Guilde Franche de Tal Endhil

De Marches du Nord
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La "Roue du Négoce" sur les couleurs du bailliage de Tal Endhil, emblème de la Guilde Franche
La Guilde a donc été fondée en plein milieu de la bataille, au départ comme une magouille d'Adira. Ensuite plein de gens l'ont rejointe et y ont investi des capitaux, il s'est passé des tas de trucs, le trésorier Gaster a été arrêté pour "haute-trahison" (le Capitaine a découvert qu'il détournait l'argent de la mine avec le lieutenant Armeld), ses parts saisies et Mérane élue à son poste... Ce qu'on appelait encore récemment "la Guilde des Soiffards de la table du fond" (parce qu'elle se réunit à l'Auberge du Cygne) représente désormais une force économique sérieuse au sein du fief.


Les actionnaires de la Guilde

À la fin de la Huitaine 11, suite à l'investissement massif des Kerdans et à l'arrivée de nouveaux investisseurs, la Guilde totalisent aujourd'hui 55 parts réparties en 4 "cliques" :


ceux qui votent normalement avec les Pratesh

  • Maître Adira Pratesh, négociant, Président - 5 parts
  • Vighnu Pratesh, apothicaire - 2 parts
  • Hartan, tenancier de l'Auberge du Cygne, Secrétaire - 1 part
  • les Lewyllen du Silond représentés par Lel'Liamil - 3 parts

= 11 parts


ceux qui votent normalement avec le Capitaine

= 16 parts


le ventre mou qu'il faut re-convaincre à chaque vote

= 15 parts

Aniello du Till (un kerdan "rémanisé"), carrier, prospecteur et actuellement patron de la mine de fer n'est pas membre mais squatte les réunions en attendant de savoir si les propriétaires de la mine (désormais le Capitaine Durgaut, Messire Plirune et Adira Pratesh) veulent effectivement rattacher leur exploitation à la guilde (pis le vin est gratuit).

Maître Hadrien "Muraille", l'architecte, a été officiellement embauché et sera disponible dès qu'il aura fini les deux premiers chantiers qu'il doit au capitaine : le fortin de la mine bénie et la remise en état du moulin. Puisque seul le Capitaine l'a contacté depuis son arrivée, Virgile de Narcejane, l'érudit-géologue, prospecte très mollement et paresse tranquillement à l'auberge.

Activités Économiques

Les principales activités sont actuellement l'élevage et l'import-export. Il y a en effet un beau troupeau d'une cinquantaine de chevaux qui gambadent autour du village, quelques centaines de moutons tous nus (tondus jusqu'au dernier pour produire de la laine) et désormais 6 géants (dont une unique femelle qui sera fertile dans un an). Presque tout le reste, c'est de l'achat et du transport pour la revente...

Mérane Roulier a établi une liaison régulière entre Tal Endhil et Solerane : presque deux fois par semaine, le palefrenier lewyllen Sifenen Arlan conduit un attelage plein de poisson fraîchement pêché au village vers la cité minière et en ramenène un peu de tout, dont de l'alcool, du métal, du vélin et du papier négociés par Andréas Odran...). Bénéficiant également du contrat de transport de l'argent de la Mine Bénie vers Tal Endhil (dès que la mine remarchera), Mérane compte bien développer son affaire de roulage et développe aujourd'hui des relations commerciales à Aroche.

La nef Coppavento est pleine et sera prête à partir pour Aroche au début de la semaine 7, ses cales chargées de :

métaux, pas loin de 400kg de cuivre, bronze, fer et étain rachetés dans toute la région par les Kerdans et Mérane Roulier. Aujourd'hui vendu à Aroche, les seuls métaux ont rapporté quelques 2100 lunes !

