Cordillère des Soupirs

De Marches du Nord
Version du 21 juin 2021 à 10:11 par Sebastien (discuter | contributions)

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La Cordillère des Soupirs est une haute chaîne de montagnes barrant l'adret [1] de la Vallée des Lacs en Paliers, et formant ainsi la frontière septentrionale du Bailliage de Tal Endhil.
Les contreforts n'ont jamais vraiment été colonisés puisqu'ils abritent une faune de lions des montagnes et autres vautours franchement dangereux, les crêtes étant par contre glaciales et fouaillées de tempêtes.
Même les indigènes ne s'y risquent guère, la plupart du temps...

Cordillères-Soupirs.jpg

Depuis la chaîne des Hasparren, la cordillère s'étend vers l'est et possède 7 sommets notables, qui s'abaissent vers la mer. D'ouest en est, ce sont...

  • les Quatre Parleurs (A), un groupe de quatre pics très élevés mais jamais mesurés car leurs sommets sont presque toujours perdus dans les nuages. Leur nom vient d'une légende emishen selon laquelle ces montagnes produiraient des sons semblables à des paroles, et discuteraient entre elles depuis le début du monde.

C'est là, par le Col des Parleurs élevé et méconnu d'où dégringole la Rivière des Palabres, que les Sentinelles en Goguette ont franchi la cordillère vers des régions inexplorées...

Secret pour les personnages non-seulement Emishen mais férus de légendes et/ou chamans.


Selon les légendes Elloran, les quatre montagnes discuteraient en fait depuis l'aube des temps en commentant la tournure du Vent, le pic sud-est se lamentant sur le passé du monde au pic nord-est, qui lui répondrait ce qu'il voit du présent, pendant que les deux pics les plus à l'ouest se chamaillent sans cesse sur l'avenir...

Et si leur sourde conversation est si lente que chaque mot peut s'étaler sur des jours, leurs fréquents soupirs et leurs éventuelles jurons roulent le long de la cordillère, résonnants en bourrasques, en craquements lointains parfois porteurs d'avalanches et même parfois, supposément, en visions de l'avenir ou du passé...
  • surplombant Tal Endhil, à une douzaine de lieues droit au nord du village, les deux pics suivant culminent déjà à près de 3.500m : ces deux sommets jumeaux que les Emishen appellent H'lalgen Dail'orh -qu'on pourrait grossièrement traduire par "les Cornes du Serpent (B)" (certains disent "les Écailles")- sont parfois visibles, par temps très clair, depuis le promontoire du Cercle des Cascades.
  • depuis les Écailles, la cordillère forme alors un long arc vers le nord-est, entourant les deux grands lacs de Gehan'Argeb, "les Eaux Abandonnées", mais forme à leur nord-est le sixième pic de la chaîne, déjà sensiblement plus bas (~3.000 m), que les nomades Liam'Lon nomment le Vieux Brasier (C), le sommet étant en fait la bouche d'un volcan éteint depuis seulement quelques générations.
  • au bout de son arc nord-est, la cordillère se recourbe finalement vers le sud, créant sa septième et sa plus petite pointe (~2.500m) dont la forme, très creusée à l'ouest mais dressée à l'est, lui vaut le nom de l'Anche (D).

Il semblerait qu'une des pistes indigène de la région passe justement dans l'échancrure entre ces deux derniers sommets, reliant la Vallée des Lacs en Paliers au large bassin du Fleuve-aux-Cinq-Bras.


  1. L'adret est le versant d'une vallée le plus exposé au soleil : dans les Marches, ce sera généralement le versant "nord". À l'inverse, l'ubac est le versant "à l'ombre", bien souvent le côté sud.