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De Marches du Nord
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(l'anniversaire du patriarche)
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== l'anniversaire du patriarche ==
 
== l'anniversaire du patriarche ==
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=== Préparations autour d'une pinte ou douze ===
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Pendant la préparation de la soirée, Rautlec est "abordé" assez vivement par Visimir l'Estoc, en ville également.  
 
Pendant la préparation de la soirée, Rautlec est "abordé" assez vivement par Visimir l'Estoc, en ville également.  
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=== Une soirée explosive ===
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Alors que [[Shurya]], cachée dans une sous-pente, avec une bonne vision sur la maison de Voreg Borwyn, se prépare à enflammer une soirée qui s'annonce déjà assez chaude, les autres arrivent chacun à leur tour.
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C'est d'abord [[Alenn le Rimeur|Alenn]], qui gratouillant les cordes de son luth, impressionne à la fois Aestrid Borwyn et tous ceux dont l'oreille est délicatement chatouillée par ses mélodies décidément bien ondrènes comme on les aime. Pendant que lui laissera traîner ses oreilles pour récolter autant d'informations que possible.
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C'est ensuite au tour de [[Rautlec d'Urone|Rautlec]] d'arriver, éméché, avec son bon vieux pote, l'écorcheur Visemir l'Estoc. Les deux se joignent à une réunion privée avec les têtes pensantes, sur le thème de la chasse à la [[Halia'Hetan|pygargue]]. Évidemment, la présence d'un Lieutenant du Prévôt de la Marche des Lacs soulèvera plus d'un sourcil. Mais ce bon vieux Rautlec arguera de son expérience sur le sujet et du fait que bon, il se "range du côté des gagnants" et que l'ambiance à Darverane n'est pas du tout de son goût. Il convaincra mollement l'assemblée, jusqu'à ce que Visémir se porte garant pour lui, tout en rigolant d'avance de la trahison prochaine et assurée de son compère.
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[[Chef_Muerghold|Muerghold]] explique qu'il a réussi à réunir environ 200 soldats dans un village à environ deux heures de marche d'Archerune, dans une ferme dont le propriétaire est une vieille connaissance de l'armée. Rautlec se fera une joie de demander le compte exact, qui s'avèra être être 193, en comptant Visémir et les gars qui l'accompagnent. Une remarque de Visémir et on ajouta Rautlec au compte, soit 194, plus une centaines qui devraien venir de la Marche des Gemmes, un mélange de soldats préférant la capture d'Emishen aux combats contres les So'Sherkan, des soldats d'Arund le Taureau en "permission" et quelques gars en plus pour gonfler les rangs, sous-entendant que c'est pour la plupart des brigands, mais bon, on fait avec ce qu'on a ma petite dame.
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L'impressario des mercenaires continue son exposé en expliquant qu'il commence à avoir des frais et qu'il faudrait ne pas tarder à lancer l'opération. Il a déjà repéré deux villages Halia'Hetan vers le sud-est d'Archerune, à environ quatre jours de marche dont il estime la population à environ 500 personnes chaque. Ce qui entre les morts (estimés à ¼)  et les fuyards devrait représenter 200-250 esclaves par village. Il aura besoin des Borwyn pour assurer la mise en chaînes et le transport.
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Ce qui soulève des questions pratico-pratiques de Rautlec, à savoir le taux d'utilisation des captifs, notamment des enfants et des vieux mais aussi, ce que va faire Bérinor s'il a vent de l'opération.
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Muerghold explique qu'au vu de la situation militaire de la marche des lisières, les troupes de Bérinor seront plus loin sur le front et ne devraient pas courir après ses écorcheurs (interdits de séjour dans la marche) et ne sera a priori au courant des faits que quelques semaines plus tard. Et comme les échanges commerciaux se feront par Archerune, il n'y pourra en fait pas grand chose.
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Concernant les captifs, il explique qu'en général, 30% ne sont pas utilisables. Les gamins partent pour les mines de la Marche des Gemmes, les hommes partent à l'export et les femmes dans les champs et exploitations forestières. Certaines sont récupérées par des compagnies de mercenaires. On est en fait assez loin des chiffres annoncés et avec les deux villages, le nombre de captifs exploitables est en fait de 280, à 7 £unes la tête, on arrive à une revente un peu en dessous de 2000 £unes. Ordhal Barandir annonce que l'opération va coûter cher, ce à quoi Muerghold demande 400-500 £unes et bien entendu, tout le monde s'attend à ce que ce soit Sonstall le Lycien qui avance les fonds. Mais si les profits ne paraissent pas mirobolants, Muerghold, beau parleur s'empresse d'expliquer que c'est surtout une occasion de relancer le marché de l'esclavagisme en chute libre depuis quelque temps et surtout depuis l'arrivée de Durgault à Darverane.
