Discours du Capitaine Durgaut

De Marches du Nord
Version du 28 septembre 2016 à 13:09 par Sebastien (discuter | contributions)

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Allocution à l'Assemblée Tribale

Prononcé Eled mourant des Labours devant les émissaires tribaux rassemblés au Cercle des Cascades.

«Honorés membres des Clans, je viens parler en homme de paix. J'ai combattu certains d'entre vous, je suis déjà l'ami des autres. Dans les deux cas, vous avez forcé mon admiration, que ce soit par votre pugnacité ou votre vision du monde. Je le dis sans honte, considéré comme un notable important chez les Dirsen, je me sens un peu comme un enfant qui a tout à apprendre de vos us et coutumes. Si j'en crois les débats qui se tiennent ici, je devrais dire que je me sens comme un enfant qui risque de perdre ses chances d'apprendre. Peut-être, en revanche, puis-je vous enseigner quelques choses concernant l'Empire et qui devraient rester dans vos mémoires lorsque viendra pour le peuple Emishen de décider de suivre la voie des armes ou celle de la paix.

Je vais vous dire une chose : ne faîtes pas la paix avec l'Empire. Pas si vous espérez des Dirsen qu'ils s'adaptent tous avec bonheur à vos us et coutumes. La plupart des Dirsen sont sourds à la Nature, des millénaires de traditions leur faisant croire que tout ce que le monde a à offrir appartient à celui qui le réclame le premier. Beaucoup de Dirsen sont obnubilés par les métaux précieux comme l'or ou l'argent, au point d'en perdre toute morale et toute peur. Mais fondamentalement, la plupart des Dirsen sont de pauvres hères qui traversent l'existence en urgence, en espérant que leurs enfants auront un tout petit peu mieux que ce qu'ils ont eu eux-mêmes. Cette pensée rémane ne s'effacera pas tout de suite. Il faudra du temps avant que ceux qui se disent colons de l'Empire n'oublient un peu leur urgence et leur besoin de produire et bouger sans cesse. Il ne faut pas préserver la paix avec les colons, si vous attendez d'eux qu'ils changent tout de suite en retour. Il faudra de la patience, plus de patience que certains d'entre vous n'en ont. » (Durgaut regarde les représentants kormes, juge de son effet et prend une inspiration) «Je vais vous dire autre chose : ne faîtes pas la guerre avec l'Empire. Pas quand vous saurez que l'Empire a déjà conscience que les forêts de ces vastes territoires regorgent de bois précieux et que les montagnes débordent d'or et d'argent. Les autorités et chefs de l'Empire le savent et veulent ces richesses. Faîtes-leur la guerre et vous leur donnerez la seule raison dont ils ont besoin pour ne plus jamais négocier avec les tribus Emishens. Les autorités de l'Empire n'enverront plus de marchands ou de diplomates. Plus de pauvres colons espérant un avenir meilleur. Ils enverront des guerriers et des esclaves pour piller ces terres. Ces chefs ne viendront pas eux-mêmes, ils ne risqueront pas leur propre vie. Ils enverront des gens comme le Prévôt Rhilder, assoiffés de sang et de richesse, pour lesquels un bon Emishen est un Emishen mort ou esclave. Ils enverront des mercenaires fehnri, qui n'ont pas d'autres raisons de se battre que le montant de leur solde et pour lesquels cela est une raison suffisante pour tuer des gens qu'ils ne connaissent même pas. Ils enverront leurs criminels, leurs violeurs, leurs voleurs, tous ceux qui sont exclus de l'Empire pour leurs crimes et qui verront dans la guerre avec les Emishens une occasion de se racheter ou au moins de se faire oublier. Ce que l'on appelle l'Empire réman est vaste et déjà riche. Il n'aspire qu'à une chose : devenir plus vaste et plus riche encore. La seule chose qui les en empêche sont des accords. Pour les Dirsen, violer un accord est un crime plus grave que tuer un homme : si on tue un homme, on se fait quelques ennemis. Si on viole un accord, en revanche, on perd tous ses amis. Et si l'Empire se fiche d'avoir des ennemis, malgré toute sa puissance et son pouvoir, il ne peut pas se permettre de perdre ses amis. Si les Emishens deviennent ses amis, l'Empire sera plus solidement lié que par n'importe quelle corde.

Je vais vous dire une troisième chose. Quelque soit votre décision, jaugez chaque argument à l'aulne de celui qui vous l'expose. Je suis Liméric Durgaut, Capitaine et futur Bailli de Tal Endhil. Je parle au nom de ceux qui vivent là-bas et aspirent à une vie meilleure que celle qu'ils ont connue jusqu'alors. Je parle au nom de ceux qui sont prêts à faire des concessions sur leurs traditions bizarres et ceux qui veulent vivre en bonne harmonie avec les Emishens. Ces gens veulent vivre ici, offrir une vie à leurs familles et être en sécurité. Voilà les intérêts que je défends. Pour cela, je dois envoyer à l'Empire l'argent qu'il me demande. Sinon, l'Empire considèrera mon remplacement. Voilà les intérêts que je sers. J'ai été séduit par ces terres et les hommes qui les habitent. Je vois la sagesse de leurs voies, je garde aussi mes racines. J'espère apprendre ici et au contact des Emishen. J'espère développer une amitié entre nos peuples, prouver que nous pouvons vivre ensemble et surtout prospérer ensemble. Voilà les intérêts que j'ai fait miens.