30 ballots de laine, que des Talendanes se sont relayées jour et nuit pendant une semaine pour filer sur les métiers fabriqués en urgence par Mérane (décidément) et Hadrien Muraille,

cuir, fourrures et peaux,achetées en urgence aux Cascades par Islinna ou ramenés d'Écume 7 par Bartolome Sotorine.

teintures (donc des échantillons du fameux "Bleu des Lacs", des huiles, du miel, des onguents et diverses petites choses que les Kerdans avaient en stock,

Pour être complètement précis, la nef pourrait transporter pratiquement deux fois autant de marchandises sur mer calme : c'est parce qu'elle va devoir passer par des eaux perpétuellement déchaînées et hérissées de récifs que les Kerdans sont obligés d'optimiser le tonnage, la flottaison et le tirant d'eau pour que leur navire reste maniable dans ces conditions extrêmes.

Les Capacités actuelles de la guilde :

Les Capacités de la guilde à la fin de la Huitaine 11 sont donc (les améliorations en rouge) :

  • Finances 4*3 (ça fait quelques 4.000 lunes en actifs : pas mal)
  • Transport terrestre 2*2 (les deux chariots de Mérane)
  • Transport maritime 3*3 (une nef, 7 barges fluviales, toutes kerdanes)
  • Agriculture 1*3 : il faudra attendre les moissons pour que ça augmente
  • Bétail 4*3 : moutons, chevaux et même des géants
  • Terres 4*3 : Pâturages, occupées par le bétail
  • Filature 1*2 : vous ne pourrez pas retondre vos moutons avant encore 1 mois
  • Entrepôts & Greniers 3*3, grâce au grenier construit sous le nouveau moulin par Hadrien Muraille. Ces réserves sont entièrement remplies par les stocks de grain et même habitées (on y revient plus bas).

Possibilité de développement du futur Bailliage de Tal Endhil

(Discours prononcé par Adira Pratesh)

«Le Bailliage représente environs 10.000km², pour une population d'environs 3000 personnes, dont plus de 50% d'Emishen (théoriquement Elloran, mais les sauvages ont la bougeotte et il y a aussi des Lewyllen). Ses principales ressources sont pour l'instant les mines (fer, argent), le millet, le seigle et les moutons, ainsi que son marché annuel. Aujourd'hui, moins de 5% des terres arables sont exploitées et les artisanats locaux extrêmement réduits, principalement pour des questions d'insécurité, de faible investissement (main d'œuvre et capitaux) et d'éloignement. La menace Korme éliminée, Tal Endhil est aujourd'hui en paix avec ses voisins emishen et rémans, la sécurité est donc désormais garantie (si, si). Le problème d'éloignement peut être considérablement réduit en produsiant d'abord ce qui peut être utile aux colonies voisines, en améliorant les routess et, surtout, en établissant des liaisons maritimes régulières entre Port-Kardane ("Écume 6") et Aroche grâce à la nef kerdane déjà disponible (via le redouté Golfe Cinglant, certes). Quand aux investissement, il ne tient qu'à la Guilde de les fournir.


AGRICULTURE

La zone la plus fertile du bailliage est autour du Lac Quatrième ("Ker Endhil"), à 5-6 lieues (20-25km) à l'est du village, le long de la rivière (et de fait en direction du comptoir kerdan "Écume 6") : une zone actuellement complètement inhabitée, et plus qu'à moitié en territoire Liam'Lon. Évidemment, déboiser au nord et au sud du village ouvrirait d'autres possibilités, seules les berges de la rivière entre Tal Endhil et le Lac Quatrième étant actuellement exploitées sur moins de trois lieues (environs 10km).

Aujourd'hui, on y cultive principalement du millet et de l'avoine, mais aussi des choux, des betteraves et une variétés de racine locale (le "keghim", quelque part entre la carotte et le navet), trois légumineuses qui se battent en duel dans les potagers... Il y a des baies plein les forêts mais personne n'a envisagé d'en planter exprès. On pêche un peu dans le lac (poissons et écrevisses, toujours "à la rémane"), on chasse pour leurs fourrures des castors, des visons et des lapins. Seuls les Emishen exploitent vraiment les peaux, on produit peu de miel et d'hydromel, un (mauvais) vin de sureau, quelques plantes médicinales, charbon et vannerie ne sont produits que ponctuellement pour l'usage immédiat. En amont, près du village et sur les pourtours du Lac Troisième, on élève des moutons, quelques chèvres et quelques chevaux, quelques volailles et lapins dans les arrière-cours. A part le millet, les fourrures et les chevaux (qui vont vers la mine), tout est destiné à l'usage ou à la consommation locale, tout est largement sous-exploité, Tal Endhil n'exporte presque aucune production locale en dehors de la laine.


