Catégorie:Liam'Lon : Différence entre versions

De Marches du Nord
Aller à : Navigation, rechercher
(Sheb'Liam'Lon : Le Cercle Maudit)
m (Les principales manades)
 
(41 révisions intermédiaires par 2 utilisateurs sont masquées)
Ligne 1 : Ligne 1 :
 +
[[Fichier:LiamLon-01.png|279px|thumb|right|'''Les couleurs du clan Liam'Lon''', telles qu'elles sont généralement tissées dans les vêtements ou entrelacées aux [[tresses sociales]] de ses membres :<br>
 +
'''1)''' "[https://fr.wikipedia.org/wiki/Terre_verte Terre Verte]" : couleur tribale des [[Si'Olonil]], '''2)''' Noir : symbolise les oiseaux de proie, '''3)''' Jaune d'Or : fréquemment associé au printemps, au chant et aux bardes]]Les '''Liam'Lon''', clan du "Faucon Chanteurs", compte 10 ou 15.000 '''chasseurs nomades''', parcourant à cheval un vaste territoire forestier s'étendant du nord de [[Tal Endhil]] jusqu'aux steppes du [[Grand Nord]] (là où commencent les terres des [[Del'Ranan]]).<br>
 +
À l'image de leur [[Oiseau-Totem]], les Liam'Lon accordent une grande importance culturelle au chant, à la musique en général et même aux légendes, cultivant une importante tradition bardique qui attire auprès d'eux les bardes en quête d'enseignement.
  
== Présentation générale ==
+
'''Vivant en dehors de la zone "conquise" par [[l'Empire de Rem]]''', ils se sont longtemps désintéressés du [[Conquête du Nord|conflit]] qui ensanglante les [[Marches du Nord]]... Jusqu'à ce que quelques trappeurs de leur clan décident de participer à la défense de [[Tal Endhil]], que des [[Kormes]] leur volent des chevaux (et ça, ''c'est mal'') et que certains de leurs membres influents décident de se mêler de [[:Catégorie:Pacifistes|pacifisme]].<br>
 +
Quoique assez mal préparés idéologiquement, les Liam'Lon se sont alors massivement investis dans l'[[Assemblée Tribale]] et, vu qu'ils représentent l'une des principales forces armées de la région, ils commencent doucement à se découvrir une importance politique. Ils sont néanmoins encore assez partagés entre pacifistes, bellicistes et "attentistes".<br>
 +
Il faut dire qu'ils vivaient déjà relativement isolés de leurs frères [[Si'Olonil]], leur territoire nordique étant '''séparé du reste de la [[Région des Lacs]] par une sorte de "zone-tampon"''' composée de la plaine inoccupée de [[Gehan'Argeb]], "les Eaux Abandonnées", et du vaste marais de [[Gehil'Arkon]], "la Rivière Noire" : ça donne pas vraiment envie de les traverser...
  
  
Les '''Liam'Lon''' ("faucons chanteurs") sont entre 6 et 12.000 chasseurs-nomades parcourant à cheval un vaste territoire forestier s'étendant du nord de [[Tal Endhil]] jusqu'aux steppes du grand nord (là où commencent les terres des [[Del'Ranan]]). Situés en dehors de la zone "conquise" par les [[Impériaux]], ils se sont longtemps désintéressés du conflit... jusqu'à ce que plusieurs trappeurs de leur clan décident de participer à la défense de [[Tal Endhil]], que des [[Kormes]] leur volent des chevaux (et ça c'est mal) et que certains de leurs membres influents décident de se mêler de pacifisme. Quoique idéologiquement "pas bien préparés", les Liam'Lon se sont alors massivement investis dans l'[[Assemblée Tribale]] et, vu qu'ils représentent l'une des principales forces armées de la région, commencent doucement à se découvrir une importance politique. Ils sont encore assez partagés entre pacifistes, bellicistes et "attentistes", néanmoins.
+
== Organisation ==
 +
Si nombre de clans emishen vivent en petites communautés disséminées à travers leur territoire, aucun n'est aussi dispersé que les Liam'Lon :<br>
 +
'''ils sont éparpillés en une vingtaine de "manades"''' <ref> traduction de ''rohend'' qui, en [[Langue des Vents]], désigne un troupeau de chevaux et, par extension, les cavaliers qui sont dessus </ref> comptant de 50 à 3.000 individus (et au moins autant de montures), parcourant inlassablement leurs immenses terrains de chasse <ref> probablement aussi grands que les [[Marches du Nord]]...</ref> à la recherche constante des ressources qui varient avec les saisons (gibiers, cueillettes, matériaux...).  
  