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C'est sur ces entrefaits que Brendeline arrive au bras de son père et le laisse rejoindre les discussions "entre hommes". Elle va alors donner quelques bouteilles de fine des lacs à papy Voreg, qui bave, enterré sous plusieurs couvertures. Idée de génie de certains d'invités de génie, on est en plein été… C'est à ce moment que Nunrelle Borwyn se met à aboyer comme une hyène hystérique après l'émissaire de la Prévôté des Lacs. Heureusement, avant que l'ambiance ne parte de suite en pugilat, Savinien Vasaride, tout vétu de bleu et rouge, intervient pour sauver l'ondrène qui a eu l'intelligence de rejoindre sa famille. La tension se calmant un peu Brendeline en profite pour profiter de la soirée, parlant de tout et surtout de rien, Aloïse "Coq" lui faisant part de sa tristesse de la situation avec l'embargo, Elsie l'Amble soutenant la diplomate, Nunrelle hurlant dans un coin. Alors que l'attention et les discussions des convives se tournent vers Brendeline, Alenn en profite pour laisser traîner ses oreilles affutées. Il apprend qu'un certain nombre ont pour projet de faire voter une motion pour virer Brendeline d'Archerune ! Mais plus intéressant, certains Borwyn pensent carrément la faire arrêter, elle et sa suite. Ce à quoi un certain nombre de Barandir rétorquent que c'est probablement aller trop loin. C'est d'abord une émissaire de la Prévôté, et les conséquences pourraient être dramatiques, mais surtout, la fille de Sonstall le Lycien et les Barandir ne veulent pas se le mettre à dos.
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Pendant ce temps, les délégués du parti des Montagnards se retrouvent et Aldebert, fidèle au poste s'empresse lui aussi d'écouter les conversations, et ça tombe bien personne ne fait attention à lui, sa propre équipe l'avait oublié.
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Ordhal Barandir commence par annoncer pouvoir avoir les moyens d'empêcher la confirmation de la Yoran "La Barre". Il connaît suffisamment de gens chez les meuniers pour pouvoir leur mettre la pression. Il pense les convaincre qu'aucun charreton en ville le déplacera leur grain, rendant toute possibilité de vente obsolète et entraînant d'énormes pertes pour ces derniers. Ils n'auront ensuite qu'à convaincre le ventre mou, en jouant sur l'entre-soi, après tout, c'est pas un négociant, un marchand ou un noble.
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Il pense aussi pouvoir obtenir un vote de Lofric, contre l'élection de Yoran "La Barre", en proposant le vote pour le quartier des Arènes en premier. La fille et le gendre de Lofric ayant des intérêts commerciaux liés aux charretons, il veut faire pression sur eux pour influencer le vote du futur délégué du Quartier des Arènes.
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Il ajoute bien le connaître et qu'il doit un certain nombre de services aux Barandir. Il devrait donc plus ou moins officiellement rejoindre le parti des montagnards. Ordhal propose de l'utiliser à bon escient, pour pas qu'il soit dévoilé trop vite et neutralisé par les Caldoran.
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Tjall quant-à lui annonce qu'Oleg Martel votera probablement comme les montagnards. Il s'est un peu compromis dans un certain nombre de magouilles. Il a fait du recel pour des gens qui ne doivent pas être nommés, et donc, il votera avec eux plutôt que de se faire dénoncer à la garde.
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Le chef des Borwyn annonce ensuite qu'à la prochaine assemblée, Colbin Caldoran ne votera pas. Il s'est arrangé pour qu'à la prochaine compétition de Bourle, Colbin gagne. Et soit donc envoyé à une autre compétition quelques jours après, à Valmire. Il n'aura donc pas le temps de s'occuper des démarches pour passer ses jetons et son vote et sera donc ainsi neutralisé.
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Finalement, la loyauté d'Elsie l'Amble est mise en doute. La manœuvre des Endilans n'ayant pas été très subtile, les autres Montagnards s'en sont rendu compte et font pression sur elle, menaçant de la faire virer. Il est donc probable qu'elle cède aux pressions des montagnards et vote comme les charretons.
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C'est après avoir appris toutes ses informations qu'Aldebert pense avoir récupéré assez d'informations et fait signe à Alenn le Rimeur, qui lance sa chanson, signalant à Shurya qu'elle peut s'empresser de mettre l'ambiance à la mode de Fehn !