Mais compte-tenu des sols et du climat, la région pourrait produire :

-du froment ("blé tendre") : farine, pain, brasserie

-de l'orge : malt (sucre), farine, nourriture humaine et animale, distillation, brasserie

-du houblon : surtout pour la brasserie, certes

_du "veidhin", une sorte d'orge indigène qui pousse très très bien sous ces rudes climat (on ne sait pas si c'est brassable, personne n'a jamais essayé)

-du lin : filage (textile, cordages), huile, paillage, litière...

-du charbon de bois en quantité (on manque pas d'arbres)

-des baies en quantité

-du cresson

-des pois...

Côté élevage, les troupeaux de chevaux et moutons pourrait être démultipliés et l'on pourrait aisément y ajouter l'élevage des bovins (notamment des vaches et des buffles laineux), des porcs et, surtout, des géants (Adira s'y connaît, vous en avez déjà une poignée, les Lewyllen peuvent fournir un couple reproducteur, Islinna vient d'embaucher un cornac/éleveur pour le chantier de la Mine Bénie...). Tout ça ne nécessite qu'une infrastructure modeste (des enclos, des étables, des granges), beaucoup de terrain (mais c'est la principale ressource disponible) et de la main-d'œuvre (ça, c'est un sérieux problème).

Dans tous les cas, si le principal bassin fertile est à 5 lieues en aval autour du lac de Ker Endhil, il est grand temps de commencer à s'y installer.


ARTISANAT & MANUFACTURE

Au delà des matières premières (que presque tout le Pays des Vents peut également fournir), le principal développement nécessaire serait l'artisanat. A l'heure actuelle, on file un peu de laine, on forge un peu de fer, on tresse trois paniers et on s'en contente. Alors qu'une fois le secteur agricole amélioré, on pourrait envisager  :

-une brasserie (la plus proche est à Celanire),

-une véritable filature pour exploiter le (futur) lin et la laine (une bonne part du matériel est déjà prêt))

-une distillerie (celle de Solerane est au mieux "médiocre")

-une crémerie-fromagerie pour rentabiliser les brebis d'une autre manière

-une tannerie-maroquinerie, pour rentabiliser les futurs élevages mais aussi les apports des trappeurs emishen

-une vannerie-corderie, qui faciliterait déjà l'exploitation minière et la pêche et, à termes, le transport maritime

-une vraie scierie, nécessaire pour augmenter l'activité minière

-une carrière, ouverte près de la mine de fer, des sablières vers Ker Endhil pourrait en outre permettre de renforcer les fortifications.

_depuis que la Guilde s'est (re)dotée d'un alchimiste en la personne de l'apothicaire Vighnu Pratesh, on peut aussi envisager de relancer la production de "bleu des lacs", cette teinture tirée de la guède des marais locaux et qui a fait la fortune des Sotorine depuis 20 ans (c'est même pour ça qu'ils se sont installés à tal Endhil).

_maintenant doté de trois fois plus d'outillage de filature qu'avant, Tal Endhil a tout intérêt à continuer sa production de laine en convainquant les Emishen de prêter leurs propres moutons à cette nouvelle entreprise locale. On peut aussi acheter des moutons à Celanire.

Le développement de la forge (et là Maître Talbard relève le nez de son godet) permettrait par ailleurs d'exploiter le minerai au lieu de se contenter de l'exporter. Là encore, il manque principalement la main d'œuvre et le savoir-faire, en un mot : des gens.

Notez au passage qu'avec une scierie, des charpentiers digne de ce nom ("Qui qu'c'est qu'est pas digne du nom ? _C'est une façon de parler, Maître Osric..."), une filature pour les voiles et les cordages, un comptoir kerdan à proximité et une certaine concentration de voies navigables autour du village, on devrait à termes pouvoir envisager de construire des barges pour faciliter le transport de nos marchandises sans avoir à les faire convoyer depuis Aroche avec les risques que l'on sait.


