38) "Crespin" : Différence entre versions

De Marches du Nord
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(Une réalisation chaotique)
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Quelque temps après, Crespin arrive, et entre à son tour dans l'entrepôt '''en interdisant aux gardes de le suivre à l'intérieur''' (-''non, non, vraiment, ce n'est pas la peine de rentrer vérifier qu'il n'y a personne, vous avez probablement entendu une souris, sisi, je vous assure, non, ce n'est pas la peine, non vraiment non oubliez, j'ai du travail en plus... ''").  
 
Quelque temps après, Crespin arrive, et entre à son tour dans l'entrepôt '''en interdisant aux gardes de le suivre à l'intérieur''' (-''non, non, vraiment, ce n'est pas la peine de rentrer vérifier qu'il n'y a personne, vous avez probablement entendu une souris, sisi, je vous assure, non, ce n'est pas la peine, non vraiment non oubliez, j'ai du travail en plus... ''").  
 
Crespin est manifestement très concentré sur son travail, puisqu'il ne remarque pas notre commando, artistiquement caché (l'un derrière une porte, l'autre derrière une table, et la troisième derrière une cornue), et commence immédiatement à nourrir sa collection de rats, ''auxquels il parle amicalement''.
 
Crespin est manifestement très concentré sur son travail, puisqu'il ne remarque pas notre commando, artistiquement caché (l'un derrière une porte, l'autre derrière une table, et la troisième derrière une cornue), et commence immédiatement à nourrir sa collection de rats, ''auxquels il parle amicalement''.
Herle et Leonel se glissent sa suite dans la réserve et Herle, d'une baffe magistrale, assomme le sylvain, qui s'effondre... dans un bruit de verre brisé.
 
  
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''Herle et Leonel se glissent sa suite dans la réserve et Herle, d'une baffe magistrale, assomme le sylvain, qui s'effondre... dans un bruit de verre brisé.''
 
Le sylvain portait en effet plusieurs fioles, dont une (une seule, coup de chance) s'est brisée dans sa chute. Pendant qu'Herle fouille soigneusement le sylvain et cherche un endroit pour poser les diverses fioles restantes en sécurité, Leonel est déconcentré par les bavardages des rats. Ces derniers sont très décidés à s'échapper de leurs cages pour manger le Kerdan. Quand Leonel se tourne vers Herle pour lui demander si, lui aussi, il comprend ce que les rats couinent, il est encore plus surpris de découvrir à la place du Lorunois un énorme ours bipède, qui se tourne vaguement vers Leonel et... lui demande de lui passer le panier de paille, là, à coté de la porte.
 
Le sylvain portait en effet plusieurs fioles, dont une (une seule, coup de chance) s'est brisée dans sa chute. Pendant qu'Herle fouille soigneusement le sylvain et cherche un endroit pour poser les diverses fioles restantes en sécurité, Leonel est déconcentré par les bavardages des rats. Ces derniers sont très décidés à s'échapper de leurs cages pour manger le Kerdan. Quand Leonel se tourne vers Herle pour lui demander si, lui aussi, il comprend ce que les rats couinent, il est encore plus surpris de découvrir à la place du Lorunois un énorme ours bipède, qui se tourne vaguement vers Leonel et... lui demande de lui passer le panier de paille, là, à coté de la porte.
 
N'écoutant que son courage, Leonel passe le panier à l'ours, puis sort lentement de l'entrepôt, sa dague à la main et sans tourner le dos à l'ours et aux rats. Dès la porte passée, il la ferme et la coince fermée : voila l'ours et les rats enfermés dans la ... cale? Pourquoi est-il subitement dans la cale d'une nef kerdane ? En pleine mer en plus, vu comment ça tangue?  
 
