Armement Hornois

De Marches du Nord
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Hotars (vue d'artiste depuis descriptions, assez peu fidèle à la réalité)

Le royaume de Horne était l’héritier et le dernier récipiendaire d’une technologie avancée, ésotérique et sans équivalent sur le continent.

La chute du sanctuaire a pratiquement fait disparaitre cette technologie, dont les secrets ont été soigneusement détruits (ou cachés ?) à la fin de la guerre.

Ne subsistent que les récits des vétérans de la guerre de horne, qui parlent de guerriers gigantesques entièrement armurés d’airain, portant d’énormes fauchards dotés de larges lames aux deux bouts avec lesquels ils étaient capable de couper en deux un cavalier en haubert et sa monture, sans effort apparent.

Ils parlent aussi de machines capables de cracher du feu, de lancer des flèches, des pierres ou des bombes à plusieurs centaines de pas, et de bien d’autres mystères extravagants. Ces histoires invérifiables sont pour la plupart des auditeurs des délires d’ivrognes à la gloire défraichie, racontées surtout pour qu’on continue de leur payer à boire.

Les érudits impériaux actuels ont tendance à minorer l’avance technologique Hornoise, et à souligner que son conservatisme a conduit à sa chute. Certes, les armes et armures de métal Hornoises étaient incroyablement plus avancées que le bronze et le mauvais fer des peuples protos-rémans lors de la fondation du sanctuaire, mais au cours des siècles qui ont suivi la technologie Hornoise serait restée engoncée dans ses traditions, alors que celle des autres progressait à grands pas.

Si les quelques centaines de Hornois présents dans les marches du nord sont bien éloignés de l’image de légende des récits des vétérans de la guerre de Horne, leur équipement est tout de même remarquable... et mystérieux.

L’airain

Les secrets de ce métal antique, plus résistant que de l’acier et beaucoup plus durable, auraient été transmis au Royaume de Horne directement par les Premiers. Le sanctuaire en était le seul producteur connu, et n’exportait pas (pas du tout) sa production. Quelques dizaines de lames et d’armures en Airain circulaient cependant ailleurs sur le continent, souvent transmises de génération en génération dans les familles puissantes comme symbole d’autorité. Depuis la chute du royaume de Horne, le secret de sa fabrication est perdu, et ce métal est de plus en plus rare.

L’airain est un métal rouge / orangé (rappelant la couleur du cuivre peu mélangé), très brillant (mais faut frotter), très solide (plus que le meilleur acier impérial actuel). Une lame en airain est immédiatement reconnaissable (visualisez une épée en or rouge, brillante comme le soleil, c’est assez … spécifique). Les quelques armuriers Rémans qui ont essayé vous diront que ce métal est très difficile à façonner et à aiguiser (ça use les pierres à aiguiser à une vitesse dingue). Les hornois en savent probablement beaucoup plus sur la question, mais vu qu’ils tiennent la simple possession d’un objet de ce métal par un infidèle comme une insulte personnelle, ils ne risquent pas de partager leurs connaissances avec d’autres cultures.

Les armes

  • Mêlée
Bouclier en diamant, dessin de Rovisto Celsine dans la marge d'un écrit personnel

Les soldats de l’armée royale portaient typiquement des lances à large fer, un bouclier “en diamant”, une armure composite et quelques accessoires métalliques (casque, jambières et protections de bras). Cet équipement était complété de différents types de glaives, d’épées, d’haches d’armes et de masses, aux différences subtiles et aux usages précis. Ils sont trop nombreux pour être catalogués.

  • Armes d’airain à contrepoids

L'élite du sanctuaire semble avoir privilégié au cours des siècles de longues épées aigües, trop grandes pour être maniées longtemps à une main, et des fauchards (une longue lame au bout d’un long manche) aux lames courbes, parfois doubles (une à chaque bout).

Les armes des nobles se distinguent par leur complexité : en airain, certaines d’entre elles étaient équipées d’un système sophistiqué de contrepoids mobile dans le pommeau ou la hampe, qu’un utilisateur bien entrainé devait pouvoir faire jouer pour modifier l’équilibre de l’arme ou maximiser la force des coups portés. Enfin, en théorie, parce que le système est d’une complexité délirante, son intérêt pratique discutable et les érudits Rémans actuels s’entendent pour considérer que les réglages ne devaient pas pouvoir être modifiés pendant un combat. Les hornois susceptibles de pouvoir les détromper ne courant pas les rues, ce point de vue a de beaux jours devant lui.

  • les armes de trait

Les légendes parlent d’arcs incroyables (à triple courbure), mais comme tout le reste, ça reste des légendes. Si les érudits impériaux voyageaient jusqu’à TalEndhil, ils en verraient pourtant un exemplaire au dos d’Ahroanfar le Bâtard, et de nombreuses arbalètes dans les mains des autres Hotars qu’il commande. Mais Tal Endhil, c’est loin.