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C'est Tjall Borwyn qui commence les hostilités en s'énervant après les autres délégués, en les insultant d'incapables, que c'est lui qui les porte tous à bout de bras. Ce à quoi Nunrelle et Verdhal lui balancent tout ce qu'ils pensent justement de sa direction catastrophique de la famille depuis qu'il en a pris la tête. Ce qui énerve Sonstall et quelques autres Barandir qui leurs expliquent leur façon de penser.
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Sur ces entrefaits, Æstrid arrive pour soutenir son mari et lance que sans lui, ils n'arriveraient à rien. Et d'ailleurs, s'ils lui donnaient ne seraient-ce qu'une once de respect, ils devraient lui baiser les pieds.
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Yvana arrive comme un cheveu sur la soupe et se met elle aussi à soutenir Tjall. Mais elle va trop loin. Æstrid commence à s'apercevoir que son ex-belle sœur est finalement bien plus admirative de Tjall qu'elle-même. Ce que d'autres commencent à remarquer aussi, ce qui n'arrête pas Yvana qui se décide finalement à déclarer au grand jour son amour.
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Tjall rétorque que ce n'est malheureusement pas possible, ils en ont déjà discuté, et c'est un grand déchirement pour lui. Ce qui fait lever plus d'un sourcil et fait craquer Æstrid qui s'emporte. Son mari tente de la raisonner en lui rappelant que leur mariage était politique, pas un mariage d'amour, ils se sont mariés jeunes, puis ont eu des enfants, d'où le déchirement entre amour et devoir.
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Le premier coup de poing part, sans que personne ne sache très bien qui l'a lancé. Ce qui met enfin un peu d'ambiance à l'ondrène dans une soirée conspirationniste.
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Et c'est les Borwyn qui, jouant sur leur terrain mettent une branlée aux Barandir. Arundral est le premier vrai blessé de la soirée.
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Sonstall, habitué des réunions politiques qui partent en baston et, finalement le plus costaud du coin, en prend plein la gueule. Il se retrouve embroché avec une fourchette à gigot pendant qu'Ordhal se retrouve avec un oeil au beurre noir.
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Visemir l'estoc, quand on met en doute sa loyauté, et son alliance avec Rautlec, prend le parti de son vieil ami. Grand philosophe, il tente d'inculquer sa vision de la vie et les bienfaits de l'enseignement traumatique aux plus récalcitrants, pour les raisonner un peu. Et quand ça ne marche pas, il distribue des coups de dague en compagnie de Rautlec.
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Muerghold, lui, essaye de sauver les meubles, en demandant à tout le monde de se calmer, après tout, s'ils s'entretuent, comment va-t-il faire pour gagner de l'argent ? Hein ? Il serait plus raisonnable de réfléchir à son intérêt avant tout.
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Voreg Borwyn n'en peut plus du bordel et décide de faire ce qu'il a de mieux à faire, il boude. Et, marmonnant dans sa bave balance un "Puisque c'est comme ca, je ne voterai plus".
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Savinien Vasaride, un verre à la main, au milieu du pugilat, explique à qui veut bien l'entendre que ce ne sont que des barbares et c'est pour ca que c'est aussi compliqué de s'accorder sur quoi que ce soit. Mais comme d'habitude, il se débrouillera et fera son beurre à la fin.
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Durgan "Baril" se retrouve parmi ceux qui auront été blessés par les Borwyn.
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Gilfor de Valombre, qui s'est tenu à l'écart, a fini par servir d'escorte à Ordhal et se dit qu'il n'a pas forcément envie de continuer à avoir affaire avec des gens qui se tabassent pendant des réunions diplomatiques.
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Sonstall, toujours embroché, se fait ramasser par Brendeline et lui avoue à quel point elle lui a manqué toutes ses années. Les deux Barandir sortent, escortés par la garde, dont un des soldats ne peut s'empêcher d'expliquer à Brendeline à quel point il en a marre des Endilans, c'est toujours le bordel avec eux, entre ses potes morts à Dunwaeld, et le reste, dès qu'ils sont là ca finit n'importe comment. Pendant ce temps et soutenant son père, la diplomate Endilan considère l'option de complètement pourrir l'opération de Muerghold en disant à son père de prendre les rennes et dégager les Borwyn de l'équation. Mais, prise d'un relent de conscience décide de ne pas soutenir le raid, même en parole. Elle préfère donc utiliser la faiblesse de son père pour le convaincre que l'alliance avec les Borwyn n'est qu'une perte de temps et qu'il ferait mieux de convaincre sa famille de la rompre.
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Version du 29 septembre 2022 à 01:02

