Aristame de Gorme

De Marches du Nord
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Ne se contentant plus de la bannière du Culte des Pères, le Primat du Nord a établi son propre emblème, où l'Étoile Première, exceptionnellement en noir, s'étend sur la neige et l'or des Marches...
Issu de la petite noblesse rigerienne, celui qu'on appelle "la Vouivre" (lorsqu'on espère ne pas être entendu) est devenu à presque 60 ans le chef religieux de toutes les Marches, mais aussi le général local des armées du Temple (près de 800 hommes, généralement très entraînés et splendidement équipés, chargés de la protection des lieux saints comme du haut-clergé) et le Grand Vicaire du Temple des Patriarches, encore inachevé et déjà somptueux...

Politicien redoutable et diplomate roué, Son Éminence le Primat est probablement l'homme le mieux renseigné de tout le Pays des Vents (on le soupçonne d'avoir des informateurs et des espions partout) et l'un des dirigeants de la faction impériale, sans compter que les coffres du Culte lui confère une énorme puissance financière , prêtant notamment des sommes considérables au Duc-Gouverneur des Marches, Lamdo d'Orsane, puisqu'il peine encore à rentabiliser leur (très relative) conquête.

Pour des raisons mal connues et possiblement machiavéliques, Son Éminence a jeté son dévolu sur la communauté des Talendans, soutenant le développement de leur territoire au point de s'y rendre en personne aux Moissons de l'an 37, avec une foule de pèlerins, de templiers et quelques Seigneurs du Nord mécontents, pour y signer l'établissement du Bailliage de Tal Endhil au nom du Duc-Gouverneur. Mais son appui n'est évidemment pas gratuit...


Ascension

Troisième fils du baron de Gorme, petit fief rigérien dans la région vinicole de Sorelne (le cru de Gorme étant d'ailleurs fameux jusque dans les Marches), Aristame est entré à 15 ans dans l'Ordre des Officiants (la branche administrative du Culte). Ses talents pour la comptabilité et les jeux de pouvoirs lui permirent d'y grimper rapidement les échelons comme second vicaire de l'abbaye de Bressane, puis premier vicaire de la basilique d'Archerune, lorsque les difficultés financières de celle-ci réclamèrent l'enrôlement d'un administrateur aussi rigoureux que dynamique.
Mais Aristame se fit surtout remarquer en intervenant pour calmer les tensions entre les guildes locales, les bateliers Torodine et les mercenaires ondrènes, proposant d'ailleurs plusieurs réglementations bientôt adoptées par la sénéchaussée.


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Sa réputation comme négociateur était donc déjà assez établie lorsque la Révolte des Ondrènes atteignit le Pays des Vents en l'an 12, et que la Maison Impériale eut besoin d'un émissaire relativement "neutre", qui connaisse la région sans être affilié ni aux Ondrènes ni à leurs ennemis de Mongar. Après bien des batailles et des tractations, l'habile prélât parvint à mettre fin au conflit en offrant aux Ondrènes d'officialiser leur expansion vers le Nord pour peu qu'ils se soumettent à l'autorité du jeune empereur Modram.

En récompense de ce succès, qui enliserait pour longtemps Orsani et Lorunois dans une guerre contre les sauvages Emishen plutôt que contre les forces impériales, Aristame fut nommé vicaire général des Lisières et conseiller de la Maison Impériale pour les "affaires nordiques" , mais son ambition n'était pas encore satisfaite...

À mesure que le Pays des Vents était graduellement asservi, Aristame passa la décennie suivante à concevoir et mettre en place les circonscriptions non seulement religieuses mais séculaires qui encadraient peu à peu les nouvelles marches, prévôtés et prélatures du Nord. À force d'influencer ainsi la nomination des prêtres et des Sénéchaux, le découpage des territoires et parfois jusqu'au montant des impôts, il tissa une vaste toile de faveurs, de pressions et de réglementations byzantines dont la véritable ampleur apparu en l'an 26, lorsqu'il obtint des patriarches du Culte que les multiples chapelles, paroisses et abbayes éparpillées dans toute la région soient finalement rassemblée en une nouvelle primature, faisant de lui le premier Primat du Nord et le septième électeur pontifical.


Influences

Quoiqu'il fut précédé par sa réputation et son avant-garde durant la lente progression de sa vaste suite depuis le Temple des Patriarches jusqu'à la Vallée des Lacs en Paliers, nos Protagonistes n'ont vraiment découvert ce haut personnage que lors de son arrivée à l'épisode 23) "Votre Éminence". Sans guère de considération pour les onéreuses festivités prévues par les Talendans, Son Éminence réquisitionna la tour fortifiée de la Mine Bénie comme logement et camp retranché de sa considérable escorte (200 chevaliers et soldats du Temple), avant de dicter toutes sortes de conditions pour la signature du bailliage : pendant que les Talendans courraient dans tous les sens pour contrecarrer les seigneurs ondrènes décidés à faire échouer les tractations ou la cérémonie, le Primat et ses acolytes contrôlèrent les comptes de tout Tal Endhil, soumirent le capitaine Liméric Durgaut à un procès pour haute-trahison (!), secouèrent son alliance avec les Emishen, obligèrent Mérane "Roulier" à se trouver rapidement un époux et réclamèrent l'élimination de la sorcière Soashna (qui prit tout un épisode) avant d'empocher l'impôt de toute a vallée.

Mais ce n'est qu'une fois qu'ils eurent satisfait de leur mieux ses multiples exigences et obtenu le bailliage les soustrayant enfin à la tyrannie du prévôt Rhilder le Boiteux que nos protagonistes ont vraiment pris la mesure de leur nouvel allié et mécène, en particulier la subite bienveillance que même l'Inquisition témoigne aux Talendans, l'influence politique qui offrit à Adira Pratesh le titre de Sénéchal des Mines, les multiples agents que Son Éminence emploi pour lutter (discrètement) contre la Conspiration des Ondrènes [1], son intérêt "purement académique" pour l'antiquité première ou la croisade qu'il tâche de mobiliser contre les Rebelles indigènes.


Le Primat est de fait un des principaux joueurs de l'Échiquier du Nord, et s'allier à lui est un peu comme d'adopter un ours noir : on a beaucoup moins de problème de voisinage, mais on ne peut plus espérer dîner tranquille...


  1. Les Talendans en ont rencontré à Aroche comme à Salviane et, comme ils partagent l'habitude de masquer leur visage sous un capuchon monastique, les ont surnommé "les Anonymoines"...