles n'y pénètrent par contre que lorsqu'ils sont au complet, par ordre de préséance : d'abord les hommes puis les femmes des castes nobles, puis les castes "honorables" (artisan, guerrier, clerc...) puis les castes inférieures (serviteurs, ouvriers, paysans...). Si les fidèles sont nombreux, cela peut provoquer une sorte d'embouteillage cérémonieux où l'on cède le passage dès qu'on a fait un pas, et qui se règle dans une sorte de chorégraphie bien connue, sans jamais aucun heurt mais qui donne l'occasion aux castes inférieures d'admirer et de saluer leurs supérieurs. Évidemment, la paroisse sait qu'elle est "au complet" parce qu'on arrive jamais à une messe sans y avoir été invité par l'officiant (puisque être admis à la messe revient à être admis dans la communauté des croyants).

reproduit en miniature sur le perron d'un portail, un dallage de temple hornois

L'office est presque toujours conduit par le Hornois présent de plus haut rang : durant des siècles, les "rois" hornois ont ainsi dit la messe pour des citadelles entières. Chaque office est une une combinaison de 3 phases fixes et 1 variable suivant l'heure :

  • on commence toujours par le Serment, où le croyant renouvèle son allégeance aux Premiers, à Herem (au moins dans les incarnations de "Père Fondateur" de ta lignée et celle qui concerne ta caste, donc "Seigneur des Batailles") et au Sanctuaire, en tant que lieu comme en tant que mission. Cette phase est rythmée par des stances où l'officiant nomme les 8 facettes du Dieu (Herem "Père Éternel des Sublimes", "Premier Seigneur des Batailles", "Suprême Protecteur des Nations", "Infaillible Juge de la Foi", "Impitoyable Fléau des Parjures", "Ultime Gardien du Savoir", "Architecte Souverain du Sanctuaire" et "Dernier Porte-Flambeau des Astres") et, pour chacune, appelle les castes qui en dépendent, chaque groupe lui répondant par sa propre version du serment d'allégeance. Tout le monde est ainsi sensé connaître les devoirs et prérogatives de chacun.
  • on continue toujours par le Souvenir qui consiste à rappeler des faits historiques et autres enseignements tirés des textes sacrés. Ainsi, chaque jour, les Hornois révisent l'histoire de leur "chute" (ambiance...), les serments pris par leurs aïeux et la conduite qui a été décidée pour eux à travers les siècles.
  • là s'insère suivant l'heure...
    • l'Invocation (à l'aube) qui en appelle aux ancêtres par une longue psalmodie pleine de mots incompréhensibles, de noms d'anciens rois et de héros défunts (la difficulté à l'apprendre est une des raisons pour lesquelles les Lames d'Airain ne chantent rien d'autre),
    • la Règle (midi) où chaque jour on rappelle l'un des 256 interdits, l'une des 16 vertus cardinales ou l'un des 16 péchés impardonnables,
    • le Jugement (soir) où le croyant examine sa conduite et se repent de ses fautes, et enfin...
    • le Sacrifice (coucher) où l'on verse du sang (pas forcément le sien, même si ton père s'entaillait souvent quand il n'avait pas de quoi immoler un animal "digne") en proportion des péchés reconnus lors du Jugement.
  • on fini toujours par la Grâce, où Herem gratifie ses fidèles, qui le remercient.

Ceci fait, on nettoie l'octogramme et on peut aller manger, travailler ou dormir.