Althéa Celsine

De Marches du Nord
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Petite, la coupe au bol et un côté assez nerveux, Althéa est une jeune femme assez insolite. Actuellement questora pour les douanes d'Enssyane, elle lutte principalement contre l'Ondhor et le passage de leur contrebande dans le port Lycien.

A peine la vingtaine, Althéa a déjà un parcours impressionnant. Premièrement, académique, à Felriane puis Paremine où elle étudia brillamment l'arithmétique (comptabilité, cryptographie, etc.). En second lors de ses nombreuses aventures, d'abord archéologiques avec son grand frère Rovisto, puis son amant, Féodor. Et pour finir comme questora, tout d'abord à l'arche Torodine de Loralne, puis, plus récemment à Enssyane.

Toujours en quête de vérité et ayant un don pour tomber sur toutes sortes de conspirations et intrigues, elle est à l'origine de l'enquête sur le meurtre de Monrod de Kerheine et se retrouva mélée aux enquêtes des talendans lors de leur hivernage à Felriane. Ce qui arrangeait bien certains qui la cherchaient pour l'interroger sur la Conspiration des Ondrènes !

Caractère

Comme son frère, Rovisto, elle est éprise de savoir et de vérité, mais la ressemblance s'arrête là. C'est tout d'abord une génie dans son domaine, elle enquête de façon obsessionnelle, ne laissant aucun de côté aucun détail, et utilisant son large panel de connaissances pour comprendre tant les raisons que le contexte de chaque élément. Mais en contrepartie, elle est d'un abord difficile. Abrasive, nourrissant des idéaux hors de son temps et dotée exigences éthiques d'un niveau sans égale pour le monde rempli brute et corrompu dans lequel elle vit. Ce qui la rend excessivement désagréables pour le commun des mortels et prompt à s'énerver face aux injustice.[1] Elle a aussi une tendance à s'enfoncer dans tout un tas de problèmes et partir à l’aventure, non parce qu'elle aime les longues chevauchées à travers l'empire de Rem mais simplement parce qu’elle est poursuit son éternelle quête de savoir et de vérité.

Althéa
Son caractère se reflète aussi sur son physique, elle porte les cheveux courts, pour des questions pratiques, s'habille avec ce qui lui semble le plus adapté et autant dire que les standards féminins de son temps sont à l'exact opposé. Elle porte donc pantalon, bottes, chemise au quotidien, agrémentés selon la saison d'un gilet léger ou d'un manteau en peau si le temps se refroidi. De ce fait, elle est très souvent prise pour un gaçon et les regards circonspect sont fréquent lorsque ses interlocuteurs se rendent compte de son sexe.

De même, à l'inverse de sa famille, elle ne cherche pas à rembourser la dette familiale. C'est certes une injustice, mais elle n'en est pas responsable et ne voit pas pourquoi elle aurait à payer pour les erreurs des autres.


De rares contacts sociaux

Après la disparition en mer de ses parents, Althéa a été placée sous la tutelle de sa tante favorite, Olianne Celsine, responsable du chapitre de botanique du collège ducal de Farlane, qui a encore aujourd'hui une relation quasi-maternelle avec la questora. Il y a ensuite les deux hommes de sa vie :

  • son grand frère Rovisto a toujours été protecteur lors de son enfance et elle lui en restera reconnaissante toute sa vie. Mais en grandissant, elle s'est aperçu qu'il était irresponsable et malhonnête et est donc devenue sa "grande-soeur", le sortant de nombre de pétrins où il s'était lui même fourré. Si leur relation est devenue compliquée du fait de son incompréhension pour le penchant à la truandise de son frère, elle décida d'y mettre fin lorsque Rovisto l'abandonna lors de l'expédition du bouclier d'Horbram. Même si elle se doutait qu'il ne l'avait fait parce qu'elle était relativement en sûreté, en compagnie de Féodor, elle n'arriva tout de même pas à le pardonner, jusque récemment.
  • Féodor était l'écuyer-spadassin du chevalier orsani Rhobard de Basale, lors de leur rencontre à Lorlane. Suite à leur abandon par Rovisto et Vera Torodine lors de l'expédition archéologique du bouclier de Horbram, les deux naufragés se sont dirigés vers les Marches du Nord où ils ont vécu plusieurs aventures, et notamment, le grand amour. Si cette relation est terminée, Althéa a conscience que c'était son seul vrai amour et vu son caractère, probablement le seul...


Une enquêtrice acharnée

L'épée de Harlberd

En 33, Rovisto appela sa petite soeur pour remonter la piste de l'épée de Harlberd. Sa contribution fût inestimable pour identifier le noble Lorunois en visite à Mongar qui avait commandité le vol de cette dernière et interroger nombre de nobles et criminels, là où Rovisto, malgré ses charmes se trouvait être bien plus efficace avec les traces écrites. Les quelques intermédiaires suivants, jusqu'au dernier propriétaire de l'épée, furent questionnés aussi efficacements par la jeune questora.