« En politique, il n'a pas de convictions : seulement des circonstances. »Talleyrand

Depuis le printemps de l'an 39, l'orgueilleuse cité d'Archerune refuse tout échange commercial avec la Marche des Lacs : le Prévôt Durgaut étant en conflit avec les maisons Barandir et Borwyn au sujet de la traite des esclaves, ces influents marchands ondrènes ont fait voter un véritable embargo [1] au Conclave de la ville, fermant aux "Endilans" leur seule route commerciale terrestre vers le reste des Marches.
Cet embêtant embargo empire par ailleurs la crise du fer puisque, la mine du Camail épuisée depuis peu et celle de Whardron toujours aux mains des rebelles So'Sherkan, la Prévôté n'a plus de quoi armer ses troupes, reconstruire les villages détruits par la guerre ni exporter vers Aroche. La bonne volonté des autorités arochaises, Larmond d'Orsane en premier lieu, dépend pourtant des livraisons de métal pour l'effort de guerre.

Après avoir cherché des moyens de contourner le problème pendant plusieurs mois, la Prévôté des Lacs expédie à l'été une mission "diplomatique" pour persuader le Conclave de changer sa politique. Vue la difficulté de cet objectif, les émissaires du Prévôt s'y font accompagnés d'abord par les Lalnyhari –qui ont leurs propres affaires à négocier à Archerune [2] et ont elles aussi besoin que le commerce reprenne entre Duriane et Darverane– et ensuite par quelques agents clandestins, des fois que sourires et promesses n'y suffisent pas...


PROTAGONISTES :
Brendeline Vasaride, épouse de Nicéas et Conseillère au Négoce par intérim depuis que son mari a (littéralement) perdu sa langue...
Alenn le Rimeur, officiellement barde mais officieusement agent du Prévôt
Rautlec d'Urone, ex-Écorcheur de Rhilder, repenti et maintenant à la tête des "opérations spéciales" de la Prévôté
Shurya, "érudite" fehnri représentant sa Lignée et donc son ambassade de Darverane.
Andréas "Odran", érudit appelé à les rejoindre brièvement pour régler un problème "surnaturel".

Contexte

L'embargo est très populaire. Il consiste en une interdiction stricte (enfin, ça dépend pour qui) de tout commerce avec la marche des lacs.

Il a été voté par le conclave d'Archerune avec l'une des plus fortes majorité jamais vue dans ce qui est habituellement une assemblée très dispersée : 4 abstentions, 5 votes contres et 18 votes pour.

Les esclavagistes

L'interdiction de l'esclavage, ordonnée par le prévot Durgaut, menace en effet l'une des principales "industrie" de la région, et probablement la plus rentable. Les promoteurs de l'embargo espèrent contraindre le jeune prévot à modifier sa politique, par l'asphyxie économique.

La guerre empêchant largement ce commerce dans les marches de Gemmes et des Lisières, son interdiction dans la marche des Lacs affecte la prospérité de tous ceux qui en dépendent, et ils sont nombreux.

Les Barandirs, tout d'abord, on fait de ce commerce leur principale source de profit depuis des années, inondant tout le golfe de Meren d'esclaves Emishens, ou leur emploi permet un développement économique jamais vu depuis la guerre des lunes.

Les Borwins, ensuite, qui basaient leur prospérité à Archerune sur deux axes : le commerce du métal (principalement issu de la marche des Gemmes, ou ils sont très implantés) et celui des esclaves, qui leur venait tant de Correguil que de Darverane. La situation militaire dans la marche des Gemmes étant mauvaise au début de l'année 39 E.I. (la perte de Malorne, conquise par les rebelles, prive les Borwins de leurs principaux établissements), l'interdiction de l'esclavage dans la marche des lacs met sérieusement en danger la prospérité des Borwins. [EN TRAVAUX] => le contrat Caldoran

La cour des marauds

La Cour des Marauds, "mafia" locale quasi légendaire, indépendante et mysthérieuse, a également soutenu ouvertement l'embargo (Le délégué des Cosses, quartier pauvre et fief de la Cour des Maraud a voté pour l'embargo, de même que plusieurs autres délégués connus pour être en cheville avec la Cour, parfois au mépris des intérêts de leurs électeurs) [EN TRAVAUX] => le Mariage d'ADIRA

Le culte des pères

De fait, il n'y a guere que le culte des pères qui a voté et fait voter contre l'embargo : son chef local, le Haut Vicaire Bénédar de Landrie, est notoirement opposé à l'esclavage (et le culte des père est ravi de trouver ainsi un moyen de raboter l'influence des Barandirs). [EN TRAVAUX] => l'avenir de Bénédar

Prise de contact

Arrivée

Les Endilans arrivent en ville en ordre dispersé :