Je crois en revanche que tout le monde ne se présente pas aussi honnêtement lorsqu'il prône la guerre. Je crois que les kormes, ici représentés, omettent de dire qu'ils se servent d'artefacts anciens pour ressusciter leurs morts et les lancer, deux fois morts, à l'assaut des hommes. J'en veux pour preuve le sarcophage qui leur a été pris dans une bataille à la mine près de Tal Endhil. Lel'Liamil, plusieurs de ses compères Lewyllen, ainsi qu'Adira Pratesh (NB : je cite aussi un autre PJ si un des ceux qui étaient à la mine se trouve aussi ici au Cercle : en gros, je donne tous les noms) pourront confirmer ces faits. Je crois que les kormes omettent aussi de dire que leurs maléfices ont mal tourné et qu'ils ont dû emmurer plusieurs des leurs, plusieurs des leurs !, sous la montagne, pour les laisser pourrir là. Je crois enfin que les kormes omettent de dire qu'Etayn-la-louve et beaucoup de kormes servent actuellement un sorcier réman. Oui, un sorcier réman, devant lequel ils plient genou, comme n'importe quel Dirsen roturier le ferait devant un seigneur. Là aussi, tout cela peut être confirmé par le récit de ceux qui l'ont vu.

Enfin, je peux affirmer que les kormes ont emporté l'argent de la mine avec eux. Ma question est la suivante : à quoi peuvent-ils employer cet argent ? Acheter des armes, faire venir des mercenaires pour se battre pour eux, piller et tuer. Se conduire en Dirsen, en somme. Mais ils n'hésiteront pas à marteler que les manières Dirsen doivent être bannies et punies. Alors en vérité, oui, on devrait toujours juger chaque argument à l'aune de celui qui l'expose.

Je veux ici prendre un engagement envers certains d'entre vous. Tal Endhil est un village, certains d'entre vous ne verront que peu d'intérêt à mes paroles. Mais être un village ne nous prive pas de pouvoir. Du pouvoir de réparer les fautes commises par d'autres, lorsque nous le pouvons. Une des pratiques de l'Empire les plus déplaisantes est l'esclavage. J'en ai vu les ravages sur les peuples, je refuse de le cautionner. (Durgaut regarde le jeune chaman des Edell'okilh)

Kal Tayvohn, des Edell'okilh, je veux ici vous dire que je crois pouvoir ramener nombre des vôtres actuellement en esclavage. Parler aux vivants, et voir votre tribu renaître. En échange de la paix. Accompagnez-moi s'il le faut pour voir à quel point je prends cet engagement à coeur, mais laissez un Dirsen tenter de réparer ce qu'il peut des torts que d'autres vous ont causé. Considérez, en somme, que les Dirsen, avec leurs tics et leurs manières étranges, sont aussi différents les uns des autres que les Emishens entre eux.»



Discours de départ pour Aroche

Le Capitaine est en train de regarder les derniers préparatifs d'embarquement quand il avise soudain une caisse sur le quai, monte dessus et prend la parole:

« Mes très chers tous, vous voir vous afférer ainsi, prêt à partir, me serre le coeur tout autant que cela me le remplit de joie et de fierté. Cela me serre le cœur car je sais que ce voyage ne se fera pas sur une mer d'huile, que lorsque votre voile aura disparu j'aurai ce sentiment de vide provoqué par l'absence de connaissances proches, de compagnons et même d'amis; car aussi cette nef et ce qu'elle transporte, en plus de ceux qu'elle transporte, représentent de nombreux espoirs pour notre communauté de Tal Endhil. Pour pouvoir survivre puis prospérer, nous devons attirer plus de bonne volonté ici, entendre les railleries des artisans sur leur apprentis, les aboiements des chiens autours des troupeaux, les notes de musique que les bardes joueront dans les tavernes, les cris des enfants jouant dans les basses-cours... Et c'est ce qui me remplit de joie et de fierté: VOUS êtes les porteurs de ces espoirs. Vous qui vous êtes de multiples fois illustrés, vous allez porter haut les couleurs de Tal Endhil à Aroche. Vous êtes nos diplomates, nos émissaires, nos représentants. Soyez courageux et francs, soyez fier d'être Talendan ! Propagez à Aroche cette image de paix, de sérénité et de tolérance ! Et quand vous reviendrez avec matériaux et artisans, la première chose que nous ferons sera de rebâtir notre village lacustre ! »

Puis, sur un ton plus doux : « Je compte sur vous.»

Descendant alors de sa caisse, le Capitaine vient personnellement serrer la main ou adresser un petit personnel à chaque membre en partance. Il attend alors patiemment la fin des préparatifs et au fameux "larguez les amarres !", il répond "Bon vent !" et vous regarde vous éloignez lentement.