Le Bouclier de Horbram

Althéa fit appeler Rovisto, à Efferdame en l'an 34 : elle-même venait d'arriver de Lorlane avec un chevalier orsani nommé Rhobard de Basale et son écuyer-spadassin Féodor, tous trois étant à la recherche d'un trésor inestimable, le bouclier de Horbram [2], insigne de la royauté ondrène et apparemment perdu en mer depuis des siècles.

Lors de ses multiples aventures, le chevalier Rhobard avait mis la main sur un très vieux texte datant du Royaume Solaire décrivant le naufrage d'un navire censé transporter le-dit bouclier quelque part dans la Mer de Mærl, et le trio comptait maintenant sur Rovisto pour en traduire les détails topographiques et les aider à repêcher le trésor. Mieux encore : Althéa avait obtenu des fonds du régent d'Orsigile, Semeron le Sec, et son grand-frère s'empressa de l'aider à affréter un navire kerdan, Le Capricorno, commandée par une de ses complices habituelles, Valeria Torodine.

Bien sûr, Rovisto et Valeria tentèrent de se mettre une bonne partie des fonds dans la poche, le Celsine eut des démêlés avec Féodor devenu l'amant de sa sœur, mais le vrai problème était que l'épave fût localisée aux abords des Îles de Grès : annoncés par d'étranges lueurs sous-marines, les Grésans attaquèrent peu après qu'un des plongeurs ait remonté le fameux bouclier, alors que toute l'expédition fêtait son succès à grand renfort d'hydromel. Rhobard et une bonne partie de l'équipage furent tués, Le Capricorno coula et, une fois rejointe la côte d'Orsane grâce à une chaloupe, Valeria convainquit Rovisto d'abandonner Althéa et Féodor pour s'enfuir avec elle, et revendre plutôt le fameux bouclier à Monrod de Kerheine afin d'empocher le pactole et de rentrer en grâce. Évidemment, deux huitaines plus tard, Valeria faussait compagnie à l'archéologue avec l'argent versé par Monrod.

Aventure dans les Marches du Nord

Le meurtre de Monrod de Kerheine

À la huitaine passante des Chasses, Althéa retrouve son frère à Farlane. Elle lui est tombée dessus, à l'Alidade, une taverne près du collège ducal, a commencé par l'accuser d'avoir volé des cartes à Paremine et carrément menacé d'appeler la garde ! Comme Rovisto protestait de son innocence en jurant qu'il ne savait même pas de quoi elle parlait et qu'il n'avait plus remis les pieds à Lycène depuis des lustres, sa sœur a semblé le scruter jusqu'au fond de l'âme... et décider qu'il ne mentait sans doute pas, "cette fois". Alors elle a commencé à raconter...

À la huitaine croissante des Chasses, elle avait été prévenue à Enssyane d'un "règlement de comptes entre contrebandiers" ayant laissé une demi-douzaine de cadavres sur plusieurs plages de la baie d'Harel, au sud de Mélanque. L'affaire était assez inhabituelle pour qu'Althéa réclame qu'on lui garde les corps dans une cave bien fraîche et se déplace pour y jeter un œil : parmi eux, elle eut la surprise de reconnaître cette crapule de Monrod de Kerheine, percé de plusieurs coups de lame. Sauf que la baie d'Harel n'est pas un haut lieu de la contrebande (ni franchement du commerce maritime), qu'aucune embarcation n'avait été retrouvée et que, pourtant, les corps n'avait pas non plus séjourné très longtemps dans l'eau : la meilleure explication de leur dispersion était alors qu'ils avaient été balancés d'un navire à quelques milles de la côte.

Sa curiosité maintenant piquée et connaissant la spécialité de l'érudit/espion/trafiquant, Althéa s'était mise en quête d'un éventuel site archéologique autour de la baie. Elle ne le trouva pas, mais découvrit près d'un îlot du Golfe de Meren l'épave qu'un "esneque" ondrène qui était probablement celui de Monrod, et contenait quelques cadavres de plus : manifestement, il avait été abordé par un autre navire quelque part au Sud d'Orsane avant de dériver jusque là...

Rentrée à Enssyane, Althéa a fait prévenir le port de Tharguel (Kerheine est un petit fief de ce coin-là), mais personne n'a réclamé la dépouille de Monrod et la "douanière" n'a pas réussi à identifier le port d'attache de l'esneque ni à comprendre ce qu'un type comme lui pouvait trafiquer dans le secteur, encore moins qui aurait attaqué un agent du duc de Lorune accompagné d'une dizaine de solides marins (à moins qu'il n'ait perdu son poste après la mort de Theoben, ou qu'il ait transporté quelque chose qui en vaille la peine ?). Mais elle est d'un naturel têtu et s'est donc rendue à Paremine pour consulter quelques veilles cartes établies par Tudwal de Gelaine et qui avaient jadis servi à Rovisto pour repérer l'épave solaire[3]... sauf que les cartes en question avaient toutes disparues, probablement depuis des mois (difficile à établir, on les consultait rarement) !

