Lessane

De Marches du Nord
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La Lessane est plus qu'une rivière : un véritable réseau fluvial couvrant largement la moitié sud-est de la Marche des Lisières avant se de jeter dans le Dramguil à hauteur de Valmire. Ses affluents prennent leurs multiples sources dans toute la partie orientale des Monts Voilés, et parfois jusqu'aux Montagnes des Épées, collectant au passage des dizaines de rivières, de torrents et de ruisseaux qui ne se rejoignent vraiment que dans la vallée agricole de Salviane.
Son nom vient, comme souvent, de la déformation en langue des Pères d'un terme emishen : les Otlalnan, anciens habitants de ces plaines, appelaient tout ce réseau de cours d'eau Leshan an Ge'wayl, "les Disciples du Fleuve" (ou plutôt "le Collège du Fleuve", d'après la traduction du Frère consignant Abradem le Paremin).

Alors, si "la Lessane" désigne principalement la vaste rivière qui baigne donc Salviane puis Valmire, son réseau rassemble l'Enssyonne, la Vélène, l'Ocrine et le Carmin avec leurs multiples affluents...

la Lessane

Prenant sa source dans la "Voûte" des Monts-Voilés, où elle est déjà bordée de mines de cuivre, d'argent et de fer, la Lessane proprement dite serpente sur plus de 700km et forme déjà une large rivière lorsqu'elle atteint Salviane, devenu son plus grand port depuis le transfert de la prévôté et l'afflux de matériaux que réclame la construction de sa nouvelle citadelle.

Son segment le plus large, entre Salviane et Valmire, est rien de moins que la seconde artère fluviale de toutes les Marches du Nord (après le Dramguil, évidemment), parcourue presque toute l'année par les chalands ondrènes (chargés du grain et du bois de construction des plaines ou des pierres de taille extraites à Gorgerune) comme par les barges kerdanes des Melangoline transportant le minerais des montagnes ou les produits des manufactures d'Aroche.
À cet endroit, la Lessane est aussi large que lente, et seulement deux ponts l'enjambent : un à Valmire, l'autre à Salviane. Alors, bien que ses berges soient constellées de champs, de fermes, de scieries et de hameaux plus ou moins fortifiés, ceux-ci ne sont pour la plupart reliés que par des chemins de terre et de petits embarcadères sur la rivière, seule la rive sud étant longée par la confortable "route jaune" (car en partie pavée de ces pierres de craie qui teinte déjà l'Ocrine) qui joint les deux cités.


Les lettres sur la carte sont les intiales de villages trop petits pour y être entièrement nommés, mais qui ont intéressé des Talendans au cours de l'épisode 30) "L'Absent" :
Fordane (village fortifié sur la Vélène), Garvane (récemment rasé par les Kormes), Melarine (bourg paysan traversé par la route jaune, et la plus grande localité entre Valmire et Salviane), Pont-aux-Ours (un fort doté d'une auberge et gardé par des féaux des Morholt, récemment pris d'assaut puis abandonné par les Kormes) et Runegard, un hameau minable où les PJ ont retrouvé la piste de Soashna...

l'Enssyonne

Née des contreforts des Montagnes des Épées et reliée à la citadelle de Mont-Griffon par un de ses propres affluents, l'Enssyonne (ainsi baptisée en l'honneur du fief d'origine du sire Berinor de Salviane) serpente à travers les gorges de l'Est en amenant le fer des montagnes jusqu'aux forges de Gorgerune, puis le bois et la pierre de construction produits sur place jusqu'aux chantiers de la prévôté.

l'Ocrine

Tirant son nom à la fois de sa teinte beige et des ocres extraits de ses berges argileuses, l'Ocrine borde le bourg de Runelige, où sont produits nombre des pigments et teintures employés par les tisserands de Salviane, de Valmire ou d'Aroche, et même par les verriers et candeliers d'Archerune.

le Carmin

Teinté par les veines d'étain des Monts-Voilés, ce puissant torrent se jette dans l'Ocrine à mi-chemin de Runelige et de Salviane, formant le seul lien entre les mines isolées des hauteurs avec les cités des plaines. Ses berges, encore largement ignorées des colons, seraient toutefois habitées par les indigènes survivants du clan des "Eibradon".

la Vélène

Descendant de l'Escarpe à travers de multiples coteaux, cette rivière n'est vraiment navigable qu'à l'approche du Pont-aux-Ours, par lequel la route de Gorgerune rejoint la "route des Collines" qui dessert les fermes et hameaux paysans des vallons fertiles au nord du pont de Valmire.