N'écoutant que son courage, Leonel passe le panier à l'ours, puis sort lentement de l'entrepôt, sa dague à la main et sans tourner le dos à l'ours et aux rats. Dès la porte passée, il la ferme et la coince fermée : voila l'ours et les rats enfermés dans la ... cale? Pourquoi est-il subitement dans la cale d'une nef kerdane ? En pleine mer en plus, vu comment ça tangue?  
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=> La garde Hornoise / Lorunoise empêche le guet de passer.<br>
 
=> La garde Hornoise / Lorunoise empêche le guet de passer.<br>
 
==> Herle gagne du temps, puis Mérane écrase le pauvre capitaine de sa puissance de négociation, il s'en va penaud, sous les moqueries des chevaux (mais n'est probablement pas dupe : il laisse une sentinelle "discrète"). <br>
 
==> Herle gagne du temps, puis Mérane écrase le pauvre capitaine de sa puissance de négociation, il s'en va penaud, sous les moqueries des chevaux (mais n'est probablement pas dupe : il laisse une sentinelle "discrète"). <br>
 
  
 
==='''Des Résultats exploitables'''===
 
==='''Des Résultats exploitables'''===

Version du 26 décembre 2020 à 22:35

Minisode arochais, enlèvement de l'alchimiste Crespin pendant les nones entre la fin du mois des Loups et le début du mois des frimas de l'année 37 Ei:

l'Affaire

À force d'enquêter sur la Conspiration des Ondrènes, Herle de Lorune a découvert qu'elle était en réalité dirigée par quelqu'un qui se prétend l'Héritier du trône de l'ancien Royaume des-dits Ondrènes. Parmi une multitude d'autres manigances, ce mystérieux personnage a commandité plusieurs tentatives d'assassinats contre le Bailli Durgaut, déclenché des émeutes à Aroche et tenté de répandre la terrible grippe sylvestre parmi ses ennemis, avec l'aide d'une paire d'alchimistes. Si les Talendans ont déjà eut la peau de l'un des deux lors de leurs opérations de l'été passé, Herle vient de retrouver la piste de l'autre, Crespin, une espèce de Dalane originaire de Tharguel et logé à Aroche chez cette famille noble, alors que son laboratoire est un petit entrepôt de la ville-basse, surveillé par la garde depuis qu'une Sénéchale a lancé une grande campagne anti-corruption.

Pour capturer ce Crespin, Herle et Mérane ont recruté Leonel Maletudine un spadassin Kerdan, sociophate, mis au vert à Aroche par sa famille pour l'hiver et qui a déjà assisté Herle dans d'autres affaires louches.

Ornella Celsine(mathématicienne kerdans qui sert à Mérane de comptable, chiffreuse, secrétaire, documentaliste et investigatrice occasionnelle) qui a aidé aux investigations qui ont démasqué Crespin a elle été recrutée pour neutraliser les potions de l'alchimiste.


Une reconnaissance efficace

Leonel surveille la cible pendant plusieurs huitaines. Crespin loge au clos des insignes et passe le plus clair de son temps, et parfois plusieurs jours d'affilé, dans un entrepôt d'un quartier populaire, qui doit lui servir de laboratoire. Lequel entrepôt est gardé par des membres du guet (hors service?) qui se relaient 2 par 2 à intervalles régulier. Il y a manifestement dans ces lieux des choses intéressantes.

Une planification ambitieuse

L'opération est organisée avec l'enthousiasme habituellement mis par les TalEndans pour ces choses. Après avoir longuement discuté de la meilleure manière de procéder, les protagonistes décident de s'introduire pendant l'absence de Crespin dans son laboratoire, de l'y attendre en embuscade, de le neutraliser, de le sortir discrètement (-roulé dans un tapis ?" -nan mais c'est tellement pas discret" - Dans un tonneau alors?") et le ramener à la Légation (qui dispose de geôles) pour l'interroger. Les gardes seront distraits (Méranne semble avoir tout plein de contacts disposés à foutre la merde pour quelques pièces) à l'aller et au retour, pour éviter de laisser des cadavres ... et de déclencher une enquête du guet.

Une réalisation chaotique

Dans la plus pure tradition TalEndane, rien ne s'est passé comme prévu, et c'est par un quasi miracle que le commando s'en est sorti sans dommage.

Les gardes distraits, et pendant que Mérane reste dehors pour coordonner les diversions, Leonel, Herle et Ornella se glissent discrètement vers la seule porte fonctionnelle de l’entrepôt, laquelle est sérieusement verrouillée (beaucoup trop pour un entrepôt dans un quartier borgne, ce qui serait déjà suspect si il n'y avait pas en plus des gardes nuit et jour). Le pauvre Leonel, plus doué pour jouer de la rapière que du crochet à serrure, peine à forcer la serrure, mais y arrive finalement presque discrètement. Les trois larrons se précipitent à l'intérieur, mais les gardes reviennent et Leonel a tout juste le temps de refermer le verrou.