Les Liam'Lon sont disséminés en quelques 100aines de "'''manades'''" (ça désigne un troupeau de chevaux et, par extension, les cavaliers qui sont dessus) comptant de 50 à 300 individus. Les fonctions classiques d'un clan emishen sont elles aussi éclatées et certaines manades sont donc dirigées par des "Alen", qui ont un statut de chef de troupe.
+
Les fonctions classiques d'un clan emishen sont elles aussi éclatées entre ces manades : les Liam'Lon comptent ainsi nettement plus de bardes que la moyenne, mais certaines troupes sont effectivement dirigées par des ''[[Alen]]'', qui cumulent ainsi leur statut clanique avec les responsabilités de "chef de troupe".<br>
Par exemple, la Maîtresse de Chasse [[Falawin]] (vue à l'[[Assemblée Tribale]]) dirige dans les faits bien plus que les chasseurs du clan : elle mène toute une manade de plusieurs centaines de membres, incluant non seulement un grand nombre de chasseurs mais aussi leurs familles (où l'on trouve tous les corps de métier), ce qui lui confère déjà une influence considérable sur l'ensemble des siens, peut-être plus grande que celle du "chef" officiel, le vieux [[Darondahl]].  
+
Par exemple, '''''l'Alen Olon'' ("Maîtresse de Chasse") [[Falawin]]''' dirige dans les faits bien plus que les grandes chasses saisonnières du clan : elle mène également la manade la plus nombreuse du clan, comptant une majorité de chasseurs mais aussi leurs familles (parmi lesquelles on trouve tous les corps de métier), ce qui lui confère une influence considérable sur l'ensemble des siens, peut-être plus grande que celle du '''"chef" officiel, le vieux [[Darondahl]]'''. De même, l'''Alen Neldaram'' ("maître de guerre") du clan, '''[[Hashag'Ganthan]]''', mène une troupe de presque 700 âmes qui suit généralement les pistes côtières en pêchant bien plus qu'elle ne combat...
  
 +
Chaque groupe arpente la vaste taïga nordique en suivant l'une des nombreuses '''pistes''' qui la sillonnent, marquées de loin en loin par des tertres et d'occasionnelles pierres levées. Par la récolte et l'artisanat, la manade produit en chemin les ressources que lui permettent le terrain et les compétences disponibles en son sein, échangeant ce qui lui manque au gré des fréquentes rencontres avec les autres groupes.<br>
 +
Et si toutes les manades pratiquent principalement la chasse et donc les artisanats directement en rapport (l'archerie, notamment), la fragmentation du clan en bandes errantes, organisées autour de quelques "maîtres" aux compétences restreintes, produit de fait une certaine "spécialisation" des troupes : telle manade exploitent plus particulièrement les peaux et fourrures, échangeant ensuite sa production avec telle autre qui abrite un vannier, celles qui pêchent ou chassent le morse sur les côtes troquent alors avec celles qui font le négoce des indispensables chevaux ou fabriquent des instruments de musique... <br>
 +
Et par la force des choses, les Liam'Lon accordent aux [[Rites#Palabres|palabres]] une importance qu'on ne retrouve guère que chez les [[Lewyllen]] (avec qui ils commercent fréquemment)...
  
== Système dynastique ==
+
Cette structure sociale plutôt lâche fait bien sûr des Liam'Lon un clan assez désuni : s'ils apprécient de se réunir annuellement à la "'''[[Croisée des Pistes]]'''", l'essentiel de leurs décisions politiquent se prennent donc "familialement", chaque manade faisant sa vie très indépendamment des autres.
Alors que l'égalitarisme est la norme dans la plupart des clans Emishens, les Liam'Lon ont opté pour un système davantage cloisonné relativement proche d'un système dynastique. L'hérédité est donc la norme pour les "Alen" et il n'est pas rare que les familles se transmettent une charge (par exemple une charge de protection d'un Alen) de génération en génération.
+
  
{{Secrets|Le système dynastique est intimement organisé aux manades elles-mêmes. En effet, la légende Liam'Lon prétend que 67 esprits enfantèrent 67 guerriers qui fondèrent 67 manades. Les 67 guerriers confièrent les manades à 67 suivants en attendant leur retour. Les compagnons de Caenniel Ghaeld étaient également prétendument 67 sans que l'on sache exactement qui ils étaient. Quoi qu'il en soit, les Alen actuels sont les descendants de ces suivants. Ils ne s'agit pas de "nobles" au sens réman du terme, mais davantage de représentants ou de porteurs d'une charge. Ils ne sont pas à l'abris des coutumes et si leur statut leur garantit un certain privilège social (et par essence ce sont des personnages importants), ils ne peuvent mettre en avant ce statut pour outrepasser leurs droits. Une charge, toutes les charges Liam'Lon, sont autant un honneur que un devoir. Fuir sa charge est généralement mal perçu par la communauté qui peut y voir un déséquilibre.}}
+
[[Fichier:Croisée-des-Pistes-1.png|800px|thumb|center|Les cartes du grand nord se précisent à mesure que progresse la [[:Catégorie:Grande Expédition Boréale|Grande Expédition Boréale]]...]]
 +
 