Une équipe de professionnels, menée par Alenn le Rimeur et Rautlec d'Urone, s'est installée dès le printemps en ville, en prétendant être des ouvriers engagés par des Kerdans pour mener des études et des travaux sur le fleuve, lesquels sont suspendus du fait de l'embargo. Les prétendus ouvriers au chômage technique se sont installés discrètement dans une petite maison discrète et ont enquêté en profondeur sur la Cour des Marauds... Leur mission accomplie, et étant très attendus ailleurs, le gros de l'équipe est repartie à Darverane à la fin du printemps. Ne sont restés pour l'été qu'Alenn, Rautlec et trois soldats Endilans devant servir de "muscle" à la petite délégation : Aldebert, Podrick "l'esquive" et Wolker "le triple".

La délégation Endilane officielle, menée par Brendeline Vasaride, est arrivée tout ce qui y a de plus ouvertement par la route de Darverane, avant de se loger dans la plus confortable des auberges de la ville.

Les Fenrhis sont eux arrivés plus discrètement, Shurya étant seulement accompagnée de deux sicaires, mais n'ont pas cherché à se cacher et ont loué de confortables appartements dans une auberge du quartier des menhirs.

Premier dîner

Brendeline se fait aussitôt inviter à Dîner par le Bourgmestre, avec les deux représentants Kerdans. - bourgmestre moyen politicien - demandes des kerdans - insécurité sur le fleuve - soirée frustrante. - Bourgmestre content.

Dans la nuit louche

  • visite nocturne à Shurya + libération de la dame blanche

La politique, c'est comme l'andouillette, 'faut que ça sente un peu

  • contact Caldoran + question du "testament martel" et retournement d'alliance
  • étude des dynamiques internes aux Borwyns (Dépendance aux Barandirs, Contrat Caldoran, Tensions au sommet, Tjall et sa belle soeur)
  • Sur les docs, scandale de la contrebande Barandir et élection de "La barre"
  • foire aux votes
    • Les arènes

Les Endilans découvrent les modalités particulières de l'élection du représentant des Arènes : il s'agit d'un "vote" par consensus, l'ensemble des pères de famille se rassemblant sur la place du quartier pour discuter. Le précédent représentant est démissionnaire en raison de l'extrême mobilisation du poste : comme le conclave se réuni "chez lui", il est TOUJOURS sollicité pour parler avant, pendant et après toutes les réunions. Trois candidats se distinguent rapidement (un Dalane, Deux ondrènes, dont un extrémiste et Lofric, ancien délégué du quartier qui aimerait bien rempiler). L'enquête Endilane permet de découvrir de noirs secrets (très relatifs mais ça suffirait à les disqualifier dans une élection ou la respectabilité est le premier critère) sur les deux nouveaux candidats. Subtilement, ils décident de convaincre le candidat Dalane de se retirer (avant que son noir secret soit révélé en place publique) et aller voir Lofric pour lui "offrir" l'information sur le troisième candidat, en lui demandant, des sanglots dans la voix, de faire lever l'embargo si occasion se présente pour sauver le commerce dans le quartier.


    • L'amble
    • Poivre
    • Les "lanternes"
    • Piastre
  • Entretien avec le Prieur.

Sur intervention du Bourgmestre, Brendeline obtient un entretien avec le Prieur Orban (ce rendez vous est un prétexte pour rencontrer le Grand Vicaire Bénédar de Landrie). Elle est introduite par l'arrière de la basilique, jusqu'au bureau du prieur Orban (qui est bien plus grande que la salle du conseil de Darverane). Le prieur Orban est un petit homme chauve et agréable. Le Grand Vicaire en revanche est un grand mec tout fin, très crispé. Il se détend à peine après que le Prieur et Brendeline lui aient expliqué longuement qu'elle est marié à un bon réman (Vasaride) et pas totalement une hérétique Orsani, non non non. Il reste quand même sérieusement crispé (et il ne boit pas d'alcool, en plus, par choix semblerait il). Le Grand Vicaire est manifestement protégé de la politique politicienne par le Prieur (qui vote, en fait, pour les deux) qui fait manifestement de son mieux pour éviter à patron de prendre des positions qui pourraient laisser des traces indélébiles pour la suite de sa carrière. De fait il faut pas gratter fort avant de tomber sur les grandes idées du Grand Vicaire : l'évangélisation des émishens. Très rapidement, Brendeline réalise que rencontrer le Haut Vicaire n'était pas une bonne idée, le mec est investit par sa mission, et il prêche fort (il a plus d'éloquence que d’intelligence) mais il est TRÈS éloquent (le mec a quand même déclenché, à Landrie, la construction d'une cathédrale juste en prêchant au marché).