Discours prononcé lors du banquet en l'honneur du Primat

Le Capitaine se lève de table et s'adresse au banquet.

"Mes chers compatriotes, frères dans la foi, compagnons d'armes et invités, Votre Éminence.

Je me réjouis de votre présence en ce jour et c’est un immense plaisir pour moi de pouvoir vous accueillir à ma table, au sein de notre si chère cité. Je profite de cet instant pour vous inviter à lever nos verres et à célébrer ensemble notre Empire. C’est cet Empire, si cher à mon coeur, qui a permis d’unir des peuples autrefois dispersés, c’est grâce à cet Empire que des peuples apparemment si différents ont appris à vivre ensemble, c’est grâce à cet Empire que nous vivons ici main dans la main chaque jour, n’oublions pas ce que nous lui devons. Cette cité en est le fruit et cette assemblée en est la preuve…

Que nous soyons Ondrènes, Mongrel, Estrani, Rigerien, Sylvain ou Hornois, nous sommes avant tout enfants de l'Empire !

Et c’est cet esprit de cultures diverses amenées sous une seule bannière que je vois chaque jours à Tal Endhil. Ici, nous travaillons quotidiennement à notre prospérité et en harmonie, Imperiaux, Kerdans, Emishen ici nous avons un mot pour cela :

Nous sommes TALENDANS ! Unis par la victoire contre les Kormes!!!

Holà du publique

Mes frères tout cela n’est qu’un premier pas, un premier pas pour l’Empire qui transforme l’avenir du Nord. Vous le savez, il est actuellement discuté de faire de Tal Endhil un Bailliage. Bailliage dont je vais maintenant vous dévoiler les différents projets qui en feront la renommée et notre avenir."

Petite pause pour faire monter la sauce...

Bientôt ces terres lointaines, rudes mais si riches à ceux qui ne renâclent pas à la peine seront à la portée de tous. Bientôt l'inconfort des voyages ne sera plus qu'un souvenir, un sujet de plaisanterie pour les marchands faisant commerce entre Tal Endhil et Solérane, Celanire et même tout l'Empire. Brigandages et Kormes, par la grâce de nos glaives guidés par le Premier Seigneur des Batailles, ne représentent déjà plus de danger. Et une fois nos routes pavées, plus rien n'entravera le développement de Tal Endhil, donc de l'Empire.

Cette relation avec nos voisins directs me tient tellement à coeur que j'offre l'exemption d'octroi, deux mois durant, aux marchands établissant un commerce durable entre Tal Endhil et Solerane ou Celanire. Ces accords seront enregistrés par Tardil de Bedlam, Intendant de Tal Endhil."

Le Capitaine désigne Tardil

"Si ces développement sont avant tout économiques, et ont pour but de forger des liens solides avec les cités impériales proches, d'autres avancées renforcent l'espoir que les Talendans projettent loin au nord de l'Empire. C’est grâce à nos actuels accords avec les Kerdans et à la persistance de la Guilde que j’ai le plaisir de vous annoncer la construction d'un port fluviale à Ker Endhil. Port qui resserrera nos liens avec la Marche d'Aroche et notre allié le prévôt, Larmond d'Orsane au travers d’échanges nombreux et fructueux. Ce port sera aussi notre ouverture vers le grand nord et ses fabuleuses richesses ! Autour de ce port surgira, de la Terre bénie par les Premiers, une cité qui offrira de nouvelles opportunités à tous.

Mais honnêtement, mes frères, est ce que cette terre bénie des Premiers, ce territoire si cher à leur yeux que Herem protège de sa présence pourrait se contenter d'une simple chappelle ! Non mes amis, bien sûr que non ! Bientôt ici même à Tal Endhil se dressera une Abbaye, faisant briller la lumière des Premiers, ici à l'extrème Nord de l'Empire.

Je vais vous faire une promesse à vous tous, ici, devant cette assemblée. Si je suis fait Bailli, je m'engage à ce que l'Abbaye de Tal Endhil et la Chapelle de Ker Endhil aient le libre accès aux ressources en pierre et en bois nécessaire à leur construction. De plus, la Garnison financera les services d’un grand architecte pour assurer la construction de l'Abbaye.

Mes amis, c’est une opportunité unique qui s’offre à vous, participez à la construction de la chapelle de Ker Endhil, que ce soit en fournissant du labeur manuel, de l'expertise ou des fonds et une stèle dédiee aux Premiers portera votre nom et rendra hommage à ces derniers et à vos efforts devant tous les fidèles. Je vous en serai personnellement reconnaissant, tout comme le seront le nouveau village de Ker Endhil, l'Empire mais aussi les Premiers !

Vive le Culte des Pères, vive l'Empire et vive Tal Endhil !"

Levons nos verres à l’avenir et célébrons !

Pause puis le Capitaine se met a chanter un passage de la nuit du lac sanglant, chanson reprise par les talendans.