Holterune

De Marches du Nord
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Colonie lorunoise fondée vers -95 (avant l'È.I.) et devenue vassale des Veneurs de Darverane vers -60, Holterune s'est développé à partir du "pavillon de chasse" de Fulbard de Morholt, une sorte de manoir au pied des Montagnes du Tranchoir, déjà doté de haras et surmonté d'une tour de guet dominant le plateau de la Rohène.
Prospérant grâce au commerce des chevaux et ses cultures gagnant peu à peu sur la prairie en bordure de la forêt des Tertres, le bourg est devenu un centre agricolebientôt équipé d'un moulin, d'un débarcadère et d'une auberge-relais sur la route de l'Ouest (retracée nettement plus au Nord après la construction de Dunwæld puis la conquête de la Fûtaie). Entouré de remparts au début de la Première Guerre Nordique, le bourg devînt un refuge pour tous les fermiers du secteur mais son temple n'a toutefois été édifié qu'il y a une cinquantaine d'années, lors de la campagne d'évangélisation lancée par le Culte des Pères à partir de Brasure. On y produit par ailleurs l'hydromel "du Poulain", fameuse jusqu'à Archerune.

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Lorsque la région est devenue une "Marche du Nord" en l'an 26, le Duc-Gouverneur a questionné le lignage des seigneurs locaux : incapable de démontrer sa place dans généalogie lorunoise, le vieux « baron » d'alors, Karvorem "le Renard", s'est toutefois débrouillé pour obtenir le titre de bourgmestre et conserver une partie de ses privilèges. Depuis sa mort en 32, c'est son fils aîné, Karel "de Holterune" qui a repris le poste, espérant bien le transmettre un jour à son fils Karlomir (quoique celui-ci ne soit guère estimé par le Conseil du Prévôt).
Néanmoins, Karel est à peine plus influent dans le bourg que son vieil oncle Odhar, principal propriétaire terrien du secteur (car frère du défunt Karvorem) et marchand de chevaux associé à Fingabard "Sabot".


Attaqués plusieurs fois par les Rebelles (alternativement Oloden et So'Sherkan) depuis l'été 37, les quelques 1.300 Holterois semblent renaître depuis le départ des troupes du comte Griesvor à l'hiver 38 : ses paysans peuvent aujourd'hui regagner leurs champs, leurs pâtures et produire leur fameux hydromel.
À l'été 39, le nouveau prévôt Durgaut a découpé sa Marche des Lacs en véritable cantons administratifs, celui de Holterune étant désormais placé sous l'autorité de l'échevin Lordin Caldoran, avoué dalane grisonnant choisi autant pour sa réputation de probité que pour contrebalancer l'influence locale des Holtons.


Histoire de Holterune vue par Ryswald de Rhordamn, accessible au Conseil du Prévôt ou avec Histoire 3


Fulbard de Morholt, troisième fils (bâtard-mais-adopté) du comte Hroark de Morholt (mort en -87) est venu se tailler son propre fief chez les Sauvages vers -95, à l'époque où Dhar-Verann était encore un village de chasseurs dirigés par le petit-fils du fondateur Maromrod le Veneur. Fulbard n'ayant ni envie de se soumettre aux Veneurs, ni l'intention de partager le gibier avec les Darverins, ses compagnons, son épouse et lui s'installèrent donc une sorte de "pavillon de chasse" sur le plateau herbeux qui surplombe les Brèches de Cainil, en haut d'une colline sur les contreforts du Tranchoir. Aussitôt baptisé Holter-Ruhn (la "demeure des Holtons"), c'était alors la bâtisse la plus avancée dans la forêt des Tertres, immense et mystérieuse, qu'aucun Ondrène n'avait encore jamais franchie : toutes sortes de légendes couraient sur les créatures plus ou moins féeriques qui y auraient rôdé, et on croyait à l'époque que c'était un bout des Sylves.
En tous cas, avant de commencer à y élever des chevaux, Fulbard avait abattu un élan absolument gigantesque dont le crâne orne encore la grande salle de son château (avec les bois, il occupe un mur entier), et qui fît la gloire de la famille pendant quelques générations.