Les gardes n'étant pas stupides, ils se doutent de quelque chose, mais... ils ne peuvent entrer dans l'entrepôt dont ils n'ont pas les clefs.

Le "commando" se cache comme il peut dans l'entrepôt composé de quelques pièces : un vestibule miteux, une paillasse dans un coin, un laboratoire encombré et ... l'entrepôt proprement dit, ou sont installés plusieurs dizaines de cages en bois, pleines de rats à l'air particulièrement méchants.

Quelque temps après, Crespin arrive, et entre à son tour dans l'entrepôt en interdisant aux gardes de le suivre à l'intérieur (-non, non, vraiment, ce n'est pas la peine de rentrer vérifier qu'il n'y a personne, vous avez probablement entendu une souris, sisi, je vous assure, non, ce n'est pas la peine, non vraiment non oubliez, j'ai du travail en plus... "). Crespin est manifestement très concentré sur son travail, puisqu'il ne remarque pas notre commando, artistiquement caché (l'un derrière une porte, l'autre derrière une table, et la troisième derrière une cornue), et commence immédiatement à nourrir sa collection de rats, auxquels il parle amicalement.

Herle et Leonel se glissent sa suite dans la réserve et Herle, d'une baffe magistrale, assomme le sylvain, qui s'effondre... dans un bruit de verre brisé. Le sylvain portait en effet plusieurs fioles, dont une (une seule, coup de chance) s'est brisée dans sa chute. Pendant qu'Herle fouille soigneusement le sylvain et cherche un endroit pour poser les diverses fioles restantes en sécurité, Leonel est déconcentré par les bavardages des rats. Ces derniers sont très décidés à s'échapper de leurs cages pour manger le Kerdan. Quand Leonel se tourne vers Herle pour lui demander si, lui aussi, il comprend ce que les rats couinent, il est encore plus surpris de découvrir à la place du Lorunois un énorme ours bipède, qui se tourne vaguement vers Leonel et... lui demande de lui passer le panier de paille, là, à coté de la porte. N'écoutant que son courage, Leonel passe le panier à l'ours, puis sort lentement de l'entrepôt, sa dague à la main et sans tourner le dos à l'ours et aux rats. Dès la porte passée, il la ferme et la coince fermée : voila l'ours et les rats enfermés dans la ... cale? Pourquoi est-il subitement dans la cale d'une nef kerdane ? En pleine mer en plus, vu comment ça tangue?

=> Herle et Ornella enquêtent malgré les hallucinations
=> quand les marins ont peur, ils chantent.
=> la dame blanche se moque gentiment d'Herle
=> les gardes entendent les chants et essayent de forcer la porte
=> Mérane improvise, gagne du temps
=> les effets du gaz se répandent : hallucinations générales
=> évacuation dans la confusion,
=> Herle met le feu au laboratoire (ça brule bien, Très bien. Et avec des couleurs et des effets optiques très jolis. Pas du tout discret quoi
=> fuite jusqu'à la légation
=> exploitation des papiers de Crespin par Ornella
=> Arrivée du capitaine Anvarel qui vient voir si, par hasard, les Talendans ne seraient pas responsable de l'incendie dans les faubourgs (-Mais pourquoi venir nous voir? - D'habitude, quand la moitié de ma ville crame, c'est vous, alors je visite mes suspects habituels...").
=> La garde Hornoise / Lorunoise empêche le guet de passer.
==> Herle gagne du temps, puis Mérane écrase le pauvre capitaine de sa puissance de négociation, il s'en va penaud, sous les moqueries des chevaux (mais n'est probablement pas dupe : il laisse une sentinelle "discrète").

Des Résultats exploitables

Si l'exécution de la mission n'a pas été ... un modèle du genre (Herle dixit) l'opération est globalement un succès. Les notes de Crespin sont exploitées par Ornella, ce qui permet à nos protagoniste d'apprendre des choses utiles, et ... secrètes (ce qui suit est connu du conseil stratégique uniquement, qui a reçu le rapport d'Herle) :


Après une rapide enquête, nous avons appris que Crespin était toujours en activité à Aroche. L’alchimiste logeait chez les Tharguel et passait l’essentiel de son temps dans un entrepôt du quartier de la Pointe. L’entrepôt était gardé par des gardes en uniforme, mais il est apparu que ceux-ci étaient là sur leur « temps libre », donc hors règlement.