  • les armes de jet

Les hornois semblent avoir utilisé de nombreuses armes de jet, certaines inutilement compliquées comme à leurs habitude (cf ci après § les étoiles de jet). Les lourdes dagues hornoises étaient souvent équilibrées sur l'avant de la lame, ce qui en fait d'excellentes armes de jet.

L’infanterie Hornoise utilisait abondamment les javelots, comme tous les peuples du continent. Ils étaient en revanche les seuls à utiliser massivement d’étranges javelots lourds, avec une longue et fine pointe métallique renforcée (https://fr.wikipedia.org/wiki/Pilum).

Ces javelots lourds étaient utilisés par la ligne hornoise pour briser les formations défensives ou casser les charges d’infanterie : ces javelots lourds, lancés à courte distance, traversent facilement les boucliers (la pointe est très fine et dure) et s’y fichent et se tordent sous l’effet de l’impact. Le poids de l’arme rend ainsi le bouclier inutile, forçant son porteur à s’immobiliser pour l’arracher s’il y parvient, ou à tout simplement abandonner son bouclier.

les étoiles de jet

Ce sont de grosses étoiles à quatre lames, avec une poignée centrale évidée [1] Lancées avec beaucoup de force, elles doivent “flotter" dans l’air (lancées avec BEAUCOUP de force) pour frapper leur cible, avec une puissance qui rappelle un bon coup de hache. Bien lancé, ça coupe une tête ou un membre sans problème, armure ou pas. Certains affirment qu'elles peuvent même revenir vers leur lanceur qui n'aura alors qu'à les attraper au vol (attraper une quadruple hache volante donc) pour pouvoir les relancer.

Le tout produit en tout cas un bruit caractéristique en vol, dont le souvenir remue encore les tripes des vétérans de la guerre de horne.

Là encore les érudits Rémans s’accordent pour penser que ces machins sont trop gros et trop lourds pour être réellement utilisables au combat (_ pis c’est beaucoup trop compliqué pour une arme de jet qui va servir qu’une fois par bataille” _ mais non, puisqu’on vous dit qu’elles reviennent à l’envoyeur” - mais bien sûr, et les venteux dressent des oiseaux à leur rapporter leurs flèches, n’est-il pas ?”), sans parler de pouvoir les faire revenir à leur lanceur ou de les attraper en vol.

De nombreux mercenaires Hornois présents dans les marches du nord en possèdent pourtant, et ils aiment à “commencer” leurs embuscades avec. Au point que les Khormes de toutes les marches reconnaissent le bruit caractéristique de l’étoile en vol, et s’aplatissent au sol par réflexe en l’entendant.

les armures

* Les armures d’airain des légendes

Selon les légendes, l’élite des guerriers du royaume de Horne portait au combat des armures faites de plaques d’airain rigides, reliés entre elles pour couvrir tout le corps etn entièrement articulées. Ces armures, couvrant tout le corps et sans aucun défaut pouvant être exploité par l’adversaire, auraient conférés à leurs porteurs une quasi-invincibilité puisqu’à l’épreuve des flèches et des lames (certains observateurs en déduisent l’origine de la popularité du marteau d’armes, à une ou deux mains, dans les arsenaux impériaux).

Là encore, il est difficile de trier la légende du réel, et l’existence de ses armures “intégrales” est douteuse compte tenu de la complexité de l’assemblage, de la rareté du métal et du poids que représenterait l’ensemble (par comparaison, des décennies plus tard, les impériaux ne portent toujours “que” des broignes – vêtement renforcé de mailles, d’écailles ou de plaques de métal cousues - ou des cottes de maille, renforcées d’une cuirasse pour protéger le torse, l’idée d’une protection articulée intégrale reste de la science-fiction).

*Les armures des mercenaires hornois dans les marches du nord

Les mercenaires hornois présents dans le nord portent principalement des armures textiles, renforcés de plaques de métal, couvrant le torse, le haut des cuisses et des bras, parfois complétées d’épaulières et de jambières rigides, complété de leurs fameux boucliers “en diamant”.

Quelques-uns sont bien équipés d’armures de plaques articulées ... mais elles sont bien loin de la description des légendes : Loin de couvrir l’intégralité du corps de leurs porteurs ces armures sont dissymétriques et très partielles : des plaques protègent des zones précises (utilisées pour parer) et le reste est légèrement protégé de cuir et de maille.

Le tout est … compliqué, mais la protection conférée semble plus légère qu’une bonne cotte de maille rémane.

  1. visualisez les futoshurikens de Naruto. Pareil.