  • Retrouvaille Paternelles

Brendeline convainc son père que la marche des lacs serait une meilleure source d'esclaves que les razzias Borwyns (on y apprend que le raid serait dirigé par Visimir l'Estoc, et que les Barandirs tiennent beaucoup à "leur" port et attendent le nouveau représentant au tournant).

l'anniversaire du patriarche

Préparations autour d'une pinte ou douze

Pendant la préparation de la soirée, Rautlec est "abordé" assez vivement par Visimir l'Estoc, en ville également.

Une soirée explosive

Alors que Shurya, cachée dans une sous-pente, avec une bonne vision sur la maison de Voreg Borwyn, se prépare à enflammer une soirée qui s'annonce déjà assez chaude, les autres arrivent chacun à leur tour.

C'est d'abord Alenn, qui gratouillant les cordes de son luth, impressionne à la fois Aestrid Borwyn et tous ceux dont l'oreille est délicatement chatouillée par ses mélodies décidément bien ondrènes comme on les aime. Pendant que lui laissera traîner ses oreilles pour récolter autant d'informations que possible.

C'est ensuite au tour de Rautlec d'arriver, éméché, avec son bon vieux pote, l'écorcheur Visemir l'Estoc. Les deux se joignent à une réunion privée avec les têtes pensantes, sur le thème de la chasse à la pygargue. Évidemment, la présence d'un Lieutenant du Prévôt de la Marche des Lacs soulèvera plus d'un sourcil. Mais ce bon vieux Rautlec arguera de son expérience sur le sujet et du fait que bon, il se "range du côté des gagnants" et que l'ambiance à Darverane n'est pas du tout de son goût. Il convaincra mollement l'assemblée, jusqu'à ce que Visémir se porte garant pour lui, tout en rigolant d'avance de la trahison prochaine et assurée de son compère.

Muerghold explique qu'il a réussi à réunir environ 200 soldats dans un village à environ deux heures de marche d'Archerune, dans une ferme dont le propriétaire est une vieille connaissance de l'armée. Rautlec se fera une joie de demander le compte exact, qui s'avèra être être 193, en comptant Visémir et les gars qui l'accompagnent. Une remarque de Visémir et on ajouta Rautlec au compte, soit 194, plus une centaines qui devraien venir de la Marche des Gemmes, un mélange de soldats préférant la capture d'Emishen aux combats contres les So'Sherkan, des soldats d'Arund le Taureau en "permission" et quelques gars en plus pour gonfler les rangs, sous-entendant que c'est pour la plupart des brigands, mais bon, on fait avec ce qu'on a ma petite dame.

L'impressario des mercenaires continue son exposé en expliquant qu'il commence à avoir des frais et qu'il faudrait ne pas tarder à lancer l'opération. Il a déjà repéré deux villages Halia'Hetan vers le sud-est d'Archerune, à environ quatre jours de marche dont il estime la population à environ 500 personnes chaque. Ce qui entre les morts (estimés à ¼) et les fuyards devrait représenter 200-250 esclaves par village. Il aura besoin des Borwyn pour assurer la mise en chaînes et le transport.

Ce qui soulève des questions pratico-pratiques de Rautlec, à savoir le taux d'utilisation des captifs, notamment des enfants et des vieux mais aussi, ce que va faire Bérinor s'il a vent de l'opération.

Muerghold explique qu'au vu de la situation militaire de la marche des lisières, les troupes de Bérinor seront plus loin sur le front et ne devraient pas courir après ses écorcheurs (interdits de séjour dans la marche) et ne sera a priori au courant des faits que quelques semaines plus tard. Et comme les échanges commerciaux se feront par Archerune, il n'y pourra en fait pas grand chose.

Concernant les captifs, il explique qu'en général, 30% ne sont pas utilisables. Les gamins partent pour les mines de la Marche des Gemmes, les hommes partent à l'export et les femmes dans les champs et exploitations forestières. Certaines sont récupérées par des compagnies de mercenaires. On est en fait assez loin des chiffres annoncés et avec les deux villages, le nombre de captifs exploitables est en fait de 280, à 7 £unes la tête, on arrive à une revente un peu en dessous de 2000 £unes. Ordhal Barandir annonce que l'opération va coûter cher, ce à quoi Muerghold demande 400-500 £unes et bien entendu, tout le monde s'attend à ce que ce soit Sonstall le Lycien qui avance les fonds. Mais si les profits ne paraissent pas mirobolants, Muerghold, beau parleur s'empresse d'expliquer que c'est surtout une occasion de relancer le marché de l'esclavagisme en chute libre depuis quelque temps et surtout depuis l'arrivée de Durgault à Darverane.