Soupçonnant son frère, elle avait finalement décidé d'aller le débusquer à Felriane dès que les Kerdans commenceraient à s'y rassembler pour l'hiver et, descendue du navire, elle avait mis moins de deux jours à trouver Rovisto. Sauf que, pour une fois, celui-ci était aussi innocent qu'intrigué et, pour racheter ses erreurs passées, il proposa à Althéa de l'aider dans son enquête...

Il la présenta d'abord à son vieux professeur, Jehol de Mélanque, qui accueilli son ancien élève avec moult remontrances, mais prêta bientôt attention au récit d'Althéa. Jehol avait déjà entendu parlé du peu recommandable Monrod de Kerheine : sorte de nobliau désargenté, originaire d'un fief miteux dans les montagnes d'Hendrigue (entre Lorune et Anguedale), il avait fait quelques études à l'abbaye de Tharguel avant de s'autoproclamer "chroniqueur du Royaume des Ondrènes" à l'époque où, suite à la Révolte de l'an 12, le nationalisme historique était à la mode à Lorune. Il s'était ainsi immiscé à la cour des comtes d'Elorsame puis, ayant obtenu son poste plus ou moins honorifique à l'université de Paremine et se présentant partout comme un conseiller du duc Theoben (sans qu'on sache bien si c'était seulement vrai), il s'était mis en tête de rassembler divers insignes "perdus" de la royauté ondrène, quitte à mentir, menacer ou voler pour les obtenir et parfois, disait-on, à les fabriquer de toutes pièces.

Plus intéressant encore, Monrod était arrivé à Felriane à la fin du mois des Vendanges : après avoir été pris à creuser sans aucune autorisation dans les ruines d'une antique citadelle solaire près de Cassarenne, il avait tenté d'obtenir des soutiens auprès du collège ducal mais s'était fait envoyé paître. Jehol avait entendu dire qu'il était alors retourné rôder à Cassarenne et que, cette fois menacé d'arrestation par l'inquisition (!) qui avait entretemps interdit le site, il avait dû quitter l'archipel précipitamment...

Althéa et son frère, de plus en plus curieux, décidèrent de reconstituer les faits et geste de Monrod jusqu'à son dernier voyage, afin de découvrir ce qu'il cherchait à Cassarenne, ses probables contacts avec l'Ondhor dans l'archipel, le cap qu'il avait suivi en quittant Farlane et quel navire avait pu le prendre en chasse depuis Felriane pour lui régler son compte en haute mer : pendant que Rovisto se rendrait à la bibliothèque de Sielle pour y récupérer des cartes marines, Jehol tenterait de rassembler la documentation disponible au collège ducal sur d'éventuelles antiquités ondrènes ou le site "solaire" désormais interdit, et Althéa jouerait de ses contacts à la capitainerie de Farlane pour retrouver la date exacte du départ de l'esneque et des navires "suspects" ayant pris la mer peu après.

Mais quand notre archéologue repenti regagna Farlane près de 4 jours plus tard avec toutes les cartes qu'il avait pu trouver, il fût aussitôt arrêté par la garde ducale : en son absence, le malheureux Jehol avait été tué lors du cambriolage de son logement.

Pour l'innocenter, Althéa commis un cambriolage au chapitre d'Histoire, après son arrestation, en passant par une fenêtre de la sous-pente du deuxième étage, où l'on range essentiellement des statues et de gros objets qui ne craignent pas trop l'humidité. Les carreaux de vitrail ne sont plus très difficile à extraire du quadrillage de plombs de cette fenêtre-là depuis qu'une partie de jeu de paume (contre les tocards de linguistique) a dégénéré dans la sous-pente et que les étudiants ont bricolé une réparation de fortune. Et une fois les carreaux de verre retiré, il est assez facile de déverrouiller le loquet pour ouvrir la fenêtre et se glisser à l'intérieur. Entrée qu'elle connaissait car Rovisto lui en avait parlé quelques années auparavant.

Elle demanda ensuite l'aide de sa tante, Olianne Celsine, pour la cacher et se retrouva enfouie dans un pot de terre au Chapitre de Biologie du palais ducal, jusqu'à ce qu'elle soit déplacée dans la serre où sa tante pouvait plus facilement lui rendre visite, lui apporter de la nourriture et des nouvelles de l'extérieur.

  1. À une époque moderne, on la considèrerait comme une autiste légère.
  2. sensé avoir appartenu au roi-dieu légendaire de Lorune
  3. Lors de l'expédition du Bouclier de Horbram