Je passe un voile pudique sur l’opération, qui n’a pas été un modèle du genre.

L’entrepôt disposait d’un vaste espace rempli de cages contenant des rats et d’un petit laboratoire plein à craquer de bordel. Nous n’avons pas exploré en détail les cages, mais il est clair que les rats étaient les sujets d’expérience de Crespin. Dans le laboratoire, Ornella a ramassé une grande quantité de paperasse qu’elle a triée ensuite à la Légation. L’entrepôt était donc principalement un lieu de recherche sur la peste sylvestre.

L’analyse des papiers a fourni les informations suivantes :

Crespin travaillait sur une 4ème version de la peste (la version 0 est la maladie « naturelle », les 1-2-3 sont des variantes obtenues par Warmrach [l’alchimiste sylvain que nous avons tué à la Cloche Rouge] et Crespin). Son objectif avec la nouvelle version est d’accélérer le cycle de contamination→virulence→décès de la peste sylvestre pour qu'elle tue plus de gens plus vite sans "trop" laisser la maladie se disséminer.

L’épidémie qui a démarré à Elorsame devait servir d’essai pour la 3ème version. Comme l’épidémie atteint actuellement Lysène, cette version ne répondait pas aux besoin de Crespin (enfin, de son employeur) et il s’est remis au boulot.

C'est probablement la v3 "finale" qui fût employée contre Durgaut : elle est méchante.

Crespin a donc un agent qui a diffusé la peste à Elorsame. Celui-ci lui écrit en vieux hornois (mais ce n’est pas la langue maternelle de l’auteur des lettres). Il est possible que ce soit pour des raisons pratiques, parce que le hornois permet de faire facilement des maths. La correspondance est bourrée d’abréviations. Toutefois, le correspondant, bien que subordonné à Crespin, cherche à se dédouaner de l’échec (relatif) de leur essai et donc de la dissémination élargie de la peste (il est conscient qu'il y a quelqu'un, au-dessus de Crespin, qui lit les rapports).

Une autre opération « peste » est prévue à Salviane pour le mois des bourgeons. Il y a peut être déjà quelqu’un là bas avec de quoi répandre la maladie.

  • Des courriers venant des supérieurs de Crespin ont été identifiés :
"ce serait bien que ça avance", 
"le capitaine Anvarell commence à poser des questions sur vos gardes, adressez-vous à des pros" 

Auteur : quelqu'un ayant une belle écriture, probablement un notable, habitué à communiquer à coups de petits papiers.(qui?)

  • des lettres plus anciennes, pleines d'insinuations
"ce serait dommage…", 

moins belle calligraphie, quelqu'un de maniaque, qui utilise une règle pour écrire bien droit. Avec des formules de politesse à double sens. Auteur : peut-être Sigrell d’Elorsame. Elles semblent dater de 3 mois.

  • Dans le reste des documents, on trouve pas mal de maths en hornois, des notes sur une potion (probablement de fertilité) également en hornois, un système d’auto-médication de Crespin pour « éviter que les animaux ne lui parlent ». La partie en hornois ne contient pas d'abréviations (je me demande si celles de la correspondance ne servent pas tout bêtement à gagner de la place dans les courriers par pigeon).

Il développe également une stratégie de vaccination qui semble avoir fonctionné sur lui. Le processus de "tolérisation/vaccination" (mithridatisation?) de Crespin a dû commencer il y a un moment (?), puisqu'il était content de constater une amélioration ces derniers mois après avoir apparemment été contaminé plusieurs fois. De fait, il est probablement le seul humain "vacciné" de l'Empire... Son protocole est décrit avec précision.

Enfin, il dispose de la formule d’une « potion régénérante », au goût de pomme, qui est celle que fabrique la ruche des Bourgeons Parfumés. Apparemment, il en disposait via son patron. Crespin a fait des tests avec sur les rats qui ont pu « régénérer des membres ». Surtout, une gorgée par jour semble repousser les effets de la peste sylvestre pour plusieurs huitaines.




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