C'est sur ces entrefaits que Brendeline arrive au bras de son père et le laisse rejoindre les discussions "entre hommes". Elle va alors donner quelques bouteilles de fine des lacs à papy Voreg, qui bave, enterré sous plusieurs couvertures. Idée de génie de certains d'invités de génie, on est en plein été… C'est à ce moment que Nunrelle Borwyn se met à aboyer comme une hyène hystérique après l'émissaire de la Prévôté des Lacs. Heureusement, avant que l'ambiance ne parte de suite en pugilat, Savinien Vasaride, tout vétu de bleu et rouge, intervient pour sauver l'ondrène qui a eu l'intelligence de rejoindre sa famille. La tension se calmant un peu Brendeline en profite pour profiter de la soirée, parlant de tout et surtout de rien, Aloïse "Coq" lui faisant part de sa tristesse de la situation avec l'embargo, Elsie l'Amble soutenant la diplomate, Nunrelle hurlant dans un coin. Alors que l'attention et les discussions des convives se tournent vers Brendeline, Alenn en profite pour laisser traîner ses oreilles affutées. Il apprend qu'un certain nombre ont pour projet de faire voter une motion pour virer Brendeline d'Archerune ! Mais plus intéressant, certains Borwyn pensent carrément la faire arrêter, elle et sa suite. Ce à quoi un certain nombre de Barandir rétorquent que c'est probablement aller trop loin. C'est d'abord une émissaire de la Prévôté, et les conséquences pourraient être dramatiques, mais surtout, la fille de Sonstall le Lycien et les Barandir ne veulent pas se le mettre à dos.

Pendant ce temps, les délégués du parti des Montagnards se retrouvent et Aldebert, fidèle au poste s'empresse lui aussi d'écouter les conversations, et ça tombe bien personne ne fait attention à lui, sa propre équipe l'avait oublié.

Ordhal Barandir commence par annoncer pouvoir avoir les moyens d'empêcher la confirmation de la Yoran "La Barre". Il connaît suffisamment de gens chez les meuniers pour pouvoir leur mettre la pression. Il pense les convaincre qu'aucun charreton en ville le déplacera leur grain, rendant toute possibilité de vente obsolète et entraînant d'énormes pertes pour ces derniers. Ils n'auront ensuite qu'à convaincre le ventre mou, en jouant sur l'entre-soi, après tout, c'est pas un négociant, un marchand ou un noble.

Il pense aussi pouvoir obtenir un vote de Lofric, contre l'élection de Yoran "La Barre", en proposant le vote pour le quartier des Arènes en premier. La fille et le gendre de Lofric ayant des intérêts commerciaux liés aux charretons, il veut faire pression sur eux pour influencer le vote du futur délégué du Quartier des Arènes.

Il ajoute bien le connaître et qu'il doit un certain nombre de services aux Barandir. Il devrait donc plus ou moins officiellement rejoindre le parti des montagnards. Ordhal propose de l'utiliser à bon escient, pour pas qu'il soit dévoilé trop vite et neutralisé par les Caldoran.

Tjall quant-à lui annonce qu'Oleg Martel votera probablement comme les montagnards. Il s'est un peu compromis dans un certain nombre de magouilles. Il a fait du recel pour des gens qui ne doivent pas être nommés, et donc, il votera avec eux plutôt que de se faire dénoncer à la garde.

Le chef des Borwyn annonce ensuite qu'à la prochaine assemblée, Colbin Caldoran ne votera pas. Il s'est arrangé pour qu'à la prochaine compétition de Bourle, Colbin gagne. Et soit donc envoyé à une autre compétition quelques jours après, à Valmire. Il n'aura donc pas le temps de s'occuper des démarches pour passer ses jetons et son vote et sera donc ainsi neutralisé.

Finalement, la loyauté d'Elsie l'Amble est mise en doute. La manœuvre des Endilans n'ayant pas été très subtile, les autres Montagnards s'en sont rendu compte et font pression sur elle, menaçant de la faire virer. Il est donc probable qu'elle cède aux pressions des montagnards et vote comme les charretons.

C'est après avoir appris toutes ses informations qu'Aldebert pense avoir récupéré assez d'informations et fait signe à Alenn le Rimeur, qui lance sa chanson, signalant à Shurya qu'elle peut s'empresser de mettre l'ambiance à la mode de Fehn !