 +
== Les principales manades ==
 +
Politiquement "désunis", les nomades Liam'Lon sont donc divisés en '''une vingtaine de manades''', un nombre qui reste approximatif ''parce qu'il varie'' : les manades s'unissent, se séparent ou se dispersent carrément (leurs membres intégrant d'autres bandes) suivant les saisons, les mariages, les scissions et les priorités de chaque communautés, au point que les Liam'lon eux-mêmes ne puissent pas vraiment dire combien de groupes composent actuellement leur clan (d'autant plus qu'ils s'en fichent un peu).<br>
 +
Néanmoins, on peut tout de même dénombrer '''cinq manades principales''' –constituées depuis des générations, nombreuses et influentes car regroupant d'importantes fonctions claniques– et encore 6 autres qui existent depuis assez longtemps pour constituer des éléments stables du clan...
 +
 
 +
* '''la manade du Croisement''', dirigée par le vieux '''[[Darondahl]]''' lui-même et qui ne s’éloigne plus guère de la "[[Croisée des Pistes]]" depuis des décennies, compte environs 1.000 âmes, dont un nombre croissant d'artisans et même de marchands, sous la férule de [[Lyahn Lehang]], Maîtresse du Négoce et épouse du chef. Décrédibilisée pour un temps par la sédentarisation, cette manade regagne peu à peu en influence à force de centraliser l'économie du clan...
 +
 
 +
* '''la manade du Grand Pin''', que commande '''[[Falawin]]''' circule principalement dans la giboyeuse [[Forêt des Grands Pins|forêt du même nom]]. Longtemps la plus influente du clan de par le nombre (pas loin de 3.000 membres), son importance économique et la glorieuse ascendance de la grande fauconnière [[Caenniel Ghaeld|Tresses-Innombrables]], par ailleurs très engagée dans le '''[[:Catégorie:Pacifistes|mouvement pacifiste]]''' depuis l'[[Assemblée Tribale]], la troupe est désormais concurrencée par les bellicistes du Croisement.
 +
 
 +
* '''la [[manade de la Côte]]''' (peut-être 6-700 membres : personne n'a vraiment compté), menée par '''[[Hashag'Ganthan]]''' et à qui appartiennent le célèbre artisan estropié '''[[Gesseniel Sheavan]]''', le trappeur impétueux [[Falnen Be'hemshar]] (aujourd'hui engagé parmi les [[Sentinelles de l'Orage]]) et son frère [[Dalem Deshil]] (mort durant [[3) "Au Fil de l'Eau"|l'attentat contre Kal Feilan]]). Quoique son chef-guerrier soit peu porté sur la diplomatie, c'est la première manade à avoir passé des accords commerciaux avec [[Bartolome Sotorine|"Outre-Feu"]] et, à travers lui, avec le comptoir kerdan d'[[Écume 7]]. ''→ Depuis qu'elle concerne plusieurs [[Protagonistes]], cette manade possède '''[[Manade de la Côte|sa propre page]]'''.''
 +
 
 +
* '''la manade du Couchant''' circule le long de la [[Mer Cernée]], du [[Lac Vermeil]] au nord jusqu'au marécage de [[Gehil'Arkon|la Rivière Noire]] au sud, et se divise fréquemment en bande plus petites qui pêchent, chassent et fourragent aux abords des contrées sauvages de l'ouest (regroupant un peu plus de 1.000 membres). Quoiqu'il soit né dans une tout autre tribu, le Couchant a longtemps accueilli le fameux barde [[Tael Shannan]].
 +
 
 +
* '''la manade des [[Landes Pâles]]''' arpente les pistes du [[Grand Nord]] dont, depuis peut-être une décennie, l'ancien territoire des [[Del'Ranan]] : des terres qui lui ont permis de prospérer, d'attirer de nouveaux membres (ils sont aujourd'hui près de 700) et de gagner en influence auprès du reste du clan. Son chef, '''[[Tohadon' Shilen]]''', est le frère cadet du chaman fou, [[Kal Shemon'Lon]], et le père du jeune [[Messager de l'Orage]] Evemdhar, sacrifié par les [[Kormes]] d'[[Etayn-la-Louve]].
 +
 