Fulbard a de fait eu une assez large descendance –d'ailleurs un de ses multiples neveux, Odhar le Lupin, accompagna l'expédition minière qui fonda Brendorne (en -78, précise Léa Celsine)– et le château familial a été peu à peu entouré par des chaumières à mesure qu'on colonisait le plateau.
Plus ou moins à cette époque, des druides d'Onghar (probablement venus d'Orsane) ont commencé à fréquenter le nouveau village : Ryswald ne se souvient pas qu'ils aient jamais eu tellement d'influence en dehors du château lui-même, mais une tapisserie y représente encore un des précédents seigneur holterois, Wolklad au Chêne Rouge, petit-fils de Fulbard, avec un druide en robe pâle tenant un grand poignard courbe[1] debout à la droite de son trône.

Durant le règne du Veneur Morumwik, le druide de Wolklad a été accusé de sorcellerie par les prêtres de Brasure : Darverane n'était pas en très bons termes avec l'abbaye mais, d'un côté, les Veneurs avaient besoin du métal des Remans et, de l'autre, ils commençaient à se lasser des Holterois qui refusaient leur autorité en "débauchant" moult réfugiés fuyant la Guerre des Lunes sur lesquels Darverane comptait pour étendre ses colonies. Pire, les Holterois contrôlaient alors la route de l'Ouest, au bout de laquelle des prospecteurs Anguedais venaient de percer la première mine de Solerane, et prétendaient maintenant prélever un octroi sur tous les transports.
Avec le soutien d'un moine-combattant nommé Périmbert, Morumwik en a donc profité pour déclarer une espèce de guerre miniature (peut-être une 50aine de soldats dans chaque camp), défaire Wolklad au combat, exécuter le druide... et quand-même marié la fille du vaincu à l'un de ses propres fils, rattachant en -62 des Holterois moins qu'enthousiastes à sa maisonnée.

Tout le secteur a continué de prospérer, mais les Rimdehl de la Futaie commençaient à protester : durant la Première Guerre Nordique et à la demande des Veneurs, c'est le "baron" [2] Kurnhan de Holterune, premier fils de cette union forcée, qui a commandé leur éradication : ça a dû commencé en -43 et Ryswald croit se souvenir qu'il a fallu s'y reprendre en plusieurs fois, mais en tous cas leur cercle fut abattu un peu avant la bataille de Rerdone, donc avant -39.
Les Holterois ayant ainsi agrandi leur domaine, les rapports entre eux et les Veneurs se sont nettement apaisés, au moins jusqu'à la mort du graf Marnorek-au-Sabot, fils de Marwærn (le Veneur qui a épousé une fille de Greold le Dévot en entraînant la région dans la guerre).
Né souffreteux et avec un pied difforme, ce qui a fait des histoires avec la famille de sa mère, Marnorek a instauré beaucoup d'institutions "endilane", y compris la première guilde de Darverane, lancé les grands travaux de la route de l'Ouest (les ponts, le fort de Dunwæld) et laissé un journal de son règne qui a souvent servi d'inspiration à Ryswald. Mais il est mort à 26 ans d'une énième maladie (durant l'hiver -31, précise Léa Celsine), en n'ayant engendré qu'une fille, d'ailleurs aveugle d'un œil, Marylde.

Pendant la querelle de succession qui s'en est suivi à Darverane, Kolwahr "le Renard", second fils de Kurnhan (le premier a été tué par un sanglier dans la forêt) a plus ou moins fait sécession, devenant une sorte de seigneur-brigand en révolte contre les Veneurs : même après avoir été chassé de Holterune, il a compliqué le développement de l'Ouest depuis Brendorne jusqu'à ce qu'un cousin arochais de Marnorek, Morgyll, parvienne à éliminer le Renard, obtenant grâce à cela le titre de Veneur. Morgyll n'a quand-même pas fait très long feu puisque son fils et lui sont morts en -26 durant la Deuxième Guerre Nordique, déclenchée en volant des chevaux aux Oloden.