C'est Tjall Borwyn qui commence les hostilités en s'énervant après les autres délégués, en les insultant d'incapables, que c'est lui qui les porte tous à bout de bras. Ce à quoi Nunrelle et Verdhal lui balancent tout ce qu'ils pensent justement de sa direction catastrophique de la famille depuis qu'il en a pris la tête. Ce qui énerve Sonstall et quelques autres Barandir qui leurs expliquent leur façon de penser.

Sur ces entrefaits, Æstrid arrive pour soutenir son mari et lance que sans lui, ils n'arriveraient à rien. Et d'ailleurs, s'ils lui donnaient ne seraient-ce qu'une once de respect, ils devraient lui baiser les pieds.

Yvana arrive comme un cheveu sur la soupe et se met elle aussi à soutenir Tjall. Mais elle va trop loin. Æstrid commence à s'apercevoir que son ex-belle sœur est finalement bien plus admirative de Tjall qu'elle-même. Ce que d'autres commencent à remarquer aussi, ce qui n'arrête pas Yvana qui se décide finalement à déclarer au grand jour son amour.

Tjall rétorque que ce n'est malheureusement pas possible, ils en ont déjà discuté, et c'est un grand déchirement pour lui. Ce qui fait lever plus d'un sourcil et fait craquer Æstrid qui s'emporte. Son mari tente de la raisonner en lui rappelant que leur mariage était politique, pas un mariage d'amour, ils se sont mariés jeunes, puis ont eu des enfants, d'où le déchirement entre amour et devoir.

Le premier coup de poing part, sans que personne ne sache très bien qui l'a lancé. Ce qui met enfin un peu d'ambiance à l'ondrène dans une soirée conspirationniste.

Et c'est les Borwyn qui, jouant sur leur terrain mettent une branlée aux Barandir. Arundral est le premier vrai blessé de la soirée.

Sonstall, habitué des réunions politiques qui partent en baston et, finalement le plus costaud du coin, en prend plein la gueule. Il se retrouve embroché avec une fourchette à gigot pendant qu'Ordhal se retrouve avec un oeil au beurre noir.

Visemir l'estoc, quand on met en doute sa loyauté, et son alliance avec Rautlec, prend le parti de son vieil ami. Grand philosophe, il tente d'inculquer sa vision de la vie et les bienfaits de l'enseignement traumatique aux plus récalcitrants, pour les raisonner un peu. Et quand ça ne marche pas, il distribue des coups de dague en compagnie de Rautlec.

Muerghold, lui, essaye de sauver les meubles, en demandant à tout le monde de se calmer, après tout, s'ils s'entretuent, comment va-t-il faire pour gagner de l'argent ? Hein ? Il serait plus raisonnable de réfléchir à son intérêt avant tout.

Voreg Borwyn n'en peut plus du bordel et décide de faire ce qu'il a de mieux à faire, il boude. Et, marmonnant dans sa bave balance un "Puisque c'est comme ca, je ne voterai plus".

Savinien Vasaride, un verre à la main, au milieu du pugilat, explique à qui veut bien l'entendre que ce ne sont que des barbares et c'est pour ca que c'est aussi compliqué de s'accorder sur quoi que ce soit. Mais comme d'habitude, il se débrouillera et fera son beurre à la fin.

Durgan "Baril" se retrouve parmi ceux qui auront été blessés par les Borwyn.

Gilfor de Valombre, qui s'est tenu à l'écart, a fini par servir d'escorte à Ordhal et se dit qu'il n'a pas forcément envie de continuer à avoir affaire avec des gens qui se tabassent pendant des réunions diplomatiques.

Sonstall, toujours embroché, se fait ramasser par Brendeline et lui avoue à quel point elle lui a manqué toutes ses années. Les deux Barandir sortent, escortés par la garde, dont un des soldats ne peut s'empêcher d'expliquer à Brendeline à quel point il en a marre des Endilans, c'est toujours le bordel avec eux, entre ses potes morts à Dunwaeld, et le reste, dès qu'ils sont là ca finit n'importe comment. Pendant ce temps et soutenant son père, la diplomate Endilan considère l'option de complètement pourrir l'opération de Muerghold en disant à son père de prendre les rennes et dégager les Borwyn de l'équation. Mais, prise d'un relent de conscience décide de ne pas soutenir le raid, même en parole. Elle préfère donc utiliser la faiblesse de son père pour le convaincre que l'alliance avec les Borwyn n'est qu'une perte de temps et qu'il ferait mieux de convaincre sa famille de la rompre.


  1. C'est un mot kerdan qui signifie que ça va faire chier...
  2. Suite à l'accord conclu entre elles, les Lamùshandri et les Pratsumri lors du mariage d'Adira Pratesh.

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