 +
Mais ces 5 "grandes" manades ne totalisent qu'environ la moitié de la population du clan : le reste se répartit dans une petite quinzaine d'autres troupes, au gré des unions et des séparations qu'incitent aussi bien les ententes et mésententes entre personnes que les nécessités de la vie nomade. On peut ainsi mentionner la petite '''manade des Merrains''' (rassemblée autour de la [[Kal Ron Shidalei|Chamane-aux-Longues-Vies]] et dont les membres sont rudement affectés par la "[[Malédiction de l'Écorce]]"), la '''manade des Crêtes''' qui circule le long de la [[Cordillère des Soupirs]] (de [[Tal Endhil]] jusqu'à la région des [[Gehil'Arkon|Eaux Noires]] en passant par la [[Mer Cernée]]) ou même la '''manade des Signes''', isolée dans les [[Monts Décorés]] et pratiquant d'étranges scarifications...
 +
 
 +
 
 +
=== Système dynastique ===
 +
Alors que les postes dirigeants sont normalement attribués au mérite (voire par élection) dans la plupart des clans emishen, les Liam'Lon pratiquent volontiers une forme de transmission héréditaire des métiers et des fonctions sociales, qui produit fréquemment des "dynasties" de chamans, d'[[Alen]], de négociants, de guerriers etc., les descendants d'un personnage illustre reprenant souvent sa charge sur des générations.<br>
 +
Si ce système quasi-dynastique doit largement à la structure même des manades, il est également du à l'importance particulière que les Liam'Lon prêtent aux mythes en général et à leurs aïeux légendaires en particulier.
 +
Par exemple, les figures "mythiques" de la grande fauconnière [[Caenniel Ghaeld]] ou du barde ailé [[Da'Eshnon]] ont ainsi engendré une descendance plus ou moins vaste, où se distinguent encore aujourd'hui quelques individus remarquables que le clans considère comme les héritiers "spirituels" de leurs glorieux ancêtres, et à qui il accorde des honneurs particuliers.
 +
 
 +
Par extension, les Liam'Lon en général semblent prêter plus de valeur à leur patrimoine familial et à leur histoire clanique (plus ou moins romancée) que la majorité des autres clans. L'importance de cet héritage se retrouve à la fois dans la tradition bardique, dans la transmission de matériels "ancestral" auxquels on prête différents pouvoirs magiques (des armes, des outils, des parures...) et jusque dans l'attention portée aux [[Chevaux emishen|lignées équines]].
 +
 
 +
<references/>
  
 
== Artisanat : L'alcool Liam'Lon, une expérience où tous les sens sont mis à contribution ==
 
== Artisanat : L'alcool Liam'Lon, une expérience où tous les sens sont mis à contribution ==
Si, nomadisme oblige, les Liam'Lon ont un artisanat n'exigeant que très peu de matériel (la forge y est par exemple quasi inexistante), ils ont néanmoins développé l'art "délicat" de concevoir des alcools en tous genre à partir des ressources locales. La technique est rudimentaire mais a le mérite d'exister. En plein été, les cueilleurs Liam 'Lon fourrent toutes sortes de fruits, d'aiguilles de pins et d'herbes plus ou moins aléatoirement dans des outres en peau de chèvre. Ces dernières sont ensuite "oubliées" quelques semaines/mois en plein soleil. Quand la fermentation a fait son oeuvre et que l'outre est sur le point d'exploser, la "boisson" est prête. Le résultat est aléatoire, avec une grosse tendance a une saveur de fruits pourris teintés par la viande de chèvre en décomposition. La principale qualité semble en être réellement la teneur en alcool, difficile à obtenir par des moyens autres et connu des Emishens. S'exporte plutôt mal.
+
Si, nomadisme oblige, les Liam'Lon ont un artisanat n'exigeant que très peu de matériel (la forge y est par exemple quasi inexistante), ils ont néanmoins développé l'art "délicat" de concevoir des alcools en tous genre à partir des ressources locales. La technique est rudimentaire mais a le mérite d'exister. En plein été, les cueilleurs Liam 'Lon fourrent toutes sortes de fruits, d'aiguilles de pins et d'herbes plus ou moins aléatoirement dans des outres en peau de chèvre. Ces dernières sont ensuite "oubliées" quelques semaines/mois en plein soleil. Quand la fermentation a fait son oeuvre et que l'outre est sur le point d'exploser, la "boisson" est quasi prête. Il ne reste plus qu'à sortir la pâte obtenue, à la filtrer et à couper avec de l'eau de source? Le résultat est aléatoire, avec une grosse tendance a une saveur de fruits pourris teintés par la viande de chèvre en décomposition. La principale qualité semble en être réellement la teneur en alcool, difficile à obtenir par des moyens autres et connu des Emishens. S'exporte plutôt mal.
 +
A noter que les Liam'Lon ont une spécialité à base genévriers. La technique est toute aussi rudimentaire, le résultat tout aussi aléatoire, mais en revanche le degré d'alcool monte nettement plus rapidement. Très en vogue chez certains Chamans. Risque certain de se retrouver avec un mouflon à l'intérieur du crâne qui broute les cheveux de l'intérieur le lendemain.
  