Quelques suzerains médiocres se sont ensuite succéder à la tête de la Cité des Lacs, vite assassinés ou déposés, sans jamais avoir rétabli l'unité de la région, et les barons de Holterune sont graduellement devenus plus influent qu'eux, quoique l'Ouest ait alors fonctionné en complète indépendance.
Heureusement, en -9, le fameux Ærithrad de Rhordamn, père adulé de Ryswald, est arrivé pour sauver la région : une bande de pillards Anguedais issu de Brendorne terrorisait alors toute la contrée, lançant des raids jusqu'à Solerane ou la Futaie sans que le baron Karlovred de Holterune ni le seigneur Ferwik le Lycien (régnant alors sur Darverane) n'arrivent à les en empêcher : le chevalier-mercenaire Ærithrad et sa petite armée (323 hommes !) ont éliminé les pillards puis, ayant pris la Cité des Lacs par la force l'année suivante, Ærithrad eu l'excellente idée d'épouser la fille de Karlovred –la belle Karenil– avant de se déclarer "Graf" et d'engendrer avec elle la presque-dynastie des Grafs de Rordhamn, interrompue par Rhilder après Ærisvar (frère aîné de Ryswald) puis Ærwond, son neveu ingrat.

  1. Dans l'iconographie ondrène, les druides sont plutôt représentés avec des poignards sacrificiels que des serpettes, évidemment.
  2. Plus exactement "Bæregh" dans la terminologie Ondrène : vassal d'un Graf possédant son propre fief.


Canton

Si Holterune a régné de manière plus ou moins officielle sur les bourgs environnants depuis près d'un siècle, ce n'est curieusement qu'à l'été 39 que le Conseil du Prévôt Durgaut a fait du secteur un véritable canton, administré par un Magistrat basé à Holterune.
Sa circonscription comprend aujourd'hui –en plus du bourg originel– 4 villages et 2 hameaux abandonnés, dont la population très majoritairement ondrène totalise 2.200 habitants, en plus des Holterois...

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Farevone

Regroupement de fermes autour d'un hameau de trappeurs et pelletiers installés il y a 5 ou 6 générations, d'ailleurs lieu de naissance de Meryle "la Paillée", son nom viendrait de l'ondrène Fahr-Revohn –"la Combe du Renard". L'endroit a été entièrement détruit par les Oloden au printemps 37 et les gens du cru évitent aujourd'hui ses ruines qu'ils prétendent hantées...

Le commandant Dharomjarn à acheté, en 39, l'ancienne "ferme Paillée" située à l'écart du hammeau et tout aussi abandonnée que le reste.

"À une longue journée de marche de Darverane (et de tous les autres bourgs), c'est en fait le fond d'une petite vallée boisée sous le plateau de la Rohène, grossièrement ouverte vers le Sud-Est et également traversé par le Révon (probable rémanisation de Revohn, à nouveau) qui, lui, prend sa source au-dessus de la Futaie et passe par Rhorwæld avant de baigner le hameau qui vous intéresse sur la rive Est, accessible par un gué.
Deux-cents mètres plus loin et de l'autre côté d'une palissade dont les rondins vermoulus s'étalent dans les fourrés, huit petites maisons très sévèrement brûlées (et désormais envahies de ronces) étaient serrées en demi-cercle autour d'une sorte de fontaine asséchée (?) surmontée d'une vieille statue de bois délavé (une espèce de nain barbu) : c'est carrément lugubre et l'odeur piquante de la tannerie suinte encore hors d'un appentis pourtant effondré depuis deux ans."

Réservé aux officiers du Bastion Septentrional


Derrière le hameau s'étendaient les champs aujourd'hui en friche, une sorte de cahute isolée (?) et l'ancienne "ferme Paillée" se trouve encore au-delà, presque 2km vers le Sud par un sentier désormais dur à distinguer : bien plus qu'une fermette, c'est en fait la réunion de trois maisons à un étage, deux étables, une petite bergerie, un clapier et une "pièce d'aisance", relié·es par un mur formant la cour que partageait le père et les oncles de Meryle.

L'incendie n'a pas très bien pris sur ces bâtiments, qui pour la plupart n'ont plus de toit mais où restent des cheminées, des planchers, un bel escalier de chêne sculpté et, au milieu de la cour, un puits correctement maçonné et couvert.