MINES

Les montagnes regorgent certainement de cuivre, d'argent, de fer, d'or, peut-être mêmes de diamants (y a pas de raisons, c'est la même chaîne montagneuse que la Marche des Gemmes) mais par défaut de prospection et de main-d'œuvre, la région n'a qu'une pauvre mine de fer en sous-capacité et une mine d'argent effondrée (qui n'utilisait même pas son plomb et à peine sa houille) : si c'est pas malheureux ! Hadrien muraille compte améliorer ça. On manque évidemment de nouveaux gisements (puisque on ne les cherche guère : Virgile de Narcejane en a signalé un, d'argent, pas loin de la Mine Bénie et, depuis, tout le monde s'en cogne), mais surtout d'investissements humain et matériel.


COMMERCE & SERVICES

Entres les caravanes Lewyllen, les bateliers kerdans, les productions locales et les produits manufacturés que les marchands rémans remontent de la Marche des Gemmes, Tal Endhil profitait chaque printemps d'un commerce plutôt florissant. Cette année a commencé assez mal puisque les principaux marchands kerdans et lewyllens ont été heu... "_Massacrés ?"... disons retardés, les Remans bloqués plus au sud par les combats autour de Darverane et les Emishen poussés hors de la ville par "l'impolitesse" des Templiers et attirés au Cercle des Cascades par l'Assemblée Tribale (Adira, Islinna Sotorine et Lel'Liamil sont montés aux Cascades pour récupérer une partie des affaires concentrées là-haut. Mais la belle saison ne fait que commencer et si l'on se donne la peine de faire savoir à tous que les affaires reprennent, il n'y a pas de raisons pour qu'un "marché d'automne" ne redresse pas le bilan.

Tal Endhil est situé au croisement de voies navigables encore sous-employées qui pourraient atteindre Celanire, Darverane et même Aroche, d'un comptoir kerdan et de la seule route de la Marche, mais surtout à la frontière de différentes communautés rémanes (l'industrieuse Solerane, la pastorale Celanire) et emishens comme les Elloran, les Edell'okhil et les Tarallnen des montagnes, les Lewyllen nomades, les chasseurs Liam'Lon du nord et les Olodens des côtes ("Qui ? _Les Venteux. _Ha ça, c'est vrai que y en a plein..."). Si l'on pouvait convaincre tous ces gens de venir commercer ici non plus quelques semaines par an mais en permanence, notre petit village deviendrait rapidement une véritable carrefour commercial. Le commerce des esclaves reste difficile pour des raisons culturelles et politiques, néanmoins le village s'est récemment doté d'un "chorniqueur" dont on espère qu'il fera aussi écrivain public, d'une banque (inféodée à la guilde, bien sûr)...

Si la respectable Auberge du Cygne n'est vraiment fréquentée que six mois par an, la Taverne Penchée (avant d'être détruite) ne désemplissait pas, principalement parce qu'elle avait la bonne idée d'importer son alcool ("qu'est-ce qu'il a mon vin de sureau ?"), d'offrir de la musique, des jeux d'argent et des filles accortes. Depuis qu'elle a été rebâtie et reprise par Esic le Cornu et ses collègues mercenaires, c'est surtout la fréquentation qui manque : les échanges et la circulation dans le secteur étant gravement réduits par les combats, il n'y a guère que quelques autochtones, les gars de la mine de fer et les mercenaires eux-mêmes qui en profitent.


EN CONCLUSION

Ce dont Tal Endhil a besoin c'est d'abord de véritables investissements, tels que nos forces réunies dans cette guilde peuvent en assurer, d'autres part d'un arrivage massif de péquen... de personnel, notamment d'artisans compétents. Nous pourrions recruter des jeunes entreprenants à Aroche et dans l'Empire, pourquoi pas à Duriane, et leur proposer des conditions avantageuses pour s'installer dans un bailliage dynamique et novateur !»

(Applaudissement, nouvelle tournée de vin de sureau)