36) "Profondeurs"

De Marches du Nord
Version du 14 juillet 2020 à 23:36 par Sebastien (discuter | contributions)

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À la fin du mois des Charbons, les Talendans venus hiverner à Felriane se sont joint –temporairement– au plan de Valeria "Negra" et de ses "investisseurs" hornois pour récupérer d'antiques artefacts tout autour du Golfe de Meren, pour la coquette somme de 1000 £unes pièces. Leur premier objectif se trouvant apparemment dans les Îles Lucanes, L'Orso reprend la mer à destination de Méharle, pendant que leurs compagnons restés à terre continuent de se mêler aux intrigues de la politique felrianaise...

PROTAGONISTES :

Préparatifs

Les Talendans prennent quelques jours avant le départ vers les îles Lucanes. Bartolome en profite pour recruter un nouvel équipage, tant pour l'équipée vers les îles (puisque Vera souhaite rester à Felriane) que pour le futur navire qui sera armé par Adira. Avec l'aide d'Ordano, il recrute comme quartier-maître Ofelia Celsine, une mère de famille ayant la trentaine et besoin d'argent suite à la ruine de sa famille. Elle est cartographe, intelligente et mène ses troupes à la baguette : exactement ce dont Bartolome a besoin pour gérer l'équipage hétéroclite de l'Orso. Trois autres marins sont recrutés : Gonzague Sotorine, marin et cuisinier d'un certain âge (et prêt à reprendre la mer pour échapper à sa femme), Dagmar, un orsani aimant la castagne qui fut lié à l'Ondhor (recruté à la Cambuse) et enfin Marivin, un ancien pêcheur de perles lui aussi un peu truand.

Il s'avère que les Sotorine de Paremine n'ont rien d'utile à dire au sujet des Îles Lucanes, aucun n'ayant jamais navigué vers ces îlots situés dans une anse dépeuplée à l'Est d'Enssyane, quoique ces îles appartiennent probablement au comté de Méharle (personne ne les revendique vraiment). Néanmoins, l'Oncle Garciàn, pilote du comptoir Sotorine de Tharguel a souvent contourné les Lucanes lorsqu'il faisait la traite du sel entre Lorune et à Senacore, et il précise que ces eaux n'ont jamais vraiment été sondées par personne : même avec le faible tirant d'eau de votre Orso, il faudra être prudents. Il sait au moins qu'approcher ces îles par l'Est ou le Nord est une mauvaise idée (bien trop de hauts-fonds) et que la route "habituelle" consiste plutôt à approcher l'archipel par ses eaux les plus profondes, à l'Ouest. Pour obtenir plus de précisions, Garciàn recommande s'adresser à Riwald Barandir, marchand assez important à Mélanque, qu'il n'a plus eut le plaisir de visiter depuis quelques années mais qui connaît la plupart des marins haréliens et se montrait très hospitalier quand les Sotorine lui livraient de l'huile et du sel. Theresa propose également de rentabiliser le voyage en emmenant une cargaison de verrerie, de cosmétique, de fourrures de Tal Endhil, d'huile d'olive corvadienne et de vins felrianais, marchandises un peu disparates mais qui devraient se vendre aisément. En échange, Theresa aimerait se procurer des cordages de marine : il paraitrait que les chantiers navals de Bastelle vont redémarrer...

Juste avant le départ, Vera informe les autres qu'elle participe à une sorte de comité sanitaire à propos de l'épidémie de grippe sylvestre[1] qui sévit dans les Royaumes Ondrènes. La situation semble particulièrement grave en Lorune, où il y aurait plusieurs milliers de morts.

En mer

Si les températures se sont légèrement refroidies (il paraît même qu'il pourrait neiger), la mer n'est pas trop agitée. L'Orso peut donc étrenner son nouvel équipage (il ne reste de l'ancien que Ertrond et Gregorio). Il lui faut quatre jours pour faire la traversée. Le trajet ne passant pas trop loin des îles Triton, Bartolome fait un léger crochet à la demande d'Esébilio : ce dernier souhaite en effet "sonder" la présence de la balise marine avec sa lanterne. Cela fonctionne et le moine-archéologue-ingénieur peut obtenir une sorte de signature de l'artefact... et aussi constater que cette dernière n'est pas du tout stable et semble clignoter.

Les petites affaires d'Esébilio ont - comme d'habitude - nécessité d'éloigner son Templier de garde du corps en le faisant participer aux manœuvres de navigation. Ce petit manège n'a pas échappé à Ofelia, sans compter qu'elle trouve extrêmement étrange le caractère hétéroclite de l'équipage de l'Orso, qui de plus ne navigue même pas sous pavillon Sotorine. La perspicace quartier-maître demande donc des explications à son nouveau capitaine. Bartolome, après en avoir conféré avec Islinna, Vighnu et Esébilio, décide d'expliquer plus en détail ce qu'ils vont faire aux Lucanes, en présentant l'équipage comme chargé d'une "opération clandestine" au nom des Sotorine pour enquêter sur cette étrange affaire d'artefacts marins. Cette présentation relativement franche des choses semble satisfaire Ofelia, même si tout cela la trouble profondément.

À Mélanque

Une petite foule attend l'Orso sur les quais du port de Mélanque à son arrivée. Cela fait des semaines qu'un navire Kerdan n'a pas débarqué et tout le monde demande des nouvelles du monde extérieur. Personne ne semble être au courant de l'épidémie de grippe, par exemple. Islinna et Bartolome se renseignent sur le contact donné par Garciàn. Il s'avère que Riwald Barandir est mort il y bientôt deux ans et que c'est sa fille Riwen Barandir qui a repris l'affaire familiale. Les talents de négociatrice d'Islinna font encore une fois effet, et bien qu'un peu sceptique au début, la marchande se révèle plus qu'intéressée par un partenariat commercial avec les Sotorine, car elle souffre d'un véritable problème de transport de ses marchandises (essentiellement du lin, du chanvre, des céréales, un peu de fer et beaucoup de cuir et de maroquinerie). Les seuls à venir un peu régulièrement sont les Torodine, qui se livrent essentiellement au commerce d'esclaves... Riwen dispose de cordages, mais ces derniers se révèlent d'une qualité plus que médiocre : il vaut mieux pour nos Protagonistes acheter du chanvre brut (lui de bonne qualité) et effectuer la transformation à Bastelle où la main d'œuvre ne manque pas. Vighnu suggère une idée : ne pourrait-on pas embarquer quelques ouvriers locaux en direction de Bastelle et les former à la fabrication de cordages de qualité supérieure ? L'idée semble faire son chemin...

Quant aux îles Lucanes, Riwen peut mettre en contact les Talendans avec des marins qui sauront leur indiquer un accès. Mais elle les prévient : il leur sera difficile d'échapper à l'attention de l'inquisiteur local, un certain Raynald de Véruse (qui aurait d'ailleurs bossé avec Rovisto avant d'être nommé inquisiteur). Ce dernier cherche à se rendre dans les Îles Lucanes depuis plusieurs mois et ennuie tout le monde avec cela.



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