Les constructions sont modérément orthogonales et le tout n'est pas exactement fortifié, mais l'enceinte en grosse pierres fait presque 3m de haut, toutes les fenêtres donnant hors du périmètre sont trop étroites pour qu'un adulte y passe et il n'y a que deux accès vers l'extérieur en plus du grand portail défoncé (la porte arrière de la plus grande maison et celle qui s'ouvre dans l'unique mur en pierres d'une étable) : on sent que, comme beaucoup de fermes du canton, ça a été construit par des vétérans de l'Armée du Nord.

Côté Ouest, à l'écart des 3 arpents de "cultures" aujourd'hui envahies de buissons qui s'étendent vers l'Est jusqu'à la forêt, trois grandes tombes sont chacune ornée d'une stèle de pierre grossièrement gravée : sous la mousse, 0n compte 2, 2 et 3 noms.

la Futaie

Autrefois un cercle de pierres et un village des rimdehl dénommé Lon-Panen ("les Longs Pins"), investi lors de la Première Guerre Nordique et sa population originelle massacrée quand elle a refusé l'esclavage, les colons de la Futaie exploitent depuis la forêt environnante pour ses arbres, ses plantes médicinales et son gibier à plume et à poil, quoique les artisanats du bois ait été peu à peu attirés vers Darverane lors de la reconversion du quartier des Dalles.
Les quelques 700 habitants y ont contribué à l'édification d'une motte castrale qui protège aussi la chapelle de Sainte-Ryanne et une flècherie réputée dans toute la région.

En bonne partie ravagée durant la récente guerre entre Griesvor de Morholt et les Rebelles So'Sherkan (terminée à l'automne 38 par le siège de Dunwæld), la Futaie a été rapidement reconstruite au printemps 39 grâce à la scierie hydraulique de Nicéas Vasaride et Osbert de Holterune (fils de Odhar) a employé la fortune familiale à y constituer une grande exploitation agricole de 9 arpents.


Hormedone

Village paysan d'à peine 400 âmes né de la ferme-relais du Grand-Aulne, au croisement de la Route de l'Ouest et de celle de Holterune. On y cultive surtout du blé, de l'avoine et des choux.


Rerdone

Bâti sur les rives du torrent Dhororm il y a plus d'un siècle, ce village a jadis compté presque 900 habitants, à l'époque où sa mine de fer alimentait les forges de Darverane. Depuis l'épuisement du minerais (un peu avant l'an 20), le village s'était reconverti dans la production d'ocres et de craies, avant d'être abandonné à la première attaque des Oloden aux Semailles de l'an 37. Les "sauvages" l'ont tout de même incendié, pour faire bonne mesure.

A la surprise générale, l'honorable sénéchal Adira Pratesh a acheté les ruines du villages (y compris la mine et les terrains alentours) à l'automne 39.

Réservé au Conseil du Prévôt


Depuis lors, c'est devenu la base d'opération des Fourmis de Malvolio, les contrebandiers utilisant les anciens puits de mines comme entrepôts et le torrent pour transporter leurs marchandises vers le reste de la Marche.

À l'automne 39, Durgaut leur a vendu le tout en paiement de leurs services, nottament pour le raid sur Bragone. Adira sert de prête nom.

Rhorwæld

Fondée sous la Darverane#dynastie des Grafs, la bastide de Rhorwæld compte 600 habitants et deux fois plus de moutons au milieu des champs d'avoine et d'épeautre. Si Darverane attribue la survie du village à ses palissades renforcée il y a quelques années, les habitants en remercient Onghar dans les ruines d'un temple abandonné depuis l'époque des Veneurs.


Saldrone

À l'endroit où la route de l'Ouest s'enfonce dans la forêt des Tertres, Saldrone est essentiellement une exploitation forestière accueillant près de 500 personnes en hiver, et moitié moins à la belle saison, lorsque les saisonniers vont gagner leur pain à la Futaie ou Holterune, mais on y trouve tout de même une chapelle et un maréchal-ferrant –le dernier avant Celanire.