 
== Légendes ==
 
== Légendes ==
 
Les légendes Liam'Lon regorgent de [[Lion des montagnes|lions des montagnes]] gigantesques, d'aigles de 8 mètres d'envergure, de taupes capables d'engloutir un cheval et même d'un loup à trois queues, haut comme un gros poney, et avec un pelage noir et blanc. Les deux pics des Écailles du Serpent de la [[Cordillère des Soupirs]] seraient ainsi nommées parce que de gigantesques serpents capables de se déplacer sous la neige y vivraient.<br>
 
Les légendes Liam'Lon regorgent de [[Lion des montagnes|lions des montagnes]] gigantesques, d'aigles de 8 mètres d'envergure, de taupes capables d'engloutir un cheval et même d'un loup à trois queues, haut comme un gros poney, et avec un pelage noir et blanc. Les deux pics des Écailles du Serpent de la [[Cordillère des Soupirs]] seraient ainsi nommées parce que de gigantesques serpents capables de se déplacer sous la neige y vivraient.<br>
Certains pensent que les Liam'Lon voient un peu trop de choses quand ils se partagent leur alcool. D'autres que tout est vrai. Enfin, certains pensent que des Esprits pourraient se promener sur le territoire Liam'Lon. L'alcool est une piste sérieuse selon les [[dirsen]].
+
Certains pensent que des Esprits pourraient se promener sur le territoire Liam'Lon, mais l'alcool est une piste sérieuse selon les [[dirsen]].
 +
 
 +
Les nombreuses histoires autour de la '''[[Malédiction de l'Écorce]]''' sont autrement plus inquiètantes, puisqu'elle semble se répandre comme une épidémie à partir du vieux [[cercle de pierres]], aujourd'hui abandonné par le clan...
  
== Sheb'Liam'Lon : Le Cercle Maudit ==
+
== Sheb'Liam'Lon : Le [[Cercle Maudit]] ==
  
 
Si les Liam'Lon ont toujours été un clan errant et dispersé (comme leurs voisins Del'Ranan), ils se retrouvaient deux fois par an depuis des temps immémoriaux, au plus chaud de l'été et au plus froid de l'hiver : toutes les manades convergeaient alors vers leur ancestral "Cercle de Pierres", où elles passaient toute une huitaine à ripailler, à commercer et à se raconter les histoires de leurs ancêtres. Pour une raison mal connue, et les Liam'Lon rechignent à en parler, le lieu est tombé en désuétude il y a plusieurs générations déjà.
 
Si les Liam'Lon ont toujours été un clan errant et dispersé (comme leurs voisins Del'Ranan), ils se retrouvaient deux fois par an depuis des temps immémoriaux, au plus chaud de l'été et au plus froid de l'hiver : toutes les manades convergeaient alors vers leur ancestral "Cercle de Pierres", où elles passaient toute une huitaine à ripailler, à commercer et à se raconter les histoires de leurs ancêtres. Pour une raison mal connue, et les Liam'Lon rechignent à en parler, le lieu est tombé en désuétude il y a plusieurs générations déjà.
Ligne 47 : Ligne 85 :
 
[[Catégorie:Clans]]
 
[[Catégorie:Clans]]
 
[[Catégorie:Grand Nord]]
 
[[Catégorie:Grand Nord]]
 +
[[Catégorie:Région des Lacs]]

Version actuelle en date du 22 février 2021 à 12:43

Les couleurs du clan Liam'Lon, telles qu'elles sont généralement tissées dans les vêtements ou entrelacées aux tresses sociales de ses membres :
1) "Terre Verte" : couleur tribale des Si'Olonil, 2) Noir : symbolise les oiseaux de proie, 3) Jaune d'Or : fréquemment associé au printemps, au chant et aux bardes
Les Liam'Lon, clan du "Faucon Chanteurs", compte 10 ou 15.000 chasseurs nomades, parcourant à cheval un vaste territoire forestier s'étendant du nord de Tal Endhil jusqu'aux steppes du Grand Nord (là où commencent les terres des Del'Ranan).

À l'image de leur Oiseau-Totem, les Liam'Lon accordent une grande importance culturelle au chant, à la musique en général et même aux légendes, cultivant une importante tradition bardique qui attire auprès d'eux les bardes en quête d'enseignement.

Vivant en dehors de la zone "conquise" par l'Empire de Rem, ils se sont longtemps désintéressés du conflit qui ensanglante les Marches du Nord... Jusqu'à ce que quelques trappeurs de leur clan décident de participer à la défense de Tal Endhil, que des Kormes leur volent des chevaux (et ça, c'est mal) et que certains de leurs membres influents décident de se mêler de pacifisme.
Quoique assez mal préparés idéologiquement, les Liam'Lon se sont alors massivement investis dans l'Assemblée Tribale et, vu qu'ils représentent l'une des principales forces armées de la région, ils commencent doucement à se découvrir une importance politique. Ils sont néanmoins encore assez partagés entre pacifistes, bellicistes et "attentistes".
Il faut dire qu'ils vivaient déjà relativement isolés de leurs frères Si'Olonil, leur territoire nordique étant séparé du reste de la Région des Lacs par une sorte de "zone-tampon" composée de la plaine inoccupée de Gehan'Argeb, "les Eaux Abandonnées", et du vaste marais de Gehil'Arkon, "la Rivière Noire" : ça donne pas vraiment envie de les traverser...


Organisation

Si nombre de clans emishen vivent en petites communautés disséminées à travers leur territoire, aucun n'est aussi dispersé que les Liam'Lon :
ils sont éparpillés en une vingtaine de "manades" [1] comptant de 50 à 3.000 individus (et au moins autant de montures), parcourant inlassablement leurs immenses terrains de chasse [2] à la recherche constante des ressources qui varient avec les saisons (gibiers, cueillettes, matériaux...).

Les fonctions classiques d'un clan emishen sont elles aussi éclatées entre ces manades : les Liam'Lon comptent ainsi nettement plus de bardes que la moyenne, mais certaines troupes sont effectivement dirigées par des Alen, qui cumulent ainsi leur statut clanique avec les responsabilités de "chef de troupe".
Par exemple, l'Alen Olon ("Maîtresse de Chasse") Falawin dirige dans les faits bien plus que les grandes chasses saisonnières du clan : elle mène également la manade la plus nombreuse du clan, comptant une majorité de chasseurs mais aussi leurs familles (parmi lesquelles on trouve tous les corps de métier), ce qui lui confère une influence considérable sur l'ensemble des siens, peut-être plus grande que celle du "chef" officiel, le vieux Darondahl. De même, l'Alen Neldaram ("maître de guerre") du clan, Hashag'Ganthan, mène une troupe de presque 700 âmes qui suit généralement les pistes côtières en pêchant bien plus qu'elle ne combat...

Chaque groupe arpente la vaste taïga nordique en suivant l'une des nombreuses pistes qui la sillonnent, marquées de loin en loin par des tertres et d'occasionnelles pierres levées. Par la récolte et l'artisanat, la manade produit en chemin les ressources que lui permettent le terrain et les compétences disponibles en son sein, échangeant ce qui lui manque au gré des fréquentes rencontres avec les autres groupes.
Et si toutes les manades pratiquent principalement la chasse et donc les artisanats directement en rapport (l'archerie, notamment), la fragmentation du clan en bandes errantes, organisées autour de quelques "maîtres" aux compétences restreintes, produit de fait une certaine "spécialisation" des troupes : telle manade exploitent plus particulièrement les peaux et fourrures, échangeant ensuite sa production avec telle autre qui abrite un vannier, celles qui pêchent ou chassent le morse sur les côtes troquent alors avec celles qui font le négoce des indispensables chevaux ou fabriquent des instruments de musique...
Et par la force des choses, les Liam'Lon accordent aux palabres une importance qu'on ne retrouve guère que chez les Lewyllen (avec qui ils commercent fréquemment)...

Cette structure sociale plutôt lâche fait bien sûr des Liam'Lon un clan assez désuni : s'ils apprécient de se réunir annuellement à la "Croisée des Pistes", l'essentiel de leurs décisions politiquent se prennent donc "familialement", chaque manade faisant sa vie très indépendamment des autres.

Les cartes du grand nord se précisent à mesure que progresse la Grande Expédition Boréale...

Les principales manades

Politiquement "désunis", les nomades Liam'Lon sont donc divisés en une vingtaine de manades, un nombre qui reste approximatif parce qu'il varie : les manades s'unissent, se séparent ou se dispersent carrément (leurs membres intégrant d'autres bandes) suivant les saisons, les mariages, les scissions et les priorités de chaque communautés, au point que les Liam'lon eux-mêmes ne puissent pas vraiment dire combien de groupes composent actuellement leur clan (d'autant plus qu'ils s'en fichent un peu).
Néanmoins, on peut tout de même dénombrer cinq manades principales –constituées depuis des générations, nombreuses et influentes car regroupant d'importantes fonctions claniques– et encore 6 autres qui existent depuis assez longtemps pour constituer des éléments stables du clan...

  • la manade du Croisement, dirigée par le vieux Darondahl lui-même et qui ne s’éloigne plus guère de la "Croisée des Pistes" depuis des décennies, compte environs 1.000 âmes, dont un nombre croissant d'artisans et même de marchands, sous la férule de Lyahn Lehang, Maîtresse du Négoce et épouse du chef. Décrédibilisée pour un temps par la sédentarisation, cette manade regagne peu à peu en influence à force de centraliser l'économie du clan...
  • la manade du Grand Pin, que commande Falawin circule principalement dans la giboyeuse forêt du même nom. Longtemps la plus influente du clan de par le nombre (pas loin de 3.000 membres), son importance économique et la glorieuse ascendance de la grande fauconnière Tresses-Innombrables, par ailleurs très engagée dans le mouvement pacifiste depuis l'Assemblée Tribale, la troupe est désormais concurrencée par les bellicistes du Croisement.
  • la manade du Couchant circule le long de la Mer Cernée, du Lac Vermeil au nord jusqu'au marécage de la Rivière Noire au sud, et se divise fréquemment en bande plus petites qui pêchent, chassent et fourragent aux abords des contrées sauvages de l'ouest (regroupant un peu plus de 1.000 membres). Quoiqu'il soit né dans une tout autre tribu, le Couchant a longtemps accueilli le fameux barde Tael Shannan.

Mais ces 5 "grandes" manades ne totalisent qu'environ la moitié de la population du clan : le reste se répartit dans une petite quinzaine d'autres troupes, au gré des unions et des séparations qu'incitent aussi bien les ententes et mésententes entre personnes que les nécessités de la vie nomade. On peut ainsi mentionner la petite manade des Merrains (rassemblée autour de la Chamane-aux-Longues-Vies et dont les membres sont rudement affectés par la "Malédiction de l'Écorce"), la manade des Crêtes qui circule le long de la Cordillère des Soupirs (de Tal Endhil jusqu'à la région des Eaux Noires en passant par la Mer Cernée) ou même la manade des Signes, isolée dans les Monts Décorés et pratiquant d'étranges scarifications...


Système dynastique

Alors que les postes dirigeants sont normalement attribués au mérite (voire par élection) dans la plupart des clans emishen, les Liam'Lon pratiquent volontiers une forme de transmission héréditaire des métiers et des fonctions sociales, qui produit fréquemment des "dynasties" de chamans, d'Alen, de négociants, de guerriers etc., les descendants d'un personnage illustre reprenant souvent sa charge sur des générations.
Si ce système quasi-dynastique doit largement à la structure même des manades, il est également du à l'importance particulière que les Liam'Lon prêtent aux mythes en général et à leurs aïeux légendaires en particulier. Par exemple, les figures "mythiques" de la grande fauconnière Caenniel Ghaeld ou du barde ailé Da'Eshnon ont ainsi engendré une descendance plus ou moins vaste, où se distinguent encore aujourd'hui quelques individus remarquables que le clans considère comme les héritiers "spirituels" de leurs glorieux ancêtres, et à qui il accorde des honneurs particuliers.

Par extension, les Liam'Lon en général semblent prêter plus de valeur à leur patrimoine familial et à leur histoire clanique (plus ou moins romancée) que la majorité des autres clans. L'importance de cet héritage se retrouve à la fois dans la tradition bardique, dans la transmission de matériels "ancestral" auxquels on prête différents pouvoirs magiques (des armes, des outils, des parures...) et jusque dans l'attention portée aux lignées équines.

  1. traduction de rohend qui, en Langue des Vents, désigne un troupeau de chevaux et, par extension, les cavaliers qui sont dessus
  2. probablement aussi grands que les Marches du Nord...

Artisanat : L'alcool Liam'Lon, une expérience où tous les sens sont mis à contribution

Si, nomadisme oblige, les Liam'Lon ont un artisanat n'exigeant que très peu de matériel (la forge y est par exemple quasi inexistante), ils ont néanmoins développé l'art "délicat" de concevoir des alcools en tous genre à partir des ressources locales. La technique est rudimentaire mais a le mérite d'exister. En plein été, les cueilleurs Liam 'Lon fourrent toutes sortes de fruits, d'aiguilles de pins et d'herbes plus ou moins aléatoirement dans des outres en peau de chèvre. Ces dernières sont ensuite "oubliées" quelques semaines/mois en plein soleil. Quand la fermentation a fait son oeuvre et que l'outre est sur le point d'exploser, la "boisson" est quasi prête. Il ne reste plus qu'à sortir la pâte obtenue, à la filtrer et à couper avec de l'eau de source? Le résultat est aléatoire, avec une grosse tendance a une saveur de fruits pourris teintés par la viande de chèvre en décomposition. La principale qualité semble en être réellement la teneur en alcool, difficile à obtenir par des moyens autres et connu des Emishens. S'exporte plutôt mal. A noter que les Liam'Lon ont une spécialité à base genévriers. La technique est toute aussi rudimentaire, le résultat tout aussi aléatoire, mais en revanche le degré d'alcool monte nettement plus rapidement. Très en vogue chez certains Chamans. Risque certain de se retrouver avec un mouflon à l'intérieur du crâne qui broute les cheveux de l'intérieur le lendemain.

Légendes

Les légendes Liam'Lon regorgent de lions des montagnes gigantesques, d'aigles de 8 mètres d'envergure, de taupes capables d'engloutir un cheval et même d'un loup à trois queues, haut comme un gros poney, et avec un pelage noir et blanc. Les deux pics des Écailles du Serpent de la Cordillère des Soupirs seraient ainsi nommées parce que de gigantesques serpents capables de se déplacer sous la neige y vivraient.
Certains pensent que des Esprits pourraient se promener sur le territoire Liam'Lon, mais l'alcool est une piste sérieuse selon les dirsen.

Les nombreuses histoires autour de la Malédiction de l'Écorce sont autrement plus inquiètantes, puisqu'elle semble se répandre comme une épidémie à partir du vieux cercle de pierres, aujourd'hui abandonné par le clan...

Sheb'Liam'Lon : Le Cercle Maudit

Si les Liam'Lon ont toujours été un clan errant et dispersé (comme leurs voisins Del'Ranan), ils se retrouvaient deux fois par an depuis des temps immémoriaux, au plus chaud de l'été et au plus froid de l'hiver : toutes les manades convergeaient alors vers leur ancestral "Cercle de Pierres", où elles passaient toute une huitaine à ripailler, à commercer et à se raconter les histoires de leurs ancêtres. Pour une raison mal connue, et les Liam'Lon rechignent à en parler, le lieu est tombé en désuétude il y a plusieurs générations déjà.


Bien sûr, à cette époque, on évitait déjà de s'y rendre par le gué franchissant le Fleuve aux Cinq Bras à son méandre le plus nordique, de crainte de trop s'approcher de la combe boisée qu'on appelle "le Pays des Gens de Pierre" et sur lequel règnent d'inquiétantes silhouettes de granit. Mais personne n'aurait pourtant raté une assemblée clanique car c'est à ces occasions qu'étaient partagés les territoires de chasse, qu'on désignait les chefs et les maîtres du clan, c'est là que les querelles étaient résolues et qu'on nouait les mariages.

Puis vint l'époque de la légendaire "Caenniel Ghaeld", la Grande Fauconnière qui unifia les manades contre l'envahisseur du sud et arrêta ses armées au passage du Fleuve Brun, massacrant les troupes de l'Empire et mettant fin à ses ambitions septentrionales. Sous l'égide de Caenniel Ghaeld, le clan Liam'Lon connu une prospérité nouvelle, nourrie par le commerce au nord avec les Del'Ranan et même les Semi, et au sud par des chasses fructueuses et paisibles. Mais l'héroïne vieillit et, après quelques décennies de paix, elle vit sa fin s'approcher et s'inquiéta pour les siens. Elle envoya alors quelques jeunes guerriers vers le Pays des Gens de Pierre où, selon ses oiseaux, avait été caché un lit de pierre magique qui pourrait prolonger son existence et la prospérité de son peuple.

Nul ne sait si ce meuble mystérieux tomba dans le fleuve au passage du gué et disparu à tout jamais ou s'il fut effectivement ramené au Cercle après avoir été brisé (?) comme le prétendent certains anciens. Mais l'héroïne vieillissante s'éteignit en quelques lunes et les saisons qui suivirent n'apportèrent plus que malheur : des lierres venimeux envahirent d'abord l'étendue du Cercle, les chevaux s'empoisonnèrent au ruisselet voisin, les accidents se multiplièrent. Les chamans soupçonnaient une présence démoniaque, ils firent moult rituels et critiquèrent longuement les choix de la Fauconnière défunte, mais bientôt des enfants tombèrent gravement malades et le clan décida de fuir un lieu désormais teinté par le deuil et le malheur. Depuis plusieurs générations, le Cercle est une ruine ensevelie de végétation dont on dit que des créatures maléfiques s'échappent la nuit pour rôder dans les alentours...

Kal Ron Shidalei (la "chamane aux Longues Vies") semble porter une attention croissante au cercle de pierre et travaille secrètement depuis plus de deux décennies à la mise en place d'un puissant rituel pour assainir ce cercle.... Une vision : "un drôle de novice portant une espèce de carré de cuir et menant de l'autre main une Grande Dame ; la Dame entrait alors dans le cercle, dont la lumière rejaillissait enfin.". Et si ce novice était un dirsen? Le prénommé Andréas "Odran". Nil Sholenshen est chargée de veiller sur ce curieux homme.


Sous-catégories

Cette catégorie comprend la sous-catégorie